Oui, le "par où commencer ?" est une question délicate quand on se heurte à un mur de sexisme.Oui, effectivement, dans ma tête c'était des définitions qui impliquent déjà une certaine réflexion sur le sujet
Mais du coup, dans un cas comme @AléciaE. , par où aborder le problème?
Elle peut le faire sur le plan personnel et du ressenti ("tu me blesses quand tu parles des femmes comme ça"), et potentiellement entraîner que le copain en question évite de parler ainsi devant elle, mais pas qu'il continue d'en parler ailleurs, ni d'avoir un comportement général dans la même ligne, non?
En plus, je trouve qu'il y a un effet pervers dans le sens où elle "prendrait la faute" sur elle: "ça me gêne, ça me met mal à l'aise, ça me blesse" et pas "tu as un discours problématique". La définition n'est peut être pas le meilleur point de départ, mais confronter la personne concernée à une notion qui est à la fois extérieure (ici au couple) et dont on n'a pas envie de relever est un premier pas,non? Je ne connais personne qui se revendique sexiste ou raciste, même en tenant de tels propos...
C'est intéressant, parce que ça pose la question de comment réagir face à un discours sexiste, raciste, homophobe en général. Par où commencer? Est il possible de les faire changer d'avis, ou est ce un combat perdu d'avance? Je pense avoir déjà fait bouger des mentalités, mais de personnes qui n'avaient pas conscience des problèmes (de sexisme), sans être foncièrement sexistes, masculinistes etc... et qui confrontées à un discours argumenté, pouvaient en accepter la teneur...

Quand je suggérais à @AléciaE. de parler d'elle, je ne voulais pas dire comme dans les phrases que tu cites. Donc merci de soulever ce point, ça me permettra de clarifier : en fait je pensais plutôt à des phrases comme "quand tu dis que les femmes sont x, ça veut dire que tu penses que je suis x ? Parce que ça me blesse que tu penses que je suis x." (au passage : les questions ça marche bien, ça incite la personne à réfléchir). ça permet de rappeler que les propos misogynes sont concrets et que "les femmes" sur lesquelles on crache ne sont pas un concept abstrait incapable de ressentir l'injure.
Et je me permets d'anticiper la suite : "Oui, mais toi, c'est pas pareil. -Ah ? Donc finalement, toutes les femmes ne sont pas comme ça ? Du coup, ce serait pas un préjugé ?" Et continuer en mode question (vous savez, comme les enfants qui sont chiants à toujours demander "pourquoi ?" parce qu'ils nous mettent face à notre ignorance
).Après, le plus efficace est peut-être de démonter les arguments point par point (plein de liens par ici ou ici dans la partie "ressources"), sachant que ça prend du temps, de l'énergie, et que si la personne en face ne veut pas écouter, elle n'écoutera pas. Honnêtement, tout dépend de la volonté de la personne, et je pense que quelqu'un qui affirme que les hommes sont supérieurs (avec tout ce que ça implique comme avantages) n'aura pas envie de changer d'avis, mais bon.



) . Enfin, je fais vite, mais il y a beaucoup de truc intéressants en psycho sociale là dessus (sur les phénomènes d'influence et les minorités qui impulsent le changement). Je rechercherai, j'avais eu quelques articles vraiment cools là dessus en cours.
)

). Je pense que la base c'est de pouvoir avoir le respect que tu mérites....Ne te laisse pas démonter, courage!J'espère qu'il pourra au moins entrevoir ton point de vue, mais surtout ne lâche rien, tu n'as pas à le laisser te blesser via ses propos! 