Je cite un message de 10 pages en arrière...pour rebondir :
les (rares) fois où, pleine de hardiesse, j'ose employer le mot "dominant" (par exemple pour souligner que l' "humour" porte bien souvent sur les opprimés), mon entourage est choqué. Ils trouvent que j'exagère, et je perds instantanément toute crédibilité à leurs yeux, quand bien même ils étaient relativement ouverts au dialogue avant. Pour eux, certes, les hommes ont quelques avantages par rapport aux femmes, mais il n'est pas question de rapport de force, ça revient à jouer la victime, mais z'enfin de nos jours les femmes sont émancipées toussa toussa.
Je conçois qu'il est difficile de se remettre en question et d'admettre son statut de dominant / oppresseur... mais dans ces cas-là, je me retrouve à court de mots, je ne sais pas quoi dire afin de leur faire comprendre que ce mot est légitime.(sachant que bien souvent, la remise en cause du patriarcat est interprétée comme une critique personnelle à leur encontre, donc ils se braquent, m'expliquent que les hommes aussiiiii souffrent, etc.
)
J'ai réussi à faire comprendre cette notion à un pote en lui demandant tout simplement de me citer les premières caractéristiques qui lui venaient à l'esprit quand on lui dit les mots "homme" et "femme", puis en lui analysant deux affiches de pub avec un homme et une femme tous deux dénudés (question d'actif passif face à la sexualisation dans l'image), plus quelques exemples de situations de dons d'autorité/ pouvoir d'office (addition au resto, couple qui achète une maison ou une voiture, enfant malade ou enfant qui a fait une connerie). Ça a pris un moment mais vu qu'il s'est pas senti visé il a plutôt bien écouté et c'est bien passé

pour rebondir :
(sachant que bien souvent, la remise en cause du patriarcat est interprétée comme une critique personnelle à leur encontre, donc ils se braquent, m'expliquent que les hommes aussiiiii souffrent, etc.
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