@Rosenrot_ exactement, parce que "c'est pas grave", "c'est pour rire", "c'est pas méchant"...
Ahah mais tellement! Limite, je préfère les mecs qui reconnaissent que "les féministes sont des connasses hystériques à fuir et avec qui on peut pas baiser" : mais oui, tu as tout compris, fuis-moiCette situation me parle beaucoup trop.
Je pense que ces mecs d'une part très imbus d'eux-même et d'autre part tellement habitués à traiter les femmes comme de la merde et à ne pas tenir compte de leurs opinions qu'ils pensent que c'est pas trop important pour nous. Oh, tu me considère comme un être humain inférieur, fragile et un peu concon qui a besoin de ta protection ? Mais pas de problème, ce serait un plaisir de te fréquenter !Moi quand je disais que je voulais qu'on me respecte, c'est pas non plus très important ! Le féminisme, c'est juste un hobby, après tout, c'est pas du tout un élément déterminant dans ma vision du monde !

Ce que tu dis est vrai mais c'était la désormais désinscrite DestyNova qui avait posté une étude montrant que ce n'est pas socialement normal que les hommes ignorent ces signes et qu'en fait, le comportement indirect des femmes n'est pas juste féminin, il est socialement ordinaire.@MorganeGirly : J'ai remarqué que dans une relation où l'un des deux partis tente une approche de "séduction" (ou de harcèlement), les femmes ont plus tendance à refuser de manière détournée/implicite que les hommes. De même qu'un homme, aura plus tendance à ignorer les signaux de refus envoyé par une femme, qu'une femme ignorer les signaux de refus envoyés par un homme.
J'ai pas trouvé de vraie explication face à ce phénomène (je suppose que ça vient du fait que l'on est dans une société patriarcale où homme = dominant et femme=dominée et où par conséquent on nous a enseigné à avoir peur des hommes, et on a enseigné aux hommes à voir les femmes comme des dus) mais j'en suis venu à la conclusion que cela n'avait pas de raison d'être, et donc maintenant je remballe clairement dès le départ. Pas forcément sèchement (sauf si ça s'éternise, et là j'hésite même pas à être méchante si le mec a pas été foutu de tenir compte d'un premier refus. Je me souviens d'une méga engueulade avec un type qui me harcelait à chaque fois qu'il me voyait, au bout d'un moment je l'ai traité de gros malade complètement taré et immature qui était pas foutu de prendre en compte mon non consentement... ce qui est apparu normal pour tout mes potes -c'est lui qui s'est fait engueuler quand il est allé s'en plaindre au final-), mais je le dis clairement quoi. Et vu que j'ai la chance immense de pas traîner avec des gens trop cons, j'ai jamais eu de reproches comme quoi j'étais méchante avec les mecs qui me draguaient.
Ceci dit je reconnais que c'est une "chance" d'avoir mon caractère (hargneux et agressif dès qu'on me dit un truc de travers) et que la plupart des femmes ont plus tendance à instinctivement choisir des options détournées et non agressives par peur de représailles (de la part du mec ou de l'entourage)... et c'est absolument pas normal.
et je reconnais que ce n'est pas forcément parce que "c'est juste" que ça va régler la situation... Mais je ne trouve pas normal qu'une femme soit obligée d'avoir un comportement socialement inapproprié et agressif pour qu'on prenne en compte ses réticences dans le domaine de la séduction. Donc il n'y a pas de raisons que je "remballe clairement dès le départ" car la personne en face a en réalité toutes les cartes en main pour comprendre ce que "non merci, je préfère rester assise à boire un verre avec mes copines" veut dire.


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C'est intéressant, car je me pose une question similaire par rapport à la manière dont les mecs harceleurs/dragueurs lourds abordent les filles. La plupart du temps, c'est du tutoiement; or, dans notre culture, le tutoiement marque la familiarité, la proximité, un certain paternalisme; en même temps c'est une marque de sympathie. Je me trompe peut être, mais le fait de commencer le harcèlement par le fait de tutoyer la personne harcelée la minimise, un peu comme un enfant ( il est inconcevable de vouvoyer un petit enfant); cela montre aussi qu'il y a une relation établie avant même que la victime ai pu établir son non consentement. En revanche, quand je répond à cet abord par "Monsieur, pourquoi me tutoyez vous, vous ne me connaissez pas.", le mec maugrée comme si j'étais ( je continue dans ma réflexion) une mégère pas sympa ( vu que le tutoiement, c'est sympa, c'est cool, c'est pas bourgeois hein). En fait il y a une inversion généralisée pour que la victime devienne la méchante. Pour peu que le harceleur soit "en situation d'infériorité ou de détresse", là on est le monstre sans cœur: cf le type qui a parlé des chômeurs dans les réactions à l'agression de Jack Parker ou ce mec en fauteuil qui m'a abordée après s'être rincé l'œil ( escalator+ jupe en été)@LovelyLexy, ce que tu dis me fait penser à un truc.
J'ai eu il y a pas longtemps une discussion avec mon frère et sa copine, à propos du vouvoiement.
Lui me disait qu'il avait beaucoup de mal à vouvoyer les parents de sa copine, et donc les tutoyait la plupart du temps. Elle au contraire, fait l'inverse avec nos parents!
Et moi c'est pareil qu'elle, j'ai beaucoup de mal à tutoyer des parents d'amis, ou de copain, alors même qu'ils me le demandent. Du coup je me demande si il y aurait pas un rapport entre éducation des garçons/filles dans le sens, où les garçons auraient plus de "liberté" vis à vis du vouvoiement et de leur légitimité face aux autres.
Vous en pensez quoi?

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