@Cha_215 Je rebondis sur ton message pour développer un peu. Comme toi qu'un homme soit féministe ne me semble pas impossible ou même contradicoire avec le féminisme. C'est l'insistance à vouloir être reconnu en tant que tel qui me laisse perplexe. Peu importe l'étiquette ou le genre l'important c'est de s'atteler à lutter et pour moi c'est là que la contradiction entre en scène. Si l'important c'est la lutte féministe pourquoi se distraire avec de simples questions de terminologie? Si le but d'un homme est la fin du patriarcat pourquoi perdre du temps à débattre pour savoir s'ils sont "alliés" ou "féministes"? Ne serait ce pas une diversion qui permet de perdre le but de vue et nous (femmes féministes) user dans des débats qui concernent encore une fois les hommes?
C'est là, d'après moi, les limites d'un "militantisme de vocabulaire" qui finalement est vide de sens. Ces termes sont nécessaires à structurer la lutte mais ils ont forcément des limites et rester au stade du "méchant homme blanc cis etc..." c'est se priver d'une part importante de l'analyse. Mais je n'ai malheureusement pas de solution à proposer si ce n'est reflechir aux termes qu'on utilise comme des réalités et pas simplement des concepts politiques abstraits. Pour moi, c'est important de ne pas laisser de place à l'opresseur au sein du système que je mets en place pour m'en protéger. Je ne laisse pas le loup dans la bergerie. Est ce que pour autant je ne crois pas à l'existence d'hommes feministes? Non mais ils n'ont toujours pas leur place dans ma lutte.
Ajoutons à ça qu'être la "star" d'un système opressif n'est jamais une place enviable et vouloir absolument être au centre c'est, à mon sens, ne pas avoir compris la base de nos combats. Être une femme feministe ou une racisée politisée n'est absolument pas enviable, ce n'est jamais un plaisir. Sauf si on croit au mythe de la dictature de l'opprimé ce qui est contradictoire avec le féminisme/l'antiracisme.
(Je ne parle que de ce que je subis mais c'est sûrement vrai dans d'autres systèmes d'oppression)
C'est là, d'après moi, les limites d'un "militantisme de vocabulaire" qui finalement est vide de sens. Ces termes sont nécessaires à structurer la lutte mais ils ont forcément des limites et rester au stade du "méchant homme blanc cis etc..." c'est se priver d'une part importante de l'analyse. Mais je n'ai malheureusement pas de solution à proposer si ce n'est reflechir aux termes qu'on utilise comme des réalités et pas simplement des concepts politiques abstraits. Pour moi, c'est important de ne pas laisser de place à l'opresseur au sein du système que je mets en place pour m'en protéger. Je ne laisse pas le loup dans la bergerie. Est ce que pour autant je ne crois pas à l'existence d'hommes feministes? Non mais ils n'ont toujours pas leur place dans ma lutte.
Ajoutons à ça qu'être la "star" d'un système opressif n'est jamais une place enviable et vouloir absolument être au centre c'est, à mon sens, ne pas avoir compris la base de nos combats. Être une femme feministe ou une racisée politisée n'est absolument pas enviable, ce n'est jamais un plaisir. Sauf si on croit au mythe de la dictature de l'opprimé ce qui est contradictoire avec le féminisme/l'antiracisme.
(Je ne parle que de ce que je subis mais c'est sûrement vrai dans d'autres systèmes d'oppression)

(mais bon on sait qu'il y a comme une loi de Godwin qui fait dévier les conversations sur "ne stigmatisons pas le groupe social des hommes" quand on parle féminisme [svp donnons un nom qui lui soit propre à ce phénomène, je suis sérieuse] donc je n'irai pas jusqu'à croire que madmoizelle fut une réelle inspiration parmi tant d'autres possibles).
En fait je connais énormément d'hommes qui sont sexistes mais qui sont loiiin d'être privilégiés sur d'autres plans, c'est important de combattre leur sexisme (et pas juste de décréter que l'homme blanc cis hétéro valide et aisé est le seul responsable du sexisme, le sexisme est partout), par contre je ne m'aventurerais jamais à leur faire la moral en mode "check tes privilèges". Juste combattre leurs idées et comportements sexistes.

), et une femme agressée sexuellement dans un parking par un inconnu armé avait écrit une tribune dans un grand journal pour "expliquer" que la tentative de viol de Tristane Banon en était pas une, vu que c'était sur de la moquette avec des meubles Louis XIII (!) ou une connerie du genre
(il est très attentif aux signes implicites mais il trouve qu'il aurait l'air ridicule à demander explicitement " est ce que je peux faire ça ou ça ?" Et moi je trouve ça important !)