Je ne supporte pas qu'on tourne automatiquement en dérision les gens quand ils veulent se livrer et parler de leurs sentiments, qu'on les prenne pour des clowns sous prétexte qu'ils disent quelque chose d'un peu "hyperbolique". Cela m'arrive de temps en temps. Comme si quand j'essayais de me livrer,j'avais l'air décalée ou incongrue, parce que les gens n'ont pas l'habitude qu'on s'exprime comme ça (je vais illustrer après parce que là c'est abstrait
)
J'ai décidé de parler un peu plus de mes sentiments (pas mes sentiments à propos des autres, mais des sentiments que peuvent me procurer certaines situations) parce que j'ai réalisé que j'aimais bien quand les gens osaient le faire. J'ai par exemple un prof qui nous donne des cours sur le cinéma, et ce prof est une des personnes les plus passionnantes que j'ai rencontrées ces derniers temps, parce qu'il est extrêmement intellectuel, mais qu'il sait aussi montrer sa sensibilité aux autres. Il n'a pas peur de dire ce qui le touche dans le cinéma, et je trouve que ça lui donne quelque chose d'extrêmement humain qui donne envie de l'écouter. Toutes ses connaissances "froides" sont appuyées par la façon dont il arrive à exprimer ses ressentis, et je trouve que ça fait de lui quelqu'un de très complet, dans lequel on peut se reconnaître.
Mais je réalise que souvent, quand je veux parler de mes émotions, je passe pour une grosse allumée, et bon, d'accord, j'en rigole parce qu'on j'aime bien qu'on rigole de moi, mais au bout d'un moment ça me fatigue, j'aimerais que les gens ne me décrédibilisent pas juste sous prétexte que je parle de choses dont on n'a pas l'habitude de parler.
Par exemple il y a deux jours je parlais de Django Unchained avec des amis, et j'ai fini par dire que pour moi, les films de Tarantino au cinéma, ce n'est pas « juste » des films mais que c'est des vraies expériences humaines, où on rigole pas juste parce que c'est drôle, mais aussi parce qu'on est heureux de voir que toute la salle rigole. Je disais ça parce que j'avais vraiment envie d'avoir l'avis des autres à ce sujet, et une des copines m'a rétorqué en riant « oula va pas trop loin quand même ! ». Bon ça m'a amusée mais ça m'a un peu frustrée aussi. Ça m'arrive souvent qu'on rigole quand je veux parler des choses qui me transportent. Pareil, je disais à un copain que dans certains cours ce semestre je trouve les profs tellement passionnants que j'aurais presque envie d'en pleurer de jubilation. Bon d'accord ça peut surprendre d'entendre ça, mais il a ouvert des gros yeux genre « euh mais tu es folle ». C'est souvent ça, ou alors les gens esquissent un petit rire attendri qui veut dire « ah, sacré JDB, toujours dans l'excès, elle va toujours trop loin quand elle aime bien quelque chose ».[Pas citer ce paragraphe-là svp]
En fait je trouve dommage qu'on favorise un mode de communication bien spécial, celui de la retenue en quelque sorte, et que quand on veut mettre du cœur dans ce qu'on dit, on passe vite pour un gros pété du bocal. Je fais de plus en plus attention à ça, j'essaie de plus en plus de caser des réflexions « habitées » pour voir la réaction des gens, et c'est rare qu'on me prenne au sérieux ou qu'on me demande de développer quand je vais sur ce terrain. Ça me frustre un peu, et du coup je suis hyper touchée (une nouvelle fois, là on pourrait se moquer
) quand quelqu'un sourit mais m'écoute, et essaie de comprendre ce que je veux dire, même quand ça paraît irrationnel ou fantaisiste. Mais de même, maintenant, quand je vois que quelqu'un dit quelque chose de façon fantaisiste mais que ça a l'air de lui tenir à cœur, je rigole un peu si ça m'amuse, mais j'essaie de ne plus « juste » me moquer, parce que je me dis que la personne a peut-être réellement envie de développer, et qu'au bout d'un moment elle arrêtera de parler de ses ressentis, si elle voit que les gens la prennent toujours à la rigolade.
J'ai décidé de parler un peu plus de mes sentiments (pas mes sentiments à propos des autres, mais des sentiments que peuvent me procurer certaines situations) parce que j'ai réalisé que j'aimais bien quand les gens osaient le faire. J'ai par exemple un prof qui nous donne des cours sur le cinéma, et ce prof est une des personnes les plus passionnantes que j'ai rencontrées ces derniers temps, parce qu'il est extrêmement intellectuel, mais qu'il sait aussi montrer sa sensibilité aux autres. Il n'a pas peur de dire ce qui le touche dans le cinéma, et je trouve que ça lui donne quelque chose d'extrêmement humain qui donne envie de l'écouter. Toutes ses connaissances "froides" sont appuyées par la façon dont il arrive à exprimer ses ressentis, et je trouve que ça fait de lui quelqu'un de très complet, dans lequel on peut se reconnaître.
Mais je réalise que souvent, quand je veux parler de mes émotions, je passe pour une grosse allumée, et bon, d'accord, j'en rigole parce qu'on j'aime bien qu'on rigole de moi, mais au bout d'un moment ça me fatigue, j'aimerais que les gens ne me décrédibilisent pas juste sous prétexte que je parle de choses dont on n'a pas l'habitude de parler.
Par exemple il y a deux jours je parlais de Django Unchained avec des amis, et j'ai fini par dire que pour moi, les films de Tarantino au cinéma, ce n'est pas « juste » des films mais que c'est des vraies expériences humaines, où on rigole pas juste parce que c'est drôle, mais aussi parce qu'on est heureux de voir que toute la salle rigole. Je disais ça parce que j'avais vraiment envie d'avoir l'avis des autres à ce sujet, et une des copines m'a rétorqué en riant « oula va pas trop loin quand même ! ». Bon ça m'a amusée mais ça m'a un peu frustrée aussi. Ça m'arrive souvent qu'on rigole quand je veux parler des choses qui me transportent. Pareil, je disais à un copain que dans certains cours ce semestre je trouve les profs tellement passionnants que j'aurais presque envie d'en pleurer de jubilation. Bon d'accord ça peut surprendre d'entendre ça, mais il a ouvert des gros yeux genre « euh mais tu es folle ». C'est souvent ça, ou alors les gens esquissent un petit rire attendri qui veut dire « ah, sacré JDB, toujours dans l'excès, elle va toujours trop loin quand elle aime bien quelque chose ».[Pas citer ce paragraphe-là svp]
En fait je trouve dommage qu'on favorise un mode de communication bien spécial, celui de la retenue en quelque sorte, et que quand on veut mettre du cœur dans ce qu'on dit, on passe vite pour un gros pété du bocal. Je fais de plus en plus attention à ça, j'essaie de plus en plus de caser des réflexions « habitées » pour voir la réaction des gens, et c'est rare qu'on me prenne au sérieux ou qu'on me demande de développer quand je vais sur ce terrain. Ça me frustre un peu, et du coup je suis hyper touchée (une nouvelle fois, là on pourrait se moquer
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Moi je disais "paqué" au lieu de "paquet" et "lé" au lieu de "lait" (bribes d'accent normand). Je me rappelle m'être payée l'humiliation de ma vie en CE1 à cause de la connasse d'institutrice qui m'avait fait répéter ça 15 fois devant toute la classe écroulée de rire. Après tout le monde me reprenait à la moindre occasion 

