@madmoizelle N Je pense que tu as raison d'être cynique car dans ces cas là tout est question de visibilité et d'action. Et ceux qui font le plus d'actions et qui rendent leur témoignages visibles sont les "pro-vie", souvent aveuglés par leur convictions religieuses.
Ces gens influencent la pensée générale qui devient biaisée.
Par contre j'ai trouvé un article où des cliniques d'avortement au Québec demandent une loi anti-harcèlement, j'ai trouvé des témoignages de mères qui regrettent d'avoir eu des enfants et finissent par les faire placer et j'ai trouvé le cas du Dr Tiller qui a été assassiné au Kansas car il pratiquaient des avortements.
Le fait est que les gens sont surinformés sur le fait qu'un IVG n'est pas anodin mais pas assez sur le fait que la grossesse et l'éducation d'un enfant l'est tout autant. Et il faut ajouter à cela qu'on reste très conservateurs, très influencé par la religion en ce qui concerne le rôle et la place d'une mère. Du coup il est tabou de dire qu'on regrette d'avoir eu un enfant, qu'on ne ressent rien pour le foetus lors d'une grossesse accidentelle ou de dire qu'on ne veut pas d'enfant. Ces comportements sont dans leur grande majorité regardés de haut et décrédibilisé sur un ton paternaliste à coup de : "c'est parce que tu fait une déprime post-partum mais tu va voir un enfant c'est que du bonheur", ou "c'est parce que tu réalise pas encore à quel point c'est merveilleux d'être enceinte" et autre assertion hâtive du genre.
C'est très grave car on nie les ressentis individuels (dans toutes leurs différences) au profit d'une norme, de ce qu'on attend que quelqu'un ressente.
Et moi personnellement je ne saurais pas quoi faire pour rendre cet envers du décor plus visible et informer un publique.