@Patatartiney Alors il faut savoir que mon copain est anglais. On a toujours voulu des enfants dans notre vie et quand on s'est rencontré, "coup de foudre" oblige

, on s'est dit qu'on en aurait un ensemble. Après à la base, on s'était donné un an à partir de la prise de décision avant de faire retirer mon stérilet mais à cause de plusieurs facteurs (santé, projets persos), ça s'est passé vers 6 mois. Je suis tombée enceinte à noël, soit 4 mois après, et c'était désiré.
J'avais pour but de finir mon master sachant que j'avais une DPA mi septembre, j'en avais parlé à mes professeurs qui me soutenaient. Mes parents n'ont pas très bien pris la nouvelle, le combo fin d'étude/copain britannique/risques pour ma santé à cause d'une pathologie précédent la grossesse les ont pas mal refroidi mais je n'ai pas cédé. Finalement, j'ai eu des complications après le premier trimestre qui m'ont empêché de terminer mon année... Sans cette pathologie, j'aurai pu avoir mon année sans problème (j'avais passé la moitié de mes partiels haut la main, obtenant entre 15 et 18.).
Aujourd'hui, ma fille a 6 mois et demi et je ne regrette rien. Je suis venue habiter en Angleterre vers le 4ème mois de grossesse et je suis bien plus heureuse ainsi.

Ayant peu à peu perdu l'intérêt dans ma branche d'étude (recherche universitaire en psycho cognitive), je n'ai pas vraiment souffert de devoir tout mettre entre parenthèse. A la place, j'ai décidé de faire quelque chose qui me passionnait vraiment et ce depuis toujours, donc j'ai monté ma boutique en ligne de créations en papier. C'est sûr que c'est peut-être plus aléatoire et moins prestigieux qu'être docteur es psychologie mais ça me plait davantage. Ça commence à bien fonctionner et mes parents me soutiennent aujourd'hui.
Alors... Je vais pas te mentir, on a eu quelques moments stressants (que faire de mes études, les maux du premier trimestre quand tu dois cravacher à mort sur des dossiers/partiels, les finances à long terme [mon copain était au chômage], l'organisation, le déménagement en Angleterre et les papiers administratifs, la mort de nos deux chatons, gérer les frais de tout ce bazar, se préparer mentalement et physiquement à l'arrivée du bébé, ménager la relation avec mes parents qui n'ont pas voulu entendre parler de nous/nos choix pendant un moment etc.) mais si c'était à refaire je ferai tout pareil et mon copain aussi.
Pour résumer rapidement, ça a été un ouragan indescriptible pendant plusieurs mois mais qui a permis de ramener un équilibre et une joie qui n'existait pas et n'existerait pas sans ça. Peut-être que d'avoir un enfant jeune demande un sens du sacrifice et de la flexibilité plus marqué mais honnêtement, même à 30 ou 40 rien n'est acquis non plus. Donc c'est vraiment une histoire de choix, de ce qu'on est prêt à accepter pour aménager sa vie de parent.
Voilà voilà.
