@Illyria 
Et si on laissait les enfants / les gens être comme ils sont et qu'on n'assayait pas tout le temps de les critiquer / vouloir les changer / les mettre dans des cases, ce serait bien aussi non ?
J'étais aussi une enfant calme, hyper sérieuse travailleuse et organisée (il paraît que quand j'invitais des copines à la maison, je passais autant de temps à jouer avec elles qu'à ranger les jouets utilisés après elles

). Sinon, j'aimais jouer avec mes barbies, lire et lire, alors que mon frère lui, aimait jouer dans le jardin avec ses copains et y faire les 400 coups / toutes les bêtises possibles et imaginables. Pourtant j'ai vécu une "véritable" enfance, hein, autant que mon frère. Et ado, mon grand kiff le samedi soir, quand ma mère était sortie c'était de regarder le Top 50 puis des films ou des séries à la TV en mangeant des chips, de la pizza (ou tout autre truc que mon frère avait préparé) avec du jus d'orange pendant que mon frère faisait je ne sais quoi dans sa chambre avec sa copine (j'en avais 14 lui 18, donc j'imagine qu'il y avait du

impliqué). Ca semble sage et ennuyeux, mais moi ça m'allait parfaitement : je serais jamais sortie faire des trucs extrêmes avec des gens un peu chelous (ou même pas) car j'étais bien trop peureuse pour ça. Après quand je pense à des personnalités comme Béatrice Dalle qui apparemment à 13 ans était déjà très indépendante et a quitté ses parents à 15 pour faire sa vie (un peu comme V. Despentes je crois), ça me scie toujours. Mais après chacun sa personnalité, son caractère : être un enfant / ado très turbulent ne signifie pas forcément vivre sa meilleure vie, et ce n'est pas forcément parce que tu es qqun de sage / raisonnable et que tu as été un enfant sage, que tu es un adulte morne, sans vie, triste transparent (demandez donc à mes collègues / amis si je suis tout ça

) ennuyeux, avec une vie ennuyeuse à mourir !
Bref tout ça pour dire, qu'avoir des enfants implique encore de plus grande responsabilités qu'avoir un grand pouvoir (Spiderman spirit inside

), sauf que souvent les gens ne s'en rendent pas vraiment compte... L'amie dont j'ai parlé plus haut m'a avoué qu'au moment où sa fille était en crise grave et profonde, elle a un moment regretté de l'avoir eue. Elle a tenu et au final elle aime cette fille maintenant adulte bon mais vraiment cela a été tellement dur qu'elle dit qu'il faut bien réfléchir avant de faire des enfants, parce que vraiment le basculement vers la haine de son propre enfant et la tentation de lâcher l'affaire au prix peut-être de conséquences dramatiques pour tout le monde pour se faciliter la vie ont été tout proches pour elle...