@Backstreet Aucun souci, je me doute bien que ce n'est pas du tout intentionnel, comme je disais chacun.e ici partage son point de vue et son avis et bien entendu que si je pouvais avoir cette stabilité financière je ne cracherais pas dessus

Moi aussi je préfère la stabilité financière. C'est que je n'y ai pas accès. Ca me pousse surtout à me poser des questions sur la façon de voir les choses, dans une société qui rend les pauvres encore plus pauvres, les riches encore plus riches, qui nous empêche d'accomplir nos rêves et aspirations, et qui à mon sens va droit dans le mur (ne serait-ce que par rapport au fait que l'écologie et l'environnement sont véritablement des choses très secondaires pour ceux qui nous gouvernent alors que l'urgence est vraiment là). Mais en aucun cas je ne pense que c'est "con" de penser comme ça (vouloir une stabilité financière) parce que clairement, si j'étais en mesure de l'obtenir, je le ferais.
L'exemple de
@Kettricken est pour le coup très parlant et édifiant. Alors il y a "merde" et "merde" (ahah). Loin de moi l'idée de faire ce que je "dénonce", c'est à dire juger si oui ou non on "peut" avoir un enfant, mais à mon sens, une stabilité émotionnelle du foyer (dans le sens avec l'autre personne avec qui on décide de fonder une famille, ou sinon ça peut même être tout.e seul.e, on peut avoir une base familiale émotionnelle stable seul.e, au moins pas de grosses disputes pour des différences de point de vue, et puis il y a les amis, les proches) est plus importante que la stabilité financière. Affronter des situations pas jojo, qu'elles soient financières ou contextuelles (perte de quelqu'un, santé, etc) quand on est soi-même bien dans ses bottes, prêts à trouver des solutions, et quand c'est le cas, avec une personne sur qui on sait qu'on peut compter, c'est partir avec un certain avantage, qui n'est pas dépendant d'un autre facteur, et qui me paraît pour le coup plus stable sur le long terme. J'ai l'impression d'être pas claire du tout, j'espère ne pas être maladroite

Mais du coup, là où je voulais en venir, c'est que je ne pense pas qu'il y ait de situation problématique au point d'être vraiment dans le caca qu'on ne puisse surmonter lorsque le socle, la "base" émotionnelle "familiale" est solide et stable. Je suis du genre optimiste (je suis pleine de contradictions ahah parce que je suis aussi cynique au possible) et du coup je suis persuadée que chaque situation peut être surmontée, à plus ou moins long terme, avec plus ou moins d'efforts.
Je pense que tout devient immensément plus compliqué quand le socle émotionnel de base n'est pas stable, Que la moindre petite contrariété peut devenir clairement insupportable. Alors quand je pense à une situation qui serait vraiment à fond dans la merde, ce serait lorsqu'on cumule l'instabilité financière, et aussi l'instabilité du foyer. Pour autant, est-ce que je serais en droit de juger quelqu'un qui déciderait d'avoir un enfant dans ces conditions ? J'ai envie de dire non. Pourtant aujourd'hui je travaille en tant que surveillante dans un collège, et des enfants dans une précarité à la fois familiale et financière, j'en vois tous les jours. Des enfants dont les parents n'ont rien à faire (je me souviens d'une petite en cinquième qui se plaignait de douleurs au ventre, elle a voulu qu'on appelle ses parents pour qu'ils viennent la chercher. Réponse des parents : "non, elle reste là, j'ai pas envie de venir la chercher"

), des enfants livrés à eux-même dehors (une gamine de 13 ans fiancée à un homme de 18 ans...), des enfants qui n'ont qu'un seul repas par jour : celui du midi à la cantine... Et je ne peux pas m'empêcher de penser qu'en effet, il aurait fallu réfléchir avant. C'est très délicat, toutes ces questions. Mais
@Aleynia résume bien tout ça
