Je trouve ça super d'être proche de sa famille et considérer qu'on doive s'en éloigner sous prétexte que l'on grandit est idiot, c'est comme demander aux gens de se séparer de leurs amis parce qu'ils rentrent dans la vie active.antigone-2;3859403 a dit :Pourquoi on s'attend à ce qu'une fois adulte, on "coupe le cordon" avec ses parents de façon assez nette.
Bien sûr, il est importante (essentiel ?) de bâtir sa propre vie, de créer son monde à soi (que ça soit en fondant sa famille à soi, ou son couple, ou même simplement son univers personnel, à notre image) mais pourquoi faudrait-il s'éloigner de ses parents/frères/sœurs ?
Quand je dis que je passe la journée avec ma sœur ou avec ma mère, j'ai déjà remarqué que ça prête à sourire. Pareil si je suis au tél avec l'une d'elle et qu'un collègue le voit, on me sous-entend que c'est étrange, bizarre, que je dois être encore enfant dans ma tête.
Et si je trouvais simplement ça cool, des relations où on s'aime, où on est là les uns pour les autres, où c'est stable et durable ?
En quoi ça serait une vie sociale moins riche ? J'adore passer du temps avec mes copines ou mes amies, mais je sais où je place mes priorités et je ne comprends pas pourquoi on le conteste parfois. Il y a une règle écrite quelque part que je n'ai pas assimilée ?
Je pense que les gens qui réagissent comme ça ne sont pas proches de leur famille. C'est ce que j'ai remarqué par expérience.
Après, évidemment, si on ne s'entend pas avec sa famille rien ne nous force à rester lié à elle, mais dans le cas contraire, je ne vois pas, moi non plus, pourquoi il faudrait être gêné d'être proche de sa mère par exemple.
: "Oh non Jeanne des brumes n'est pas mon double en fait !". Bon si j'y réfléchis c'est plutôt rassurant, ce serait bizarre sinon ^^"
Ça a duré genre vingt minutes, même aujourd'hui quand je dis à mon copain "j'ai besoin de temps pour y réfléchir" je le recontacte cinq minutes plus tard, dans le reste de ma vie (étudiante, professionnelle) j'ai jamais pris du temps pour réfléchir à quoi que ce soit (job, évolution/promotion, angle de travail d'un truc). Quand je ressasse ça s'arrête là, je n'avance pas, quand je réfléchis à un truc j'ai une réponse intuitive, immédiate, et je sais que même en pesant le pour et le contre, à moins d'un changement concret, elle ne bougera pas. Et si vraiment je réfléchis à quelque chose je ne peux pas m'isoler, c'est dans le dialogue et l'échange que je trouve une réponse, j'ai besoin de quelqu'un en face à qui exposer mes hésitations pour faire naître une certitude chez moi (même si je n'écoute pas du tout ses conseils).
Mais voilà: celles qui "prennent du temps pour réfléchir" face à certains trucs/évènements, vous faites comment en fait ? Vous y réfléchissez tout le temps ? Vous laissez une décision venir avec le temps sans trop y penser ? Je ne comprends pas du tout comment ça fonctionne
Ne pas résoudre un problème ou répondre à une question tout de suite m'angoisse, je ne peux pas passer à autre chose tant que je me sens "bloquée", et je ne comprends pas du tout ce que le temps y change (chez moi si un problème n'est pas résolu de suite j'ai l'impression qu'il ne le sera jamais, que ça va juste traîner, l'immobilité m'angoisse beaucoup) mais j'aimerais vraiment comprendre
(ou alors je suis bizarre aussi)
Je comprends bien le blocage qu'on peut avoir à utiliser un objet d'une certaine façon si on a pas eu le temps de voir pourquoi il faut l'utiliser comme ça. Ca va peut-être paraître stupide, mais je n'arrive pas du tout à visualiser le concept d'inertie, du coup tout ce qui roule sur deux roues me fait complètement flipper, juste parce que je ne saisis pas pourquoi ça "tient" ! Pourtant on me l'a expliqué mille fois, mais si ça ne rentre pas, ben... Voilà :/ Je suis même une flippée du vélo, j'estime qu'il devrait tomber sur le côté puisqu'il n'a que deux points d'appui. J'en fais rarement, et quand j'en fais, je préfère me vautrer dans un buisson que de ralentir pour m'arrêter, de peur de tomber sur le côté
mais je voudrais savoir si l'approche émancipée dont tu parles peut aussi s'appliquer dans ce genre de cas selon toi). Je trouve que pour des essais, pour des ouvrages de réflexion et non pas de fiction, la lecture "réorganisée" est géniale. Déjà parce que dans ce type d'ouvrages, il y a des parties qui risquent de nous intéresser plus que d'autres, et aussi parce que ça peut nous permettre de prendre un point de départ différent de celui de l'auteur pour notre propre réflexion, quitte à après essayer de comprendre le cheminement de la réflexion de l'auteur, si ça nous intéresse. (et aussi évidemment parce que, quand on n'a pas le temps de tout lire, lire l'intro ou la conclusion d'un bouquin peut déjà s'avérer bien pratique)
Et pour les deux roues tiens, je n'avais jamais entendu de personnes fonctionner comme ça, mais du coup tu dois toujours avoir l'impression de flirter avec la chute quand tu enjambes un vélo. ça explique sûrement pas mal de phobies d'ailleurs.