Je ne supporte pas mon incapacité à appréhender les soirées avec enthousiasme et légèreté. Je crois que c'est d'ailleurs plus global et que c'est ma vision de l'avenir qui n'est pas enthousiaste (

) -je ne suis pourtant pas spécialement pessimiste- mais restons-en aux soirées. J'en parlais avec des amies ce midi, et j'ai réalisé qu'avant d'aller en soirée j'avais presque systématiquement un poids, que je me sentais comme inquiète du déroulement pour l'instant hypothétique de ce qui s'annonçait.
Certaines de mes amies ont un rapport beaucoup plus insouciant et enthousiaste à l'idée de faire la fête. Elles sont heureuses, s'imaginent milles scénarios, ont hâte, spéculent avec joie sur ce qui risque d'arriver...
Moi, c'est un peu « qui vivra verra », je n'arrive pas à faire des plans sur la comète, à me réjouir innocemment à l'idée d'une grosse soirée. C'est pas que ça me déplait ou que je n'ai pas envie d'y être, c'est que j'ai l'impression qu'on ne sait jamais de quoi l'avenir -même proche de quelques jours- sera fait et donc je ne peux pas être toute enjouée, j'attends de voir.
Avec une copine qui est comme moi (elle a un rapport non serein aux soirées) on a supposé que c'était peut-être dû à nos relations avec nos amis. Bon, je pense que ça n'explique pas tout, mais ça peut être une explication. Disons que j'ai un groupe d'amis dans lequel il y a beaucoup d'enjeux, dans lequel j'ai tendance à avoir des attentes, des espoirs, des craintes... Du coup, c'est vrai que les soirées que j'appréhende le plus sont celles que je m'apprête à passer avec eux.
Quand je vais à une soirée dépourvue d'enjeux (sentimentaux, amicaux, etc), c'est vrai que je me sens bien mieux. Je ne vais pas jusqu'à faire des plans sur la comète, mais j'y vais relax, je n'ai pas « peur », durant la période qui précède la soirée, de ce qui risque d'arriver.
Je crois que ça, ce rapport avec certains amis, ça explique pourquoi il y a des soirées qui m'angoissent plus qu'elles ne me réjouissent, tout en sachant que l'hypothèse de ne pas y aller est inenvisageable. J'appréhende, mais je n'imagine pas ne pas y aller. C'est révélateur quand même des angoisses qui me traversent concernant ce groupe (de copains, et pas de copines, je vous le donne en mille

) d'amis, et qui parfois vont jusqu'à hanter mes soirées qui n'ont rien à voir avec eux (« Et si il m'appelaient ? Ils font quoi pendant que moi je fais ça ? Et si il se décide à me joindre »).
Et je ne supporte pas ce pouvoir qu'ont des tiers de jouer sur mes humeurs et mes craintes, surtout à propos de quelque chose d'aussi « joyeux » qu'une soirée. J'aimerais beaucoup avoir un enthousiasme intrinsèque et indépendant...
Pas citer svp j'éditerai !