@Herzeka C'est vrai que j'y ai pas pensé mais ça doit effectivement aider
Tout à l'heure, j'écrivais un texto à ma mère et je commence à taper sur mon clavier pour écrire "Je vais le voir" en parlant de mon copain. Et vla ti pas que l'écriture intuitive me propose de terminer ma phrase par "quitter"

Vilaine écriture intuitive !
Sinon, hier j'étais triste parce qu'il ne m'envoyait pas de texto entre les fois où on se voyait pas. Bon on s'était quitté le matin même donc j'étais pas trop triste non plus, mais quand même, avant quand j'écrivais pas, il me demandait comment ma journée s'était passée. Du coup, au lieu de bouder dans mon coin à me retenir d'envoyer des messages pour voir s'il allait remarquer et m'écrire, j'ai essayé de trouver un moyen rigolo de lui demander de m'écrire. Ça a bien marché

Je suis toujours angoissée (on change pas sa "nature"

) mais quand même je me rends compte que de manière générale, je suis beaucoup plus sereine sur ces problématiques qu'avant.
Avant aussi, je me serais inquiétée de pas me méfier, de pas anticiper qu'il allait se passer quelque chose qui allait remettre en cause mon bonheur. J'avais tendance à penser que si j'envisageais toujours le pire, je serais moins déçue si le pire se réalisait.
Maintenant j'essaie d'être plus positive de ce côté-là, de plus penser au pire mais juste de profiter des bons moments. Et pas que dans mon couple d'ailleurs, dans tous les domaines de ma vie. Dans tous les cas, même si les bons moments se terminent, mieux vaut les avoir vécus que de pas en avoir vécu du tout

C'est cliché mais c'est vrai. On vivrait plus rien sinon

Se débarrasser de ça c'est chaud parce que c'est un mécanisme de défense que j'ai utilisé toute ma vie à peu près.
Un jour je me souviens, la copine de l'époque de mon frère m'avait dit que c'était idiot (bon je sais plus comment elle l'a dit, pas aussi brusque sans doute) de penser au pire parce que s'il n'arrive pas, j'aurai angoissé pour rien et j'aurai potentiellement gâché de bons moments. Et que si le pire arrive, dans tous les cas, j'aurai quand même de la peine. J'étais pas prête à l'entendre je pense à ce moment-là. Mais maintenant, ce moment fait sacrément écho et j'y repense. Je suis contente qu'elle me l'ait dit

C'est d'autant plus dur de me débarrasser de ce truc que les relations amoureuses, c'est un peu mon talon d'Achille. Dans le sens où c'est le domaine de ma vie le plus précieux (si j'ai pas ça, je meurs. Carrément

) et celui pour lequel je peux ressentir le plus de solitude et de peine. Je veux me préserver du coup. Mais je suis contente de travailler sur une autre manière de le faire.
S'il savait mon copain à quel point je lui suis reconnaissante de rendre ces choses-là si faciles ...
