Je trouve intéressante la question sur les limites entre harcèlement et drague
. J'ai l'impression que c'est l'éternel débat qui surgit quand je raconte une anecdote dans ce thème, débat qui pour moi est juste l'expression du patriarcat ordinaire: au choix, la conversation dévie sur "si maintenant on peut plus aborder personne, comment on fait?" ou " t'es mignonne, c'est normal qu'on te sourit/te parle/te salue", et si la personne qui m'a accostée s'est montré déplacé "c'est peut-être pas la peine de le voir aussi négativement/ peut-être qu'en lui disant non gentiment, ça se serait mieux passé" etc.
Et sinon, en tant que parisienne sortant pas mal et rentrant majoritairement seule, je me suis rendue compte récemment du coût en temps, en énergie et en argent de cette situation. Entre le fait de me prendre la tête à prévoir différents plans pour rentrer accompagnée, de porter un sac en plus avec des baskets pour courir plus facilement si je rentre toute seule, le taxi/uber que parfois je prends les jours de faste financier, les détours que je fais quand je rentre à pieds et que je sens qu'on me suit pour éviter de montrer où j'habite/ ou revenir/rester sur une rue passante, la réflexion sur mes vêtements/mon maquillage/ma coiffure selon le quartier- l'heure à laquelle je pense rentrer- avec qui et comment, et j'en passe, c'est hallucinant!
Pour finir (exposé en trois parties
), un truc qui a bien marché samedi soir alors qu'un pauvre naze a commencé à me suivre, se frotter contre moi, à 2h du mat' dans un quartier encore très vivant: se positionner devant une terrasse pleine, le regarder bien en face et crier "Pour la dernière fois, laissez-moi tranquille!" Silence de mort parmi les clients, deux mecs m'ont demandé si ça allait, et mon crétin a fait demi-tour après un dernier "sale pute". J'avais commencé par de la pédagogie "non, je n'ai pas envie de parler avec un inconnu à cette heure-ci, au revoir", mais clairement la pédagogie ne peut se faire que dans un cadre bien précis. Et maintenant, je refuse d'utiliser l'argument "j'ai déjà un mec" pour les raisons expliquées par Cy (
) dans un de ses strips.
Et ça, vous connaissez?
. J'ai l'impression que c'est l'éternel débat qui surgit quand je raconte une anecdote dans ce thème, débat qui pour moi est juste l'expression du patriarcat ordinaire: au choix, la conversation dévie sur "si maintenant on peut plus aborder personne, comment on fait?" ou " t'es mignonne, c'est normal qu'on te sourit/te parle/te salue", et si la personne qui m'a accostée s'est montré déplacé "c'est peut-être pas la peine de le voir aussi négativement/ peut-être qu'en lui disant non gentiment, ça se serait mieux passé" etc.Et sinon, en tant que parisienne sortant pas mal et rentrant majoritairement seule, je me suis rendue compte récemment du coût en temps, en énergie et en argent de cette situation. Entre le fait de me prendre la tête à prévoir différents plans pour rentrer accompagnée, de porter un sac en plus avec des baskets pour courir plus facilement si je rentre toute seule, le taxi/uber que parfois je prends les jours de faste financier, les détours que je fais quand je rentre à pieds et que je sens qu'on me suit pour éviter de montrer où j'habite/ ou revenir/rester sur une rue passante, la réflexion sur mes vêtements/mon maquillage/ma coiffure selon le quartier- l'heure à laquelle je pense rentrer- avec qui et comment, et j'en passe, c'est hallucinant!
Pour finir (exposé en trois parties
), un truc qui a bien marché samedi soir alors qu'un pauvre naze a commencé à me suivre, se frotter contre moi, à 2h du mat' dans un quartier encore très vivant: se positionner devant une terrasse pleine, le regarder bien en face et crier "Pour la dernière fois, laissez-moi tranquille!" Silence de mort parmi les clients, deux mecs m'ont demandé si ça allait, et mon crétin a fait demi-tour après un dernier "sale pute". J'avais commencé par de la pédagogie "non, je n'ai pas envie de parler avec un inconnu à cette heure-ci, au revoir", mais clairement la pédagogie ne peut se faire que dans un cadre bien précis. Et maintenant, je refuse d'utiliser l'argument "j'ai déjà un mec" pour les raisons expliquées par Cy (
) dans un de ses strips.Et ça, vous connaissez?
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