@sword , Désolée, tu as dû recevoir une notif parce que j'ai fait une mauvaise manip et le message est parti avant que je ne termine.
Effectivement, je n'ai pas employé le meilleur terme, vu la discussion...
Mais bon, déjà, dire qu'on n'aimerait pas vivre dans un petit logement ou ne jamais partir en vacances ne me semble pas revenir à enfoncer des portes ouvertes, parce que pour certaines personnes il s'agit de choix opérés sans que la dimension financière n'entre en compte. Je connais des gens qui pourraient se payer des logements plus grands mais qui ne veulent pas s'éloigner de leur lieu de travail par exemple. Ou alors qui pourraient partir en vacances tous les ans, mais qui préfèrent occuper leur temps autrement... Au-delà de ça, perso, je m'en fous, je ne passe pas mon temps à commenter le mode de vie des autres. Mais c'était juste pour la précision.
Ensuite, il y a des tas de choses que je ne me résoudrais à faire qu'en cas d'extrême nécessité, mais que d'autres gens font par absence de choix. Estimer que je ne pourrais suivre leur exemple que difficilement, ne fait que reflèter la conscience que j'ai de mes propres faiblesses. Ca révèle aussi l'angoisse que j'éprouve à l'idée de me retrouver dans certaines situations. Pour autant, je suis bien consciente que les scénarios que je redoute sont subis par la plupart des gens qui les vivent!
Quand je dis à quelqu'un, "je ne sais pas comment tu fais pour affronter/supporter telle ou telle situation parce que moi je ne pourrais pas", ça veut dire que je me sais (ou crois) incapable d'avoir autant de force, de patience ou de montrer les mêmes facultés d'endurance, et ça témoigne plutôt d'un sentiment d'admiration. Ca n'est en aucun cas un jugement sur les hypothètiques choix que la personne aurait dû/pu faire.
Après chacun a son propre seuil de tolèrance face aux situations qui peuvent s'imposer à nous dans la vie : perso je me fous de vivre dans un petit logement, mais en l'état actuel des choses, il y a d'autres trucs plus ou moins triviaux qui me paraissent insurmontables, alors que d'autres gens doivent composer avec au quotidien : manger des conserves jusqu'à la fin de mes jours, vivre sans livres, être amputée d'un membre, perdre certains proches, etc.
Evidemment c'est pas des trucs que je vais clamer tels quels à la face des premiers intéressés parce que c'est très maladroit, et en plus faire preuve de compassion à l'égard de quelqu'un qui n'en demande pas c'est assez humiliant je trouve.
Mais bref, en fait je disais ça moins pour te contredire que pour montrer qu'on peut nuancer les choses.