@Carlawn
Oui, c'est vrai qu'il y a les magazines féminins pour ados mais je n'y ai jamais trouvé d'infos vraiment croustillantes à me mettre sous la dent, j'étais super déçue
Et surtout, à l'époque je trouvais que ça se résumait pas mal à une vision très pudique, très normée du sexe, pas très propice à l'expérimentation, du style : "on a un peu mal la première fois mais c'est pas grave quand on est avec quelqu'un qu'on aime" (moi qui était terrifiée par l'idée d'avoir mal, ça ne me rassurait absolument pas, et je ne voyais pas le rapport entre l'amour et la douleur...), "un rapport sexuel, c'est une pénétration qui se termine avec l'éjaculation du garçon" (comment dire...
).
Le Cosmo de ma grande soeur était plus loquace mais encore plus normé et rempli d'injonctions contradictoires. Le sexe est vu comme une espèce d'épreuve de gymnastique avec un enchaînement de figures imposées, ce n'est pas quelque chose que tu fais librement, en faisant ce qui te plaît et en évitant ce qui ne te plaît pas, non il y a une chorégraphie à suivre si tu veux être "un bon coup".
Sinon, il y avait le Dico des filles... su-per
Finalement, j'aurais tout simplement eu besoin d'en parler, d'échanger sur le sujet, que le sexe ne soit pas un tabou si énorme avec les adultes. Avec mes parents ou à l'école, on n'allait pas au delà de "met une capote" et "attention attention il faut être prête hein et tu sais, les garçons tout ce qu'ils veulent à cet âge-là, c'est baiser alors surtout réfléchis bien". Je me souviens que pour moi, cette injonction a être "prête" n'avait strictement aucune valeur dans une société où je ressentais aussi une pression immense autour de la sexualité, où si on ne couchait pas on était une fille coincée, frigide et finalement, la nana jouait un rôle plutôt passif en acceptant tout de la part de son mec. (et oui, l'homosexualité ou toute autre variante autour de la sexualité, évidemment ça n'existait juste pas
)
Et puis, juste cette méconnaissance criante de notre propre anatomie :
Oui, c'est vrai qu'il y a les magazines féminins pour ados mais je n'y ai jamais trouvé d'infos vraiment croustillantes à me mettre sous la dent, j'étais super déçue
Et surtout, à l'époque je trouvais que ça se résumait pas mal à une vision très pudique, très normée du sexe, pas très propice à l'expérimentation, du style : "on a un peu mal la première fois mais c'est pas grave quand on est avec quelqu'un qu'on aime" (moi qui était terrifiée par l'idée d'avoir mal, ça ne me rassurait absolument pas, et je ne voyais pas le rapport entre l'amour et la douleur...), "un rapport sexuel, c'est une pénétration qui se termine avec l'éjaculation du garçon" (comment dire... Le Cosmo de ma grande soeur était plus loquace mais encore plus normé et rempli d'injonctions contradictoires. Le sexe est vu comme une espèce d'épreuve de gymnastique avec un enchaînement de figures imposées, ce n'est pas quelque chose que tu fais librement, en faisant ce qui te plaît et en évitant ce qui ne te plaît pas, non il y a une chorégraphie à suivre si tu veux être "un bon coup".
Sinon, il y avait le Dico des filles... su-per

Finalement, j'aurais tout simplement eu besoin d'en parler, d'échanger sur le sujet, que le sexe ne soit pas un tabou si énorme avec les adultes. Avec mes parents ou à l'école, on n'allait pas au delà de "met une capote" et "attention attention il faut être prête hein et tu sais, les garçons tout ce qu'ils veulent à cet âge-là, c'est baiser alors surtout réfléchis bien". Je me souviens que pour moi, cette injonction a être "prête" n'avait strictement aucune valeur dans une société où je ressentais aussi une pression immense autour de la sexualité, où si on ne couchait pas on était une fille coincée, frigide et finalement, la nana jouait un rôle plutôt passif en acceptant tout de la part de son mec. (et oui, l'homosexualité ou toute autre variante autour de la sexualité, évidemment ça n'existait juste pas
)Et puis, juste cette méconnaissance criante de notre propre anatomie :
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