J'apporte aussi ma double pierre à l'édifice, dans le sens où j'ai vu des situations similaires en tant qu'élève et en tant que prof... Deux exemples en particulier:
-p'tit bout de chou de sixième dans le sens où j'étais vraiment ignorante des choses du sexe; un mec de la classe me prend pour cible, me coince contre des murs, glisse sa main sous ma jupe pour caresser mes fesses et souvent ma vulve aussi ( je ne me rappelle plus si c'était à travers ma culotte); vu qu'il est pas très bon élève et moi plutôt bonne élève, la prof d'anglais nous met à côté pour que je l'aide et il en profite pour me caresser les cuisses. En y repensant, ses gestes sont précis, et je suis sûre, avec le recul, que même si on n'avait pas Internet ( même pas en bas débit) il avait vu/appris de ses aînés des trucs. Il le fait aux autres filles, mais personne n'ose n'en parler. Faut dire qu'on est dans un collège catho dont le principe est de tendre l'autre joue ( le même élève rackettait chaque jour un autre gentil bisounours de la classe; quand on l'a amené chez le proviseur pour être grondé et recevoir des heures de colles, la prof qui nous avait a fait tout un discours comme quoi l'élève racketté aurait du comprendre la tentation qu'il représentait pour ce gamin d'une famille pauvre. Le classisme est un problème certes, mais là c'est du victime blaming!!!)
-dans ma première classe, j'avais un élève ( classe de 4ème) petit et très gamin de physique, et donc pour ses parents c'était juste un petit garçon innocent. Donc pas de contrôle parental. Donc il passait ses soirées dans sa chambre depuis des années sur Youporn, au point de m'écrire dans ses rédactions des trucs salaces et souvent dégradants pour les femmes. D'où ma réflexion par rapport à toute la problématique de l'éducation sexuelle: il y a encore des parents pour nier que leurs enfants grandissent et ont des désirs, et pour penser que l'éducation à la sexualité va leur donner de "mauvaises idées". Pour les parents de ce garçon, il était juste un tout petit, pas un adulte en formation qui ignorait totalement la notion de consentement.