@Luthéa Ah non, je ne me braque certainement pas contre les personnes qui se définissent comme surdoués, j'en ai même plusieurs dans mes amis proches.
Comme je disais, ce qui me braque, c'est les discours qui mettent en avant à quel point les surdoués sont différents, à quel point ils sont à part et à quel point il faut être un zèbre pour en comprendre un. Ca me fait un peu rouler les yeux au ciel.
Et j'ai aussi du mal avec le discours "pas mieux, juste différent". En soi, il n'est pas négatif mais je le trouve un peu hypocrite. On sait que l'intelligence est quelque chose de positif. Donc quand on prend le titre de "surdoué"... on ne peut pas vraiment ignorer le côté positif du mot. Mais soit, je comprends le pourquoi de ce discours récurrent, pour éviter de braquer les gens.
Ceci dit, quand ça s'accompagne d'une définition du "différent'" comme étant plus sensible, plus imaginatif, plus empathique, ça m'agace prodigieusement parce que ça dessine en creux l'image positive d'une personne exceptionnelle. Or il ne faut pas être surdoué pour être empathique ou créatif.
Concernant ta dernière question : je posais la question de la pensée en arborescence chez les THQI parce que c'est ainsi que les zèbres étaient défini dans ce fameux livre. Il les définissait comme étant empathiques, sensibles, avec une pensée en arborescence, et effectivement avec parfois de mauvaises compréhension des règles sociales. Or mon frère ne me frappe pas comme rentrant dans ce profil.
Après, je reconnais que l'amie qui m'avait prêté ce bouquin m'a dit que j'avais arrêté trop tôt la lecture et que la suite décrivait plein de profils différents. Du coup, j'avoue que j'ai du mal à voir les points communs entre les zèbres si ce n'est l'intelligence.
Sinon, de mon point de vue personnel, je n'ai aucune idée du surdoué, justement.
Je crois que dans ma vision des choses, l'intelligence est trop multiple et trop plurielle, et qu'il n'y a pas un prototype de surdoué mais des milliers. Mon frère en est un, mais un immense athlète, avec une compréhension parfaite et instinctive de son corps et de l'espace, en sera un autre.
Bref, je considère que l'intelligence n'est finalement pas un critère très important pour connaitre la personne en face de moi. mais je comprends qu'il soit important pour se connaitre soi-même