@tallahassee La définition de Cabu me parait assez neutre mais la manière dont c'est utilisé dans le langage courant est quand même plus classiciste car la personne qui l'utilise définit ce que c'est qu'un goût, une opinion ou une réflexion intelligente. Ex: "Mon tonton est fan de Patrick Sébastian, il est vraiment beauf!" (sous-entendu, il devrait aimer un autre type de musique, il ne va pas très loin dans sa réflexion artistique).
Donc la définition de Cabu (celui qui répète des vérités générales sans chercher par lui-même), je suis ok... mais c'est pas utilisé dans ce contexte-là uniquement.
Et pour approfondir sur ce que disait @AngelTen Richard II Sarkozy a en effet souvent été associé aux beaufs mais je ne peux m'empêcher d'y voir quand même un jugement de classe, une rivalité entre différents types de bourgeoisie.
Sarkozy était perçu comme "bling bling" à ses débuts, on l'associait aux "nouveaux riches", ces gens qui ont un train de vie bourgeois parce qu'ils ont de l'argent et le dépensent sans compter, pas parce qu'ils ont "une culture bourgeoise". Les nouveaux riches sont mal vus par la vieille bourgeoisie car ils débarquent dans un groupe qui défend fermement ses privilèges et qu'ils ne s'adaptent pas à ses règles : appartenir à une classe sociale supérieure en France c'est traditionnellement correspondre aux standards du chic, de la sobriété, du luxe discret, "du bon goût" un peu aristocrate et le "nouveau riche" n'est pas comme ça. De la même manière, le beauf du langage courant ne comprend pas le "bon goût" et il peut donc être riche ou pauvre, mais on le perçoit quand même par rapport aux standards de la classe supérieure. Dire que Sarkozy est beauf, c'est une façon de l'exclure d'une certaine catégorie en rappelant qu'il a peut-être de l'argent mais que c'est un nouveau venu chez les riches, que sa richesse n'est pas un long héritage familial "raffiné" et qu'il ne sait pas se comporter selon les règles de la bonne bourgeoisie.
Donc pour moi tout dépend de l'utilisation du mot "beauf". Si c'est dans un contexte "culturel" et utilisé comme jugement, pour moi ça sonne franchement classiste ("un bar de beaufs c'est un bar PMU", "ce magasin vend des meubles pour les beaufs" etc.) mais si c'est utilisé dans un contexte politique pour neutraliser un comportement ou des propos problématiques, pourquoi pas...
Donc la définition de Cabu (celui qui répète des vérités générales sans chercher par lui-même), je suis ok... mais c'est pas utilisé dans ce contexte-là uniquement.
Et pour approfondir sur ce que disait @AngelTen Richard II Sarkozy a en effet souvent été associé aux beaufs mais je ne peux m'empêcher d'y voir quand même un jugement de classe, une rivalité entre différents types de bourgeoisie.
Sarkozy était perçu comme "bling bling" à ses débuts, on l'associait aux "nouveaux riches", ces gens qui ont un train de vie bourgeois parce qu'ils ont de l'argent et le dépensent sans compter, pas parce qu'ils ont "une culture bourgeoise". Les nouveaux riches sont mal vus par la vieille bourgeoisie car ils débarquent dans un groupe qui défend fermement ses privilèges et qu'ils ne s'adaptent pas à ses règles : appartenir à une classe sociale supérieure en France c'est traditionnellement correspondre aux standards du chic, de la sobriété, du luxe discret, "du bon goût" un peu aristocrate et le "nouveau riche" n'est pas comme ça. De la même manière, le beauf du langage courant ne comprend pas le "bon goût" et il peut donc être riche ou pauvre, mais on le perçoit quand même par rapport aux standards de la classe supérieure. Dire que Sarkozy est beauf, c'est une façon de l'exclure d'une certaine catégorie en rappelant qu'il a peut-être de l'argent mais que c'est un nouveau venu chez les riches, que sa richesse n'est pas un long héritage familial "raffiné" et qu'il ne sait pas se comporter selon les règles de la bonne bourgeoisie.
Donc pour moi tout dépend de l'utilisation du mot "beauf". Si c'est dans un contexte "culturel" et utilisé comme jugement, pour moi ça sonne franchement classiste ("un bar de beaufs c'est un bar PMU", "ce magasin vend des meubles pour les beaufs" etc.) mais si c'est utilisé dans un contexte politique pour neutraliser un comportement ou des propos problématiques, pourquoi pas...

"
mais je suis pas homophobe!".


, mais sinon c'est super !)


