Rah, ça m'énerve tellement ce que vous évoquez : les mecs qui refusent de comprendre.
Et puis franchement, quelle connerie cet argument du contact humain. Je ne vois pas pourquoi on m'imposerait un contact humain. On n'est pas dans Amelie Poulain : j'ai le droit de me promener dans la rue sans entrer en communication avec les autres. Et qu'on me dise ne serait-ce que bonjour avec une idée derrière la tête, ça m'énerve. Je suis un être humain, j'aimerais être perçue comme telle avant qu'on se dise que je suis une femme et donc il y a moyen de nouer un contact pour me draguer.
Non mais l'argument social ... Jamais ces types n'iraient faire un compliment à un mec. Ils ne le font que les femmes qu'ils trouvent à leur goût. Si quelqu'un qui n'entre pas dans leurs critères leur faisait ça, ils seraient les premiers à être dégoûtés.
J'aimerais TELLEMENT qu'ils expérimentent ce que ça fait d'être rabaissée et considérée comme ça dans un cadre aussi trivial et courant que se promener dans la rue. Ca leur rabattrait leur caquet.
(je pousse une gueulante mais boudiou, cet argument me met en rage)
Je crois qu'on tient quelque chose là. Pourquoi ne pas organiser un "faux harcèlement de rue inversé" ou quelque chose comme ça. Bien évidemment il faut se mettre à plusieurs filles pour faire ça, mais j'pense que rien que de lancer des "hey salut beau mec" sans entrer dans le trop vulgaire ou insultant, ça peut vraiment aider à leur faire comprendre. Je n'ai pas trop d'idée de comment faire pour ensuite expliquer que c'est pour du faux, que c'est pour qu'ils comprennent ce qu'on vit au quotidien - et il faut leur expliquer ça, sinon l'effet de bord risque fort d'être "vous voyez elles font pareil ouin ouin". Mais j'pense que ça peut vraiment être un moyen de leur faire comprendre.


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Bon après je dis ça, ptêtre que je me goure totalement, mais finalement ça reviendra à "se mettre dans la peau d'une Noire" pendant une journée : oui, sa vie est plus difficile que la mienne (en tant que Blanche), mais 1) est-ce que le vivre une journée me permet de véritablement comprendre tous les tenants et aboutissements des discriminations raciales ? 2) est-ce qu'il faut que ce soit nécessaire que je me mette dans la peau d'un opprimé pour comprendre ce qu'il ressent ? Est-ce que j'ai besoin de "valider" son ressenti en faisant tout pour moi aussi le ressentir ? Est-ce que je ne pourrais pas simplement la croire quand elle me dit ce qu'elle subit plutôt que remettre sa parole en doute ?


ire)... sérieusement, on se croirait revenu au XVIIIe siècle, ET ENCORE