D'ordinaire, je suis plutôt une optimiste, mais depuis lundi matin, c'est l'horreur avec la bouffe.
Déjà, je suis revenue de France (je vis à l'étranger) avec beaucoup bouffe, ce qui aurait pu être un plaisir si seulement il ne m'était pas arrivé pleins de couilles au boulot. Mes collègues se sont foutus de moi, surtout un collègue homme, et comme j'ai un passé avec les hommes, face au premier con qui me traite vraiment mal je peux me mettre très en colère. Sauf que mon contrat ne se termine qu'en juin, que j'aimerai bien ne pas me faire détester de l'ensemble du corps enseignant de mon lycée et ne pas renvoyer une image détestable de la France dans la petite ville où je vis - et où je suis, clairement, la seule française et la seule représentante de la francophonie.
Du coup je me suis vengée sur la bouffe comme je ne l'avais plus fait depuis des mois. 500 grammes de chocolat que mes élèves m'ont offert, pas loin d'un kilo de fromage, des gâteaux, des quantités de fou pour combler la colère et la tristesse, pas une once de sport, tout ça en moins de 48h. J'ai mal au ventre, je me sens un peu malade, très fatiguée et passablement déprimée.
Heureusement mes potes viennent ce weekend, je vais aller faire les courses, préparer des muffins et des cookies et rigoler tranquillement en buvant du vin avec eux. Ça sera chouette, j'ai un peu la flemme de tout organiser, mais ça va me sortir de ma morosité
Rien que le fait d'en parler je me sens un peu mieux. Allez, retour aux légumes et à la zumba la semaine prochaine.
