Veille permanente Parentalité et Société

16 Juin 2014
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@Cline39
Concernant l'introversion: chez nous c'est l'inverse, c'est mon mari l'extraverti. Mes parents aussi forment un couple introverti/extraverti. Je me demande si c'est un schéma qui se retrouve souvent ou non... :hesite:
Curieusement, la phase nourrisson me fait moins peur car je sais bien qu'un bébé est dépendant et ne peut s'exprimer que par des pleurs. J'ai beaucoup plus de mal avec les enfants qui font du bruit pour rien. Genre les gamins qui courent autour de la table durant tout le diner en poussant des cris suraigus (exemple pris totalement au hasard :rolleyes:). Mon mari sous-entend parfois que si je suis fatiguée au bout de quelques heures passées dans les hurlements, il vaut peut-être mieux que nous arrêtions nos démarches. Mais j'ai tendance à penser que c'est absurde car cela signifierait que les introvertis sont incapables d'être de bons parents :dunno:.

Concernant l'adoption, je comprend tout à fait ta crainte de ne pas pouvoir aimer un enfant non-biologique. J'imagine qu'il y a forcément un attachement qui se créé, mais je ne suis pas certaine que tout le monde soit capable d'un amour inconditionnel. Et l'adoption consiste principalement je crois, à aimer inconditionnellement un inconnu; ça va bien au delà d'un "simple" désir d'enfant ou d'une "simple" envie d'entreprendre une démarche humanitaire. J'ai tendance à penser que c'est une bonne chose d'être honnête avec soi-même sur ce point là.
En accueillant un enfant biologique, il y a tout pleins d’hormones qui se mettent en marche pour faciliter le lien, pour permettre aux parents de trouver leur enfant beau et pour les inciter à en prendre soin. Il me semble que c'est JF Amadieu qui parle dans Le poids des apparences d'une étude réalisée en crèche et qui montrait que les enfants les moins mignons étaient d'avantage délaissés que les autres. Ils étaient moins sollicités, moins caressés et les gestes à leurs encontre étaient dans l'ensemble moins bienveillants, sans que ce ne soit conscientisé par le personnel de la crèche. C'est absolument terrible mais c'est un fait: nous sommes plus maternelles/paternels avec les enfants que nous trouvons beaux et si nous pouvons compter sur les hormones pour nous y aider suite à un accouchement, ce n'est pas le cas lors d'une adoption.
Et puis probablement qu'entre également en compte la peur ne pas être aimé inconditionnellement, car si nous, adultes, ne sommes pas forcément capables d'un amour inconditionnel pour un inconnu, c'est aussi le cas des enfants.
 
28 Décembre 2012
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J'ai beaucoup plus de mal avec les enfants qui font du bruit pour rien.
Je pense que quand c'est son propre enfant, on développe une certaine résistance à cela. Pour ma part, sans être introvertie j'aime bien être au calme et dans ma bulle, je lis beaucoup, je suis souvent sur le pc et j'ai souvent besoin de solitude. Le fait que ma fille soit particulièrement énergique (sisi, particulièrement :coiffe: c'est pas possible que ce soit la norme :rire:) je le vis à la fois bien et mal : mal car c'est énormément de fatigue, d'énergie et de patience à donner, mais bien car je sais que c'est "bon" pour elle. Je me suis renseignée sur le développement des enfants, et donc je "comprends" pourquoi elle a besoin de faire tout ça, ce que ça fait chez elle (développement neuronal, motricité, blabla), et pourquoi je ne dois pas la "brimer" là-dessus. Comme pour beaucoup d'autres choses, le fait de comprendre aide à tolérer, voire à encourager.
Je pense aussi que quand l'enfant est là, tout le mode de vie est bouleversé et même si on peut "regretter" l'ancien calme et les anciennes "libertés", c'est remplacé par autre chose, que l'on ne peut pas comprendre tant qu'on n'y est pas. Ça peut mettre du temps à se mettre en place (que l'enfant soit attendu ou non, désiré ou non), mais en fait on s'adapte. Tu es fatiguée après quelques heures en milieu hostile hurlant ? C'est tout à fait normal... Tu seras sans doute aussi fatiguée après quelques heures avec ton bébé, et puis tu rechargeras le temps d'une sieste ou de quelques heures de sommeil, et puis tu seras à nouveau fatiguée, etc... C'est le lot des parents. ;) Le truc je pense c'est d'être 2 à être réellement impliqués dans la gestion du bébé, pour que chacun puisse avoir des plages horaires dédiées à soi-même. Le simple fait d'avoir cet horizon-là, de se dire "bon c'est lundi, je suis crevée, c'est dur, mais jeudi après-midi ce sera moi seule et mon bouquin et rien d'autre", ça aide à tenir. Quand on n'a pas ça ... ben... c'est encore plus dur... (:hello:)... et... bah on s'en sort quand même ;) Parce que le temps passe, la vie continue et on s'adapte ;)
 
16 Juin 2014
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@Pinceau_

Ca fait une heure que j'essaie de formuler ma réponse mais que je n'arrive pas à m'exprimer correctement mais en gros: merci :fleur:. Je crois que j'avais besoin d'entendre que c'est normal, qu'on s'adapte forcément et que si les ennuis seront remplacés par d'autres, les bonheurs le seront aussi. Je l'espérais très fort et ça me rassure de lire que tu le confirmes, alors même que ta situation n'est pas la plus facile. D'ailleurs j'ai tendance à oublier qu'être deux, ça peut aussi vouloir dire "ne pas être tout le temps ensemble", merci de me le rappeler.
J'espère que tout va bientôt se débloquer pour vous :fleur:.
 
16 Juin 2014
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:hello:
Voici une petite revue de presse:

- Content/Pas content: un billet de Titiou Lecoq sur l'éducation des garçons (et leurs sentiments)
après avoir appris à identifier ses propres émotions, on est plus à même de faire attention à celles des autres. On aiguise sa capacité d’empathie, on peut se mettre à la place d’autrui et comprendre ce qu’il ressent. On comprend aussi qu’on a, individuellement, une influence sur les émotions des autres et qu’on en a une part de responsabilité.

- L'amour c'est pas pour les garçons: un podcast sur l'éducation des garçons à l'amour
Victoire Tuaillon reçoit Kevin Diter, qui rédige une thèse sur “L’enfance des sentiments : la construction et l’intériorisation des normes et représentations genrées et androcentrées de l'amour chez les enfants de 6 à 12 ans
On y apprend également qu'un homme qui étudie les enfants est aujourd'hui encore vu comme un pédophile...:facepalm:

- L'épisode La Poudre consacré à Leila Slimani qui évoque la maternité à travers son roman Chanson Douce (à lire <3).

- Pour rester dans la littérature: Frappe toi le cœur, le dernier livre d'Amélie Nothomb, parle d'une relation mère-fille toxique (je n'en dit pas plus, je ne l'ai pas encore lu)

- L'Art de guillotiner les procréateurs - manifeste antinataliste: Plutôt à destination des childfree, il s'agit d'un manifeste à potentiel cathartique et à l'humour vitriolé. Je n'en ai lu que des extraits mais ça à l'air jubilatoire :yawn:.
"Laisser une trace". Très étrange idée. Il y a tellement d'êtres médiocres, et ils désirent donc laisser une trace de leur médiocrité ? Épargnez-vous cette peine, messieurs les insignifiants, nous nous passerons fort bien de votre souvenir."

Et pour finir une petite scène à laquelle j'ai assisté dans le train: un jeune couple se trouvait dans le wagon avec un nourrisson porté en écharpe par son papa. Lorsqu'ils sont descendu, j'ai entendu deux femmes dire "vous avez vu comme il s'occupait bien de son bébé? Elles ont de la chance les femmes maintenant hein. C'est bien quand même. Bon mais par contre les mères maintenant elles ne foutent plus rien. C'est vrai hein, maintenant ce sont les pères qui s'occupent de tout et mesdames se prélassent" :eh:
 
13 Janvier 2015
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vers Lille
projectzomboid.com
@Mama Sara merci pour ces idées de lecture et d'ecoute (mais j'écoute jamais les podcasts, je suis vieille, c'est trop techologique pour moi, je fais un blocage idiot je crois! :d).
J'aime beaucoup la rélfexion de Titou Lecoq sur la simplification des emotions chez les petits garcons. Mon fils est encore petit, mais je note et lis précieusement les infos sur l'education des garcons; je veux vraiment qu'on s'interroge sur notre manière de l'eduquer et pas seulement qu'on reproduise des comportements standards.
D'ailleurs, rien a voir mais un peu quand meme, on se faisait la réflexion suivante avec mon mari: c'est dingue a quel point on a du mal a s'exprimer avec des phrases positives. Je m'explique: on essaie de ne pas utiliser de négation quand on s'adresse à lui; par exemple on ne lui dit pas "ne mange pas le cable d'alimentation du pc" mais "lache le cable". Et en fait ca nous demande un vrai effort de ne pas employer de tournures de phrases négatives. Je trouve ca symptomatique de notre relation à l'education: fondamentalement nos apprentissages reposent sur des interdits, sur des choses à ne pas faire; bref on se concentre sur le négatif au lieu du positif.
Est ce que j'extrapole complètement à votre avis et suis completement à coté de la plaque?
 
1 Février 2007
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@Cline39 je ne suis pas encore maman, mais quand on parlait justement de parentalité positive avec mon mari, on se disait qu'il était super dur, car ancré en nous, de dire des phrases positives pour empêcher les enfants de faire des bêtises. On a tenté plein d'exemples, et c'est vraiment instinctif de commencer par "Ne fais pas ci..." Ca va être un sacré travail sur nous-même d'inverser cette tendance !
 
16 Juin 2014
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@Cline39

Je suis d'accord avec toi. Je m'étais d'ailleurs fait la réflexion durant mes études que ça durait longtemps cette manie de se concentrer sur le négatif. Durant mon échange universitaire aux USA j'ai été frappée de constater que la plupart des profs cherchait à mettre en valeur ce que les étudiants faisaient de bien, et ce même lorsque la production de l'étudiant était vraiment mauvaise. Pour moi c'était une façon de voir les choses complètement inédite et j'en ai conclu que c'était très culturel.

Mais effectivement c'est un sacré challenge de déconstruire ses conditionnements. Il n'y a pas si longtemps, je me trouvais en présence de la fille d'amis. La gamine devait avoir dix mois à peu près et elle jouait avec un briquet. Mon premier réflexe à été de le lui reprendre en disant "non, ce n'est pas un jouet pour les enfants". Après avoir réfléchit quelques instants j'ai réalisé que c'était complètement idiot de ma part, qu'il y avait une sécurité, qu'elle ne pouvait pas l'avaler et qu'au pire elle risquait simplement de le noyer de bave. Rien de grave quoi. C'est quand même dingue que le premier mot qui me soit venu c'est "non". :facepalm: Non, c'est interdit, non ne fait pas ça, non c'est dangereux :clap:. Idem également on a remarqué avec mon mari que lorsqu'un bébé pleure on a tendance à venir lui parler en disant: "oh ba noon, pourquoi tu pleures?". Encore une fois le premier mot qui nous vient c'est "non" alors qu'on est tous les deux conscients que c'est positif d'exprimer ses émotions, même lorsqu'elles sont négatives. On est pas sortis du sable quoi :lol:.
 
16 Juin 2014
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Le nouvel article sur le court métrage Je suis un cadeau commun et la pression sociétale visant les femmes sans enfants (en particulier lorsqu'elles approchent la trentaine), m'a rappelé un épisode d'Histoires de Darons. On y entend Cédric, tout jeune papa, expliquer très rapidement que sa compagne pleurait tous les mois durant les essais. Au passage c'est "amusant" de noter que Fab (qui j'imagine n'a pas été confronté à cette attente), ne saisit pas du tout l'allusion. Alors que pour l'avoir vécut je râlais derrière mon écran en disant "mais enfin, il est en train de dire qu'elle a mis du temps à tomber enceinte là :angry:" :rire:. Bref, lorsqu'il comprend de quoi il s'agit Fab lui demande si ils ont dû attendre longtemps cette grossesse et Cédric répond: "oui ça a pris six mois, pendant tout ce temps elle a cru qu'elle était trop vieille et qu'elle ne tomberait jamais enceinte".
Ca m'a fait un peu sourire car je m'y suis reconnue. Et pourtant six mois c'est un délai tout à fait normal - voir même court - puisque la moyenne se situe entre six mois et un an et qu'on ne parle pas de problème avant deux ans d'attente. (Article de Martin Winckler sur le sujet).
Ca soulève la question de cette pression que la société met sur les femmes et que Fab et Cédric abordent rapidement. Et je me demande si ça ne soulève pas aussi la question de l'hyper-contrôle qui serait devenu une sorte de mal du siècle. J'ai l'impression qu'on grandit souvent avec l’idée que "quand on veut on peut": que ce soit pour les résultats scolaires, pour obtenir un travail ou dans ce cas, pour avoir un enfant (le slogan "un enfant si je veux quand je veux") . Résultat, lorsque certains ne parviennent pas à obtenir ce qu'ils souhaitent (ou ce qu'ils devraient souhaiter selon les critères de la société), ils passent pour des feignants, des parasites, des indignes, des faibles.

Est-ce que cet hyper-contrôle est quelque-chose qui vous parle?

@Fab J'en profite du coup pour te remercier pour ces podcast: c'est vraiment intéressant d'entendre des hommes parler de leur paternité, de découvrir leurs angoisses, leurs attentes, leurs espoirs... J'ai beaucoup apprécié ce passage sur cette pression sociétale vue par les hommes, dont je parle plus haut et j'adorerai en entendre plus à ce sujet. D'autant qu'il arrive un moment où les hommes aussi subissent cette pression (même si c'est dans une moindre mesure). Est-ce qu'il n'y aurait pas par hasard dans ton entourage, un homme qui vit ou a vécut l'infertilité, et qui pourrait nous parler de la construction de son désir de paternité et de sa façon de vivre l'attente? Et si oui, est-ce que c'est un sujet qui te semble intéressant?
 

Kettricken

Hate is always foolish. Love is always wise
13 Avril 2011
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@Mama Sara Je ne vais sans doute pas être capable de te répondre de manière très structurée mais oui, l'hyper-contrôle est quelque chose qui me parle terriblement. Comme tu le dis, à partir du moment où on a été capable de ne plus tomber enceintes quand on ne le voulait pas, on a commencé à croire qu'on maitrisait la conception. Alors que... ben non.
On est dans une société très technologique (même si les mouvements de retour vers la nature se font de plus en plus présent), qui fait qu'on n'a perdu un certain contact avec la nature et avec certaines réalités. Les tomates ne poussent pas en hiver et les bébés n'arrivent pas quand on le décide, si je puis me permettre ce parallèle.
Et oui, c'est marquant de voir que tant et tant de gens croient, comme je l'ai cru, qu'attendre 6 mois pour tomber enceinte, c'est beaucoup. Alors que c'est juste normal. Certaines tomberont enceinte en 2-3 mois, mais d'autres non et ça ne veut pas dire qu'il y a un soucis. Sinon, toutes nos arrières grands-mères auraient eu 13 enfants (comme la mienne).
Nous sommes devenus plus aptes à maitriser certaines choses, beaucoup de choses même, mais on dirait que ça nous rend sourds et aveugles à ce que nous ne pouvons contrôler.

Et cet état de fait est renforcé par le fait que nous vivons dans une société capitaliste et libérale, qui pour justifier sa violence à ériger la volonté et le choix en valeurs suprêmes. En gros, il suffit de le vouloir assez et de travailler assez dur et on peut obtenir ce qu'on veut (à l'américaine) et tout est une question de choix (donc une fois que ton bébé est là, te plains pas qu'il crie toute la nuit, après tout tu l'a choisi).
Donc quelqu'un qui vient exposer un problème sur lequel il n'a pas vraiment de contrôle, ça déroute pas mal de gens. Ils vont vouloir trouver des solutions, des explications. Ils vont avoir du mal parfois à dire "oui ça arrive, et c'est dur. Je suis désolé.e pour toi".

Je sais que de mon côté, ce parcours de désir d'enfant m'a redonné une certaine humilité. Moi qui suit dans l'hyper-contrôle souvent, je commence à admettre que la vie n'est pas aussi facile à maitriser, qu'elle est fluide, changeante et parfois, tout ce qu'il y a à faire, c'est s'adapter et prendre le bon de chaque situation.

@Fab je plussoie @Mama Sara : le sujet qu'elle propose m'intéresserait beaucoup.
Moi je sais que mon compagnon, bien que souffrant de l'attente, se met totalement en retrait, pensant que je souffre plus et que donc lui doit "être fort". Alors que j'aimerais qu'il puisse aussi exprimer ce qu'il ressent face à nos difficultés. (pas citer)
 
23 Mars 2016
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Ailleurs
@Mama Sara la notion d'hyper contrôle que tu évoques me parle beaucoup. J'ai l'impression que plus nos connaissances générales (les savoirs communs, les progrès scientifiques, les avancées sociales...) augmentent, plus il est attendu que ces avancées se traduisent par un contrôle des êtres humains sur les aspects de leur existence concernés par ces progrès.
Très clairement, dans le domaine de la fertilité, on est souvent face à un discours de type : "contraception = pas de grossesse donc pas de contraception = grossesse". Alors que c'est loin d'être aussi évident.

Concernant les injections sociétales sur l'hypercontrôle, je trouve que ça rejoint la vision libérale-capitaliste dans le sens que chaque individu devient entièrement dépendant de lui et lui-même et responsable de ce qui lui est relatif (la question des parents qui n'arrivent à pas avoir d'enfants : "qu'est-ce qu'on fait de mal ?", les dizaines et dizaines de livres, articles, sites qui recommandent des changements de mode de vie pour s'accomplir...). Notre société individualiste est propice à ce type de dérive.
 

Kettricken

Hate is always foolish. Love is always wise
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@Pinceau_ A priori, mon compagnon ne veut qu'un enfant. Au début, l'idée d'être parent d'un seul enfant me paraissait choquante, à moi qui ai été elevée avec 2 soeurs dont je suis très proches et dont la famille n'a aucun enfant unique. J'avais mis la question de côté en me disant qu'on verrait après le 1er, à moitié certaine qu'il changerait d'avis. Et en fait, c'est moi qui suis en train de changer d'avis (j'aurias ua mieux 36 ans quand j'aurais un 1er enfant donc le 2ème... bon ça reste hypothétique vu comme on galère, et les risques sont plus élevés).

L'argument de mon compagnon était d'abord écologique, puis économique (il veut pouvoir offrir le meilleur à son enfant) et finalement, il a une soeur dont il n'est pas proche du tout donc il dit ne pas voir les avantages d'une fraterie. Même s'il a fini par reconnaitre qu'en cas de coup dur dans la famille, c'est pas mal qu'elle soit là.

J'en ai pas mal parlé avec des mes amies enfants uniques. Une des deux, quand elle était enfant, aurait aimé avoir des frères et soeurs. L'autre, c'était sa hantise. Ajd, à l'âge adulte, aucune des deux ne regrette d'être enfants uniques. Une des deux veut d'ailleurs un seul enfant, avec elle aussi cet argument de pouvoir lui offrir le meilleur. D'un point de vue strictement économique, étant enfant unique d'un enfant unique, elle a deux maisons dans on héritage possible (dont une qui lui appartient déjà).
Après, toutes les deux ont des parents qui se sont remariés sur le tard et se sont retrouvées avec une grande famille par alliance. Elles n'ont pas été élevées avec mais elles ont noués des liens forts. Une des deux a un cousin qui est aussi fils unique et qui est comme un grand frère.
Ce qu'elles m'ont dit, c'est que certes, c'est parfois très dur quand un des parents va mal (une des deux est en plein dedans, peut-être qu'une fois le décès passé elle me dira si gérer la fin de vie d'un de ses parents seule lui a fait regretté d'être fille unique) mais que globalement, ce qui est important, c'est le lien qu'on crée. Avec des amis (une des deux est comme ma soeur), avec des cousins, avec des membres de la famille par alliance...

Je ne pense pas qu'on puisse prendre ce genre de décisions en voulant faire à l'avance le bonheur d'un enfant dont on ne connait pas encore les choix. Et oui, il y a toujours une possibilité que l'enfant regrette : qu'il déteste son frère ou sa soeur, ou qu'il déteste sa condition d'enfant unique. Mais c'est comme ça.

A la limite, ce qu'on peut faire, c'est prévoir autant qu'on peut sa propre fin de vie (économiquement par exemple) pour ne pas trop peser sur les épaules de son enfant. Se préparer psychologiquement à ne pas dépendre de lui. Parce que les enfants sont là pour faire leur vie, pas nous aider à finir la notre le mieux possible

EDIT : si tu ne veux pas d'autre enfant, et si on est d'accord avec l'idée qu'un enfant ne peut être heureux avec un parent malheureux, le meilleur choix pour toi comme pour ta fille est de ne plus avoir d'enfant
 

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