@Lilou la licorne Il pourrait le présenter comme "un vernis détecteur de drogue" plutôt que anti-viol
? Sinon, je n'ai vu aucune des séries mentionnées (pourtant c'est pas faute de passer mes soirées sur Netflix
), donc ma réflexion va être purement théorique :
Le "bad boy" n'était pas un terme utilisé au 18e siècle et avant, mais le "bad boy" existait déjà dans la littature, l'art et le théâtre bien avant les séries. Et si ce type de personnage est si fascinant c'est je pense pour des raisons qui rejoignent les raisons actuelles.
Le bad boy, c'est souvent celui qui conteste l'ordre établi et la morale. C'est négatif de contester la morale et l'ordre établi quand tu bénéficies de cette morale et de cet ordre établi. Mais quand ce sont aussi des outils oppressifs, le bad boy prend tout à coup une autre dimension. Or, dans notre société, tout le monde est encore loin de bénéficier de l'ordre établi.
A l'époque du Romantisme et du Pré-romantisme au 18e-19e siècle, le héros ultime était un héros torturé, une sorte de bad boy de l'époque. Il remettait en cause le pouvoir du père, le pouvoir de Dieu, le pouvoir du roi, la morale puritaine. Et il faisait parfois du mal autour de lui mais ses questionnements révelaient une véritable remise en cause de l'univers, une souffrance dans un monde verrouillé.
Même si ce n'est pas encore l'époque du romantisme, on dit souvent que Dom Juan de Molière est un héros romantique, et c'est un symbole de bad boy. Il séduit et trompe des femmes, il défie Dieu, il veut pousser des croyants à blasphémer, il provoque des conflits. Mais quand on y regarde de plus près, on voit aussi un homme qui n'accepte pas d'adhérer aveuglément à la lecture du monde qu'on lui donne, un homme qui est en révolte contre l'hypocrisie de son monde. Il veut pousser un mendiant à blasphémer mais quand il réalise que ce mendiant a une foi sincère et pas juste une foi de circonstance, il le respecte. On dit souvent que Molière s'identifiait à Dom Juan, ce n'est donc pas un hasard si c'est un héros ambigu : il revèle les doutes et la révolte de son temps.
Les Romantiques étaient aussi fascinés par la figure de Satan/Lucifer qui se rebelle contre l'ordre établi par la toute-puissance de Dieu. Dans un monde où Dieu est vue comme le Bien, c'est une figure maléfique mais dans un monde où l'autorité établi te pèse et réduit tes libertés, Satan/Lucifer devient un rebelle presque salutaire. Dans d'autres versions littéraires, Satan révèle l'hypocrisie des humains qu'il tente. Il n'est donc pas le porteur du Mal, il est le porteur de la Vérité et c'est le monde qui l'entoure qui est corrompu en faisant semblant d'être vertueux.
Il y a certaines notions qui demeurent encore aujourd'hui. Je pense qu'à l'adolescence, on se sent généralement oppressée par des règles qui paraissent inadaptés et qu'on ne comprend pas ou par des injustices qu'on subit sans savoir les analyser. Le bad boy devient alors celui qui rejette une morale vécue comme absurde et appartenant à l'ordre oppressif des adultes (le véritable héros des séries est souvent un gendre idéal, aimé des personnages représentant l'autorité), qui refuse l'hypocrisie qui va avec (les bad boys de série sont souvent francs et/ou dotés d'un humour acerbe) et il semble choisir un chemin plus difficile (puisqu'on essaye souvent de transmettre une vision très manichéenne du monde aux ados avec le Bien et le Mal, et du coup le Bien semble être la solution de facilité puisque c'est celle que tout le monde veut qu'on prenne). C'est pour ça que la figure du bad boy peut exercer un très fort attrait.
Par exemple, dans Smallville, Lex Luthor est très cultivé et intelligent, il a une meilleure analyse du monde que Clark Kent, il voit le monde de manière plus nuancée, il semble plus indepéndant puisqu'il ne s'aligne pas sur son père alors que Clark suit les conseils moraux de ses parents etc. Dans Buffy, Spike répond aussi à certains de ces critères car il révèle certains côtés hypocrites du monde, qu'il dit des vérités etc. A côté, quand Angel devient maléfique, il ne séduit pas du tout autant les fans car il n'a rien d'un rebelle contestataire, c'est un pur méchant sadique.
Dans Gossip Girl, Chuck Bass fait des choses impardonnables mais c'est aussi le seule qui reconnait la corruption de son milieu et ne cache pas sa personnalité. Quand Dan ou Nate jouent les gendres idéaux alors qu'ils sont loin d'être irréprochables, Chuck n'essaye jamais de prétendre avoir une droiture morale et il ne donne pas de leçons sur comment se comporter.
Je pense que dans ce cas, les victimes apparaissent comme des dommages collatéraux d'une rebellion nécessaire. Du coup, je pense qu'au lieu d'expliquer en quoi le bad guy est vraiment un mauvais garçons aux jeunes filles, une solution serait peut-être de les faire réfléchir à ce qu'elles rejettent dans le monde de la série/du film/du livre où evolue ce bad guy, ce qu'il représente moralement pour elles. Et éventuellement de leur proposer des modèles de rebelles "positifs" ou des héros positifs moins manichéens.
Quand on est ado, on voit bien que le monde est défectueux, donc on peut être tenté de refuser la morale qui perpétue souvent des oppressions (slut shaming, restrictions des positions occupées par les femmes, obligation de se conformer à un rôle, règles établies par les puissants etc.) Or, les bad boys fictionnels sont souvent entourés de bad girls bien plus "libérées" sur certains plans que les héroïnes (elles savent comprendre, ont le droit à une sexualité, ferment leur clapet aux hommes etc.), ça a de quoi tenter. C'est caricatural et extrême dans la représentation mais c'est aussi symbolique.
Cette impression de libération peut finir par transfert dans la vraie vie, même quand le bad boy impose un mode de vie traditionnel, on peut s'imaginer être libérée par procuration.

Je suis tout à fait d'accord, d'ailleurs j'évoquais Alex de Buffy mais c'est clair qu'il y en a d'autre. La personne qui a écrit ce billet se basait surtout sur son expérience personnelle avec des "vrais bad boys" comme quoi, ils ne changent jamais et son ressentiment envers les médias qui continuent de véhiculer cette image du "bad boy" romantique qui change par amour. Du coup, elle n'évoque pas du tout le "nice guy".Mais moi ce qui m'a un peu perturbée, c'est que l'article évacue complètement la notion de nice guy, qu'on pourrait considérer comme a priori antithétique de celle du bad boy. Justement, le problème c'est que ce ne sont pas que les bad boys qui sont oppressifs. Des personnages d'apparence plus lisses, globalement perçus positivement et considérés comme "gentils" peuvent être tout aussi problématiques voire plus - "plus", en grande partie parce que les oppressions dont ils sont les auteurs passent inaperçues sous le vernis de la romance (ce qui est justement le propos du texte au sujet des bad boys). Dans une série ou autre, un mec qui tire une fille d'une mauvaise situation va souvent devenir un "mec bien" et voir tous ses abus excusés. Le type qui, contrairement au bad boy, aime la fille depuis le début sans lui être infidèle, passera pour le gentil alors même qu'il peut lui faire subir une jalousie toxique, la couper d'autrui, prendre des décisions à sa place, lui faire du chantage...
Là en vrac je pense à certains aspects de Ted Mosby, Rogue, Ross Geller, mais je dois en oublier beaucoup. Et ce qui est "marrant", c'est qu'autour d'eux gravitent parfois des personnages repoussoirs, au comportement vachement décrié, (Barney Stinson, Joey Tribbiani) qui "détournent" en quelque sorte l'attention et sur lesquels on se focalise ; alors que leur comportement n'est pas forcément plus oppressif ; simplement, il n'est pas excusé par l'Amûr, vu que ce sont des personnages de coureurs de jupon.
Oui c'est vrai que la frontière peut être fine et je comprends toutes les distinctions que tu fais qui se justifient totalement.Moi, je pense que ce que tu dis correspond plutôt à "antihéros" car je place vraiment "bad boy" dans une catégorie spécifique. C'est vraiment personnel comme point de vu car j'assimile le terme "bad boy" vraiment à la pop culture et surtout à un cliché assez récent.
Il brise des coeurs, il se moque de l'autorité, il va à l'encontre de la loi... C'est le bad boy typique! Oui, peut-être que c'est anachronique de parler de bad boy chez Molière mais si on fait un film en mode reboot de Dom Juan avec les mêmes dialogues mais joué par des ados américains, ce sera clairement un bad boy 
Je suis pas sûre là non plus. Si je parle de "bad girl" c'est vraiment l'équivalent du bad boy. Je ne parle pas de "la garce" qui pique le mec de l'héroïne ou fait des sales coups dans le dos des autres mais de la nana qui ne respecte pas les règles du jeu, a un sens de l'humour acerbe et quand même un peu de morale cachée c'est à dire qu'elle est capable d'héroïsme. La bad girl de Buffy par exemple c'est Faith et elle est méga-populaire!C'est exactement le gros problème. Les "bad girls" ne sont pas très aimées par le public, disons qu'elles font exactement les mêmes choses que le bad boy, elles seront détestées:
Alors pour moi, Christian Grey n'est ABSOLUMENT PAS un bad boy. Il répond même à pas mal de critères du beau parti, ce qui est quand même l'inverse du bad boy! Il est poli, beau, riche, privilégié, accepté par la société. La seule chose c'est qu'il a "une face sombre". Mais il correspond tout à fait au cliché de "l'homme idéal" en dehors de ça.Je rajouterai également que beaucoup de films/livres/séries nous servent des pseudos bad boy, qui ne sont en aucun cas de vrais contestataires, puisqu'ils profitent de tous les privilèges que la société leur offre. Le premier exemple qui me vient à l'esprit est celui de Christian Grey, qui est jeune, beau, blanc, riche etc. mais bon voilà on lui donne un côté sombre et torturé pour le rendre plus attirant/attachant. Bien sûr, on peut avoir des privilèges et être malheureux, mais le problème, c'est que souvent ces fictions se concentrent uniquement ou en majorité sur les problèmes de ses pauvres bad boys (souvent des mecs cis hétéros), au détriment d'autres personnages qui sont déjà moins avantagés, et qui en plus ont beaucoup moins de visibilité dans les médias en général.
- et je précise qu'un ex-détenu a parfaitement le droit à l'amour mais je doute très franchement qu'il attirera une horde de jeunes filles de bonnes familles inspirées par Lost ou Banshee).
Oui c'est vrai que la frontière peut être fine et je comprends toutes les distinctions que tu fais qui se justifient totalement.
L'antihéros c'est l'inverse du héros, celui qui a des qualités contraires à celles du héros (ex: un mec dépressif qui s'ennuie dans sa vie, un type qui détruit tout autour de lui, celui qui veut l'échec de la morale etc.) alors que le bad boy c'est qui ne se conforme pas au comportement jugé moralement acceptable. Donc oui, c'est parfois dur de faire la distinction entre les deux, surtout si on a en plus la figure de l'antagoniste comme tu le démontres bien!

Ceci dit, le bad boy est quand même né bien avant le 21e siècle, ce n'est pas juste un produit de la pop culture d'aujourd'hui. C'est déjà comme ça qu'on décrivait Marlon Brandon à la fin des années 40 ou les héros de West Side Story dans les années 50. Donc pour moi, c'est un terme qui a quelques décennies et qui est appliqué à un concept qui n'a rien de nouveau.
C'est le mec pas fréquentable, celui dont on dit aux jeunes filles de se méfier. Typiquement, le motard en blouson noir dans les années 50 ou le cancre de la classe qui répond aux profs dans les années 90.
Dans les années 40-60, le bad boy est assez souvent un parallèle de la fille qui se sent étriquée dans sa vie, avec une famille qui la contrôle pour son bien. Les personnages de Marlon Brando and co sont souvent des "échappatoires" à une vie de conventions pour l'héroïne. Je trouve que c'est d'ailleurs un peu sexiste quand les critiques se bornent à dire que la fille recherche "une vie plus excitante". Quand j'étais jeune et que je regardais les vieux films de bad boy, j'avais surtout l'impression qu'elles avaient envie d'envoyer valser les injonctions à être la bonne fille pour se libérer d'un milieu qui leur imposait des contraintes sexistes. Sauf qu'elles n'avaient pas les outils pour l'analyser ainsi et tombaient donc sous le charme du premier mode de vie "différent" qu'elle croisait.
Ces bas boys-là ne sont pas nécessairement des antihéros mais ils peuvent effectivement l'être.
Ceci dit, je comprends que tu utilises une version très moderne de ce terme et plutôt appliqué aux univers "adolescents" (parce que le bad boy est quand même assez cliché et on le retrouve moins dans les univers adultes récents).
Mais pour moi si Dom Juan ne peut pas être classé comme un bad boy, je ne vois pas ce qu'est un bad boyIl brise des coeurs, il se moque de l'autorité, il va à l'encontre de la loi... C'est le bad boy typique! Oui, peut-être que c'est anachronique de parler de bad boy chez Molière mais si on fait un film en mode reboot de Dom Juan avec les mêmes dialogues mais joué par des ados américains, ce sera clairement un bad boy
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Je suis pas sûre là non plus. Si je parle de "bad girl" c'est vraiment l'équivalent du bad boy. Je ne parle pas de "la garce" qui pique le mec de l'héroïne ou fait des sales coups dans le dos des autres mais de la nana qui ne respecte pas les règles du jeu, a un sens de l'humour acerbe et quand même un peu de morale cachée c'est à dire qu'elle est capable d'héroïsme. La bad girl de Buffy par exemple c'est Faith et elle est méga-populaire!
Je connais pas super bien The Vampire Diaries parce que j'ai regardé seulement quelques épisodes dans le désordre mais est-ce que Katherine n'a pas régulièrement l'air plus cool qu'Elena?
Comme pour le bad boy, plus l'héroïne est "ennuyeuse" aka "conventionnelle", plus la bad girl va être populaire, parce que quand l'héroïne est aimée des fans, la bad girl retarde ses plans, d'où le fait que certains fans aient pu être hostiles à Faith dans Buffy, parce que Buffy était une héroïne populaire et peu conventionnelle pour son temps.
Alors pour moi, Christian Grey n'est ABSOLUMENT PAS un bad boy. Il répond même à pas mal de critères du beau parti, ce qui est quand même l'inverse du bad boy! Il est poli, beau, riche, privilégié, accepté par la société. La seule chose c'est qu'il a "une face sombre". Mais il correspond tout à fait au cliché de "l'homme idéal" en dehors de ça.
Dans les séries, les bad boys qui me viennent en tête ce sont : Pacey (Dawson), Drazic (Hartley Coeur à Vifs), Spike (Buffy), Chuck Bass (Gossip Girl), Lucas Hood (Banshee), Sawyer (Lost), Damon (Vampire Diaries), Daryl (saison 1 et 2 de Walking Dead, après il ne répond plus trop à la définition), Ryan (Newport Beach) etc.
Je connais pas trop l'histoire de Damon en détail mais à peu près tous les autres sont des parias de la société. Chuck Bass est certes riche et privilégié mais son propre milieu le méprise. Absolument PERSONNE n'aime Chuck Bass dans les premières saisons, et même à la fin de la série, très peu de personnages ont déclaré ouvertement leur affection pour lui en dehors de Blair, Lilly et Nate. C'est principalement parce qu'il fait des choses illégales (drogue, prostituée) qui sont présentées comme négatives, même dans son entourage pourtant pas si moral, et qu'il se moque ouvertement de l'autorité et de la puissance des autres (alors que les autres personnages respectent certaines règles du jeu ou font semblant).
La plupart des autres bad boys ont une famille dysfonctionnelle mais dans le sens "socialement mal vu" avec un ou les deux parents qui les négligent, ont des problèmes d'addiction, les ont laissés orphelins etc. Ils ont eux-mêmes des problèmes avec la Justice et/ou le système scolaire. Ils adoptent des comportements immoraux ou agressifs. Ils viennent souvent de milieux défavorisés ou moins favorisés que les gens autour d'eux. Jamais aucun parent de leur univers ne leur confierait joyeusement leur fille dès le départ.
Comme Marlon Brando ou les héros de West Side Story il y a 70 ans, les bad boys de série des années 90 à 2010 inspirent la méfiance, sont rejetés. Leur intrigue c'est souvent qu'ils ne bénéficient PAS des avantages de la société ou qu'ils ont été déclassés socialement mais que malgré la différence de milieux, ils séduisent la jeune fille de bonne famille. Après, ça ne veut pas dire qu'ils n'ont pas certains privilèges (le fait d'être cis et hétéros par exemple) mais ils sont rarement confrontés à des personnages gay ou trans...
Le bad boy n'est pas nécessairement contestataire ou en tout cas, il ne s'en rend pas nécessairement compte mais malgré tout, le seul fait qu'il demande à être respecté et accepté EST assez souvent contestataire dans son univers. Et je pense que beaucoup d'adolescentes peuvent se reconnaitre là-dedans.
Pour en revenir à 50 Shades, le principe du bad boy c'est quand même qu'il est clairement identifiable comme "attention mauvais garçon!", l'adolescente qui l'adule sait que ce n'est pas un choix "approuvé". Alors qu'un personnage comme Christian Grey rassemble tous les éléments du respectable en dehors de ses pratiques sexuelles, et c'est là où une lecture peu critique de ses aventures peut être néfaste.
Aussi la différence dans la relation amoureuse c'est que Christian Grey peut avoir toutes les filles et il choisit l'héroïne : elle est donc valorisée par ce choix. Elle repaye ce privilège en le rendant heureux. En revanche, le bad boy ne peut pas avoir toutes les filles qu'il veut puisqu'il jouit d'une très mauvaise réputation, c'est juste que l'héroïne sait voir au-delà des apparences premières et gomme ses côtés bad boy en le prenant sous son aile.
Après, je suis d'accord que ça peut donner un syndrome de l'infirmière à certaines filles mais je trouve ces intrigues du bad boy assez franches au final. Le paria de la société dont le coeur peut fondre est un total fantasme et je suis pas sûre que les ados vont se jeter dans les bras du premier dealer ou du premier ex-détenu parce que les séries les ont fait rêver avec ce genre de profils, à mon avis la distinction est assez nette avec la réalité (bon après, les ados peuvent être extrêmes et même chercher désespéramment à rencontrer un vampire hein donc ce que je dis n'est pas absolu- et je précise qu'un ex-détenu a parfaitement le droit à l'amour mais je doute très franchement qu'il attirera une horde de jeunes filles de bonnes familles inspirées par Lost ou Banshee).
En revanche, les injonctions marquées en lettres subliminales dans des histoires comme celle de 50 Shades ou dans les intirgues de violences sexuelles qui ne sont jamais présentées de façon critiques comme celle Buffy/Spike ou Caroline/Damon, là oui, je suis entièrement d'accord, ça peut influencer durablement les esprits parce qu'il n'y a pas de discours qui contrebalance dans l'oeuvre elle-même.
Le antihéros n'a pas besoin de dévier de la norme sociétal, il doit juste être l'opposé d'un héros. Un mec à qui il n'arrive rien, pas intéressant, peureux etc. est un antihéros même s'il n'a aucun problème avec l'ordre et la justice. A l'inverse, le bad boy a un comportement associal mais il peut avoir un comportement héroïque (se sacrifier pour sauver des gens, protéger quelqu'un etc.)C'est sûrement de là que vient toute la confusion parce que pour moi aussi un antihéro ne se conforme pas à un comportement jugé moralement acceptable. Ou en tout cas, il a un comportement qui dévie de la norme sociétal![]()

HS pour la VPSPour moi, c'est vraiment et surtout un antihéros, surtout qu'il a tout de même tuer quelqu'un au cour d'un duel si je me souviens bien. C'est tout de même un peu au-delà de la contestation des autorités vu qu'en plus il me semble qu'il ne respecte pas du tout la mémoire de cette personne.

Ah ok, j'avoue que j'ai pas assez suivi la série mais je trouve Elena tellement chiante que je me suis dit que Katherine devait être populaireEn fait, j'ai remarqué que ces personnages ont souvent une popularité "postérieure" à la série ou à leurs apparition. Parce que, je ne peux pas dire en notion quantitative en ce qui concerne Faith mais concernant Katherine, elle était détestée. Déjà, le bon slut-shaming à son encontre, le fait aussi que justement elle a manipulé Damon (elle a aussi hypnotiser son frère ce qui revient à un viol en fait mais ça a été rarement évoqué car les gens et surtout les fans pensent qu'un homme ne peut pas être violé). On remarque d'ailleurs que Katherine n'est jamais excusée pour ce qu'elle fait, la trame narrative est clairement contre elle et montre que ses actions sont mal. Et pourtant, son histoire est tragique largement plus tragique que celle de Damon. Je compare ces deux personnages parce qu'ils se ressemblent un peu au niveau de ce qu'ils ont fait, la seule différence c'est que la narration est vraiment du côté de Damon.

C'est vrai que le comportement de Faith est jugé assez durement mais j'ai vraiment l'impression que le personnage était très populaire parmi les fans dès cette époque. Je pense que l'actrice, Eliza Dushku, est presque plus réclamée par les fans que Sarah Michelle Gellar aujourd'hui et c'est Faith qui lui a permis d'être reconnue comme une héroïne badass et au caractère bien trempée.On remarque un peu la même chose pour Faith et Spike. Il est vrai qu'ils ne se ressemblent pas du tout, mais les actions de Faith sont montrées comme étant mal. Celles de Spike quand il se met à épier Buffy, à lui voler des sous-vêtement limite il y a parfois un côté "ridicule" ou "comique" qui ressort en fait on ne sent pas de dangerosité. Et tandis que Faith sera jugée pas fiable même lorsqu'elle vient aider Buffy dans la saison 7, Spike aura la confiance totale de Buffy.
Le bad boy est sexy parce que par essence c'est celui qui menace de détourner la fille pure du droit chemin, donc c'est un tentateur, mais je suis pas sûre qu'il soit nécessairement un énorme tombeur. Enfin dans les séries pour ados, les personnages sortent avec tellement de gens de toute façonMais en fait de nos jours, j'ai l'impression que le bad boy a des tas de conquête, non ?

Oui mais il ne me semble pas que qui que ce soit mette Christian Grey au ban de la société à cause de ça. Il est riche et puissant, il peut faire ce qu'il veut et ce sont majoritairement des pratiques privées, il ne défie pas la société car ses "déviances" sont secrètes. On peut penser qu'il exerce une mauvaise influence sur Anastasia en tant que lecteur, mais je ne pense pas que ce soit l'opinion de leur entourage.Ah d'accord, mais Christian Grey si j'ai bien compris à eu aussi une enfance "torturée" et il a des pratiques sexuelles allant à l'encontre de la morale.
Je ne sais pas s'il y a vraiment une grosse différence. Je pense surtout que dans les films plus anciens, les catégories sociales étaient moins poreuses, donc un bad boy venu d'un milieu sulfureux ne pouvait pas rentrer dans le milieu de la fille bien élevée et celle-ci ne pouvait pas complètement renoncer à sa condition. Se détacher des normes sociales ne pouvait pas vraiment avoir de happy ending (ça a changé vers les années 70) donc la rédemption du bad boy était moins pensable.Je trouve la phrase soulignée vraiment intéressante, il faudrait que je revois certains vieux films mais il y a en fait peut-être une différence dans l'écriture des bad boy entre avant et maintenant. Si avant, un bad boy pouvait être un déclencheur pour envoyer valser les injonctions à être une bonne fille, j'ai l'impression que ce concept a été renversé pour donner l'impression que des "bonnes filles" peuvent sauver le bad boy, peuvent jouer un rôle dans sa rédemption.