@Cline39
Concernant l'introversion: chez nous c'est l'inverse, c'est mon mari l'extraverti. Mes parents aussi forment un couple introverti/extraverti. Je me demande si c'est un schéma qui se retrouve souvent ou non...
Curieusement, la phase nourrisson me fait moins peur car je sais bien qu'un bébé est dépendant et ne peut s'exprimer que par des pleurs. J'ai beaucoup plus de mal avec les enfants qui font du bruit pour rien. Genre les gamins qui courent autour de la table durant tout le diner en poussant des cris suraigus (exemple pris totalement au hasard
). Mon mari sous-entend parfois que si je suis fatiguée au bout de quelques heures passées dans les hurlements, il vaut peut-être mieux que nous arrêtions nos démarches. Mais j'ai tendance à penser que c'est absurde car cela signifierait que les introvertis sont incapables d'être de bons parents
.
Concernant l'adoption, je comprend tout à fait ta crainte de ne pas pouvoir aimer un enfant non-biologique. J'imagine qu'il y a forcément un attachement qui se créé, mais je ne suis pas certaine que tout le monde soit capable d'un amour inconditionnel. Et l'adoption consiste principalement je crois, à aimer inconditionnellement un inconnu; ça va bien au delà d'un "simple" désir d'enfant ou d'une "simple" envie d'entreprendre une démarche humanitaire. J'ai tendance à penser que c'est une bonne chose d'être honnête avec soi-même sur ce point là.
En accueillant un enfant biologique, il y a tout pleins d’hormones qui se mettent en marche pour faciliter le lien, pour permettre aux parents de trouver leur enfant beau et pour les inciter à en prendre soin. Il me semble que c'est JF Amadieu qui parle dans Le poids des apparences d'une étude réalisée en crèche et qui montrait que les enfants les moins mignons étaient d'avantage délaissés que les autres. Ils étaient moins sollicités, moins caressés et les gestes à leurs encontre étaient dans l'ensemble moins bienveillants, sans que ce ne soit conscientisé par le personnel de la crèche. C'est absolument terrible mais c'est un fait: nous sommes plus maternelles/paternels avec les enfants que nous trouvons beaux et si nous pouvons compter sur les hormones pour nous y aider suite à un accouchement, ce n'est pas le cas lors d'une adoption.
Et puis probablement qu'entre également en compte la peur ne pas être aimé inconditionnellement, car si nous, adultes, ne sommes pas forcément capables d'un amour inconditionnel pour un inconnu, c'est aussi le cas des enfants.
Concernant l'introversion: chez nous c'est l'inverse, c'est mon mari l'extraverti. Mes parents aussi forment un couple introverti/extraverti. Je me demande si c'est un schéma qui se retrouve souvent ou non...

Curieusement, la phase nourrisson me fait moins peur car je sais bien qu'un bébé est dépendant et ne peut s'exprimer que par des pleurs. J'ai beaucoup plus de mal avec les enfants qui font du bruit pour rien. Genre les gamins qui courent autour de la table durant tout le diner en poussant des cris suraigus (exemple pris totalement au hasard
.Concernant l'adoption, je comprend tout à fait ta crainte de ne pas pouvoir aimer un enfant non-biologique. J'imagine qu'il y a forcément un attachement qui se créé, mais je ne suis pas certaine que tout le monde soit capable d'un amour inconditionnel. Et l'adoption consiste principalement je crois, à aimer inconditionnellement un inconnu; ça va bien au delà d'un "simple" désir d'enfant ou d'une "simple" envie d'entreprendre une démarche humanitaire. J'ai tendance à penser que c'est une bonne chose d'être honnête avec soi-même sur ce point là.
En accueillant un enfant biologique, il y a tout pleins d’hormones qui se mettent en marche pour faciliter le lien, pour permettre aux parents de trouver leur enfant beau et pour les inciter à en prendre soin. Il me semble que c'est JF Amadieu qui parle dans Le poids des apparences d'une étude réalisée en crèche et qui montrait que les enfants les moins mignons étaient d'avantage délaissés que les autres. Ils étaient moins sollicités, moins caressés et les gestes à leurs encontre étaient dans l'ensemble moins bienveillants, sans que ce ne soit conscientisé par le personnel de la crèche. C'est absolument terrible mais c'est un fait: nous sommes plus maternelles/paternels avec les enfants que nous trouvons beaux et si nous pouvons compter sur les hormones pour nous y aider suite à un accouchement, ce n'est pas le cas lors d'une adoption.
Et puis probablement qu'entre également en compte la peur ne pas être aimé inconditionnellement, car si nous, adultes, ne sommes pas forcément capables d'un amour inconditionnel pour un inconnu, c'est aussi le cas des enfants.
c'est pas possible que ce soit la norme
) je le vis à la fois bien et mal : mal car c'est énormément de fatigue, d'énergie et de patience à donner, mais bien car je sais que c'est "bon" pour elle. Je me suis renseignée sur le développement des enfants, et donc je "comprends" pourquoi elle a besoin de faire tout ça, ce que ça fait chez elle (développement neuronal, motricité, blabla), et pourquoi je ne dois pas la "brimer" là-dessus. Comme pour beaucoup d'autres choses, le fait de comprendre aide à tolérer, voire à encourager.
Le truc je pense c'est d'être 2 à être réellement impliqués dans la gestion du bébé, pour que chacun puisse avoir des plages horaires dédiées à soi-même. Le simple fait d'avoir cet horizon-là, de se dire "bon c'est lundi, je suis crevée, c'est dur, mais jeudi après-midi ce sera moi seule et mon bouquin et rien d'autre", ça aide à tenir. Quand on n'a pas ça ... ben... c'est encore plus dur... (
)... et... bah on s'en sort quand même
. Je crois que j'avais besoin d'entendre que c'est normal, qu'on s'adapte forcément et que si les ennuis seront remplacés par d'autres, les bonheurs le seront aussi. Je l'espérais très fort et ça me rassure de lire que tu le confirmes, alors même que ta situation n'est pas la plus facile. D'ailleurs j'ai tendance à oublier qu'être deux, ça peut aussi vouloir dire "ne pas être tout le temps ensemble", merci de me le rappeler. 
).
.
. Idem également on a remarqué avec mon mari que lorsqu'un bébé pleure on a tendance à venir lui parler en disant: "oh ba noon, pourquoi tu pleures?". Encore une fois le premier mot qui nous vient c'est "non" alors qu'on est tous les deux conscients que c'est positif d'exprimer ses émotions, même lorsqu'elles sont négatives. On est pas sortis du sable quoi
"
Je n'ai pas beaucoup à apporter sur le sujet de l'hyper contrôle (je suis d'accord avec ce qui est dit précédemment).