Veille permanente psychophobie

25 Novembre 2013
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@Berseker En fait, je comprends même pas pourquoi tu me parles de point de vue "médical", j'ai pas un point de vue médical, j'étudie pas la médecine, je parle pas de biologie/neurologie, je parle psychologie. C'est une science différente de la médecine.

Et mon post vient juste du fait que je sens que le débat revient sur le tapis, et personnellement il m'agresse.
 
10 Décembre 2015
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@Lullabye
Je fais peut-être un abus de langage mais les maltraitances psychiatriques ( commises par des psychologues ou despsychiatres) sont rangées dans le "médical".
Le débat t'agresse, soit, j'en suis navrée. Je crois cependant que resservir tout cru le langage officiel en refusant de le discuter ou de le distancer agresse réellement des personnes ici, étant donné que sur une veille, il y a souvent des personnes concernées. Je crois que ça les renvoie à l'oppression qu'elles subissent. Ca ne signifie pas que TU es remise en cause dans le cadre de ta profession, c'est général.
Il n'est pas possible de faire une veille validiste en refusant de discuter d'un des principaux processus oppressifs.
Pour revenir à notre sujet, il est par contre toujours possible de débattre et d'argumenter, non pas dans le cadre d'une "guerre" entre soignants et soignés mais bien pour démonter l'oppression validiste. C'est bien pour ça que nous sommes là. Pour cesser nous-même de nuire ( en tant que membres de la société) et pour aider les personnes concernées ( comme pour le sexisme).
J'espère que j'arrive à me faire comprendre. Qu'en penses-tu?
 
25 Novembre 2013
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Les personnes trans, avec raison, remettent en cause les diagnostiques médicaux ET psychologiques.
Que fais-tu sur une veille validiste si tu refuses le concept même de validisme? Je ne t'accuse pas, tu fais ce que tu veux. C'est juste que je ne comprends pas.
"Avec raison", ou non en fait, c'est un point de vue. Et bon, en fait je comprends pas cet argument "les personnes trans" ?

Je comprends pas très bien ou tu veux en venir avec ta deuxième phrase non plus. Je crois que t'as pas la même définition que moi du terme diagnostique, pour moi non, un diagnostique n'est pas "validiste". Je sais pas quelle définition tu as du mot "validisme", mais c'est un terme que je n'ai jamais usé, de la façon dont tu l'as posé là, il sonnait très négatif, et de ce que je lis sur google, oui, ça signifie grossomodo faire un jugement négatif sur une personne qui a un handicap. Donc non, je ne refuse pas le concept de validisme en fait, je considère juste pas que poser un diagnostique c'est un acte validiste.

Honnêtement, je sais pas si c'est moi, mais je te trouve tellement pas claire dans tes propos, tu passes du coq à l'âne. Tu poses des concepts, on passe de la normalité, au diagnostique, au validisme, aux maltraitances psychiatriques, aux personnes trans'. Clairement, je comprends pas vraiment les messages que t'essayes de me transmettre, y'a des phrases, grammaticalement c'est correct, mais le sens m'échappe. Je pige pas où tu veux en venir, quel lien tu fais avec ce que j'ai dis, j'ai l'impression que tu transformes ce que j'écris. Je sais pas. Donc c'est peut être moi, hein.
 
10 Décembre 2015
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"Avec raison", ou non en fait, c'est un point de vue.
Je te propose d'aller sur la veille transphobie pour en parler. L'identité d'une personne n'est pas un point de vue, c'est une réalité trop souvent niée qui tue.
poser un diagnostique c'est un acte validiste
Il me semble que ça dépend de quelle base on part. Je vais prendre un exemple qui n'a rien à voir car il ne s'agit pas de validisme. Freud est le père de la psychanalyse: il est oppressif car il nie que les personnes trans ne soient pas à soigner. Et pourtant, combien de psy se basent sur ces travaux pour torturer ( je n'ai pas d'autres mots) des personnes trans car niant leurs identités au lieu de les aider à supporter la transphobie sociale?
Mise à jour @Lullabye
Je parle des personnes trans car elles sont psychiatrisées alors qu'être trans n'est pas une maladie. Et rares sont les psychiatres qui sont respectueux et inclusifs.
 
25 Novembre 2013
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Je te propose d'aller sur la veille transphobie pour en parler. L'identité d'une personne n'est pas un point de vue, c'est une réalité trop souvent niée qui tue.

Il me semble que ça dépend de quelle base on part. Je vais prendre un exemple qui n'a rien à voir car il ne s'agit pas de validisme. Freud est le père de la psychanalyse: il est oppressif car il nie que les personnes trans ne soient pas à soigner. Et pourtant, combien de psy se basent sur ces travaux pour torturer ( je n'ai pas d'autres mots) des personnes trans car niant leurs identités au lieu de les aider à supporter la transphobie sociale.
Non vraiment ce que tu me dis ça a genre 0 sens.

Mais j'ai jamais dis que les personnes trans sont un point de vue. Je comprends pas. Vraiment. C'est leur point de vue de remettre en question les diagnostiques. Ce sont pas eux qui sont un point de vue. Y'a aucune cohérence à ce que t'as compris.
La psychanalyse ne permet pas de poser de diagnostique, donc je vois pas le lien que tu fais avec ce dont on parlait.

Bref, je vais m'arrêter de discuter avec toi, parce que vraiment j'ai l'impression que c'est pas clair, que t'as envie de parler de milles choses et ça devient un capharnaüm. Et bon, moi je te comprends pas.
 
=> Je comprends absolument pas les dernières lignes du débat, à mon avis c'est un dialogue de sourds parce que vous ne parlez pas de la même chose.

@Lullabye je ne comprends pas ce que tu veux dire par le fait que 'remettre en cause les diagnostics médicaux et psychologiques" est un point de vue. Tu sembles sous-entendre qu'alors, d'autres points de vue sur la transidentité seraient tout aussi valables que celui des personnes concernées ? Je suis d'accord que @Berserker fait une erreur de raisonnement sur le fait que "les personnes trans" dans leur ensemble n'ont pas un avis homogène sur la question, cependant il me semble que pour le coup, être transgenre donne ipso facto un poids plus grand sur le domaine, vu qu'on est concerné. Et justement, c'est la pluralité des avis sur le sujet au sein même du groupe "trans" qui est à prendre en compte, et pas l'avis d'une partie de ce groupe, de préférence celui qui t'arrange le mieux.

Permets-moi de ne répondre uniquement sur ce sujet vu que c'est un des seuls que je maîtrise et sur lequel j'ai, je pense, un certain droit à m'exprimer vu ma situation personnelle. Je connais assez bien les critères qui font que je peux être diagnostiqué transgenre ou pas par un psychiatre, je les ai étudiés par le menu. Selon plusieurs de ces critères, je ne suis pas transgenre : je ne pense pas être un garçon depuis que j'ai trois ans, je n'ai aucune envie d'avoir un pénis et je ne conduis pas de camionnette en disant des gros mots (manière détournée de dire que je suis assez efféminé). Cependant j'ai quand même l'impression d'être transgenre, et je suis désolé, mais ce n'est pas au corps médical de s'auto-proclamer plus capable que moi de le dire, plus spécialiste de ma souffrance (qui elle est bien réelle) que moi-même.
 
10 Décembre 2015
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@AngelTen Richard II
Déso, je ne voulais nullement sous-entendre que toutes les personnes trans pensaient la même chose. Ce serait une essentialisation des plus regrettables. Par contre, il me semble bien que quasiment toutes les personnes transgenres qui doivent subir le parcours français officiel afin d'être assignées correctement se plaisent à dénoncer la psychiatrisation qu'elles subissent et également la maltraitance médicale proprement dite. N'hésite pas à me le dire si je me trompe. Je crois en effet que seules les personnes subissant cette horreur sont à même de peser le poids de l'horreur ( la phrase est horrible mais j'espère que tu me comprends).
@Lullabye
Comme tu le souhaites. Cependant, si je lis un propos qui est, de mon point de vue, validiste, je ne me gênerais pas pour le relever. Ca ne signifiera pas que je crois avoir à tout pris raison mais il me semble que c'est le seul moyen de progresser ensemble ( par "ensemble", j'entends la veille en général. Cela signifie aussi que j'accepte d'être reprise si je me trompe.
PS: si la psychanalyse ne permet pas de poser de diagnostic, à quel titre des psychanalystes prétendent-ils soigner les "troubles de l'identité" des personnes transgenres? J'ai connu des personnes qui ont subi ça, c'était juste vraiment horrible pour elles de batailler avec la société, leurs familles et un putain de psychanalyste.
t'as envie de parler de milles choses et ça devient un capharnaüm.
En voilà un joli jugement. Il me semble que la charte m'interdit de te répondre comme tu le fais. L'imagination, cependant, fait des miracles.
 
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Réactions : Angel.
25 Novembre 2013
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Mais pourquoi depuis tout à l'heure on parle de "transgenre", "transidentité" :dunno: ? Pourquoi c'est le centre du débat ? C'est pas exactement la bonne veille pour parler de ça...

@Lullabye je ne comprends pas ce que tu veux dire par le fait que 'remettre en cause les diagnostics médicaux et psychologiques" est un point de vue. Tu sembles sous-entendre qu'alors, d'autres points de vue sur la transidentité seraient tout aussi valables que celui des personnes concernées ? Je suis d'accord que @Berserker fait une erreur de raisonnement sur le fait que "les personnes trans" dans leur ensemble n'ont pas un avis homogène sur la question, cependant il me semble que pour le coup, être transgenre donne ipso facto un poids plus grand sur le domaine, vu qu'on est concerné. Et justement, c'est la pluralité des avis sur le sujet au sein même du groupe "trans" qui est à prendre en compte, et pas l'avis d'une partie de ce groupe, de préférence celui qui t'arrange le mieux.

Mais je ne parle pas de transidentité depuis tout à l'heure. Je vous parle de "diagnostique de maladie mentale". Je comprends pas pourquoi vous n'arrêtez pas de remettre sur le tapis cette histoire de personnes transgenres.
D'une, il y a plein de maladies mentales, de deux je ne considère pas qu'être transgenre soit une maladie mentale. Déjà, j'ai jamais étudié de loin ou de près les problèmes identitaires quelques qu'ils soient, de deux comme je suis en train de le lire sur Wikipédia, les problèmes identitaires de genres ne font plus parties des dernières classifications psychopathologiques (aka ça a été viré du DSM depuis 2 ans déjà). Le seul trouble qu'il y a désormais dans le DSM-V est la "dysphorie de genre" dont le symptôme principal est le fait de "souffrir de sa condition transidentitaire". Donc actuellement, excuse-moi de te contredire, mais non le "corps médical" ne peut pas poser de diagnostique pour dire telle ou telle personne est ou n'est pas transgenre... La nuance c'est qu'elle peut poser un diagnostique de trouble, parce qu'il y a une souffrance générée.

Donc oui, remettre en cause les diagnostiques, c'est un point de vue, c'est une opinion, ça veut dire qu'on ne croit pas ou qu'on n'est pas d'accord avec ces sciences là. Je comprends pas en quoi c'est pas clair que ce soit un point de vue :dunno:. Donc je sous-entends rien de plus que ça, depuis tout à l'heure moi j'essaye de vous parler de troubles mentaux au sens large, et je sais pas pourquoi vous parlez juste de transgenre, transidentité, qui ne sont même plus considérés comme des troubles mentaux par la "haute" communauté scientifique. Officiellement, ce n'est pas une catégorie diagnostique.
Donc après, y'a certainement des gens qui considèrent encore que c'est un trouble d'être une personne transgenre, et il y a eut des gens qui ont considéré que c'est un trouble vu que c'était dans le DSM, mais je pense que ces questions ont plus leur place sur la veille qui leur correspond, pas ici :dunno:.

@LullabyePS: si la psychanalyse ne permet pas de poser de diagnostic, à quel titre des psychanalystes prétendent-ils soigner les "troubles de l'identité" des personnes transgenres?
Bah je sais pas, je suis pas dans leur tête, je sais pas ce qu'elles ont étudié, je sais pas sur quoi ils/elles se basent :dunno:. La psychanalyse c'est pas de la psychopathologie. Ca ne classifie pas les troubles. C'est un ensemble de concepts et de théories. Disons que s'il y a un trouble, ça va chercher à l'expliquer, à le comprendre sous différents aspects. C'est une approche, une façon de voir les troubles et la psychée de l'humain.
Mais les classifications psychopathologiques sont athéoriques, elles ne font pas intervenir de psychanalyse, ni de systémie ou de tcc etc. etc.

En voilà un joli jugement. Il me semble que la charte m'interdit de te répondre comme tu le fais. L'imagination, cependant, fait des miracles.
Je vois pas trop en quoi la charte m'interdirais de répondre ce que je te réponds :hesite:. Je pense que j'ai le droit de dire que je ne te trouve pas claire et que tu fais appelles à mille concepts et que pour moi ce que tu dis est peu compréhensible. Et si c'est un jugement, soit, oui, vu que c'est ce que je pense, c'est un jugement. Je crois pas en cette idée qu'on puisse vivre sans juger, tout est source d'opinion.
J'ai pas pigé le lien avec l'imagination.


Vraiment, je relis les pages d'avant, je comprends pas le débat là. On parlait de réalité/perception, donc logique de la notion de délire, d'hallucination, et d'un peu nulle part on finit par parler de "transgenre" et "transidentité".
Pour moi, il y a un fil qui s'est perdu quelque part.
Du coup j'ai l'impression que vous avez soulevez un autre débat, du genre "la psychophobie envers les personnes transgenre car des gens (dont du corps psy) considèrent encore que c'est une maladie mentale". Sauf que bah, c'était pas le débat de base, et c'était pas de ça que je parlais :hesite:. Donc hein oui, c'est psychophobe, c'est intéressant d'en parler, c'est logique qu'un débat évolue d'un sujet à un autre, mais là y'a eu un maillon manquant quelque part selon moi...
 
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@Lullabye
Je parlais de personnes transgenres parce que c'est pile poil le cas ( je ne parle pas de toi) où la conception de la réalité ( perçue de manière majoritaire avec l'équation sexe=genre) permet de maltraiter et de poser de mauvais diagnostic sur les personnes au motif de "perception de la réalité altérée" ( sous-entendu minoritaire) ( beaucoup de psychiatres sont très nocifs également de ce point de vue là. C'est pour cela que des listes de psy safes tournent). Je trouve cette exemple très parlant mais il me semble que c'est aussi le cas pour certaines personnes autistes ( le spectre autistique est large).
Et encore une fois, ce n'est pas toi en tant que personne ou professionnelle qui est attaquée.
 
25 Novembre 2013
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@Lullabye
Je parlais de personnes transgenres parce que c'est pile poil le cas ( je ne parle pas de toi) où la conception de la réalité ( perçue de manière majoritaire avec l'équation sexe=genre) permet de maltraiter et de poser de mauvais diagnostic sur les personnes au motif de "perception de la réalité altérée" ( sous-entendu minoritaire) ( beaucoup de psychiatres sont très nocifs également de ce point de vue là. C'est pour cela que des listes de psy safes tournent). Je trouve cette exemple très parlant mais il me semble que c'est aussi le cas pour certaines personnes autistes ( le spectre autistique est large).
Et encore une fois, ce n'est pas toi en tant que personne ou professionnelle qui est attaquée.
C'était sûrement le chaînon manquant qui faisait que je comprenais pas les liens :hesite:.

Après disons que je voyais pas le débat initial posé par @AngelTen Richard II comme tel. Parce que là c'est disons, une réalité "abstraite", enfin conceptuelle plutôt. Moi j'évoquais plutôt la notion de réel, donc de réalité "matérielle". Là disons que pour moi c'est pas la notion de réalité qui rentre en compte, mais plus la notion de "norme sociale". Après, c'est juste qu'en psychologie, le terme de "réalité", il n’apparaît pas du tout pour les aspects sociaux, donc il y a peut être une grosse déformation professionnelle de mon côté qui fait que j'ai du mal à vraiment comprendre les liens que vous faîtes avec les personnes transgenre. La notion de réalité, en psychologie elle intervient vraiment de par son côté "matériel", avec l'idée d'objets (objets au sens large : choses, personnes etc.), donc elle intervient juste dans les questions de symptômes psychotiques comme les délires, les hallucinations, la déréalisation. Ce qui n'a strictement aucun rapport avec un aspect vraiment social, ou les personnes transgenre, ou même cette idée de majorité/minorité, et donc l'idée de norme.
En fait, je vais reprendre ce dont moi je parlais initialement. Il n'y a pas réellement d'idée de minorité versus majorité dans un délire, parce que je pense pas qu'on puisse parler de minorité quand il s'agit d'un individu seul. Une personne psychotique a un symptôme qui lui est propre, les délires partagés sont extrêmement rares. Une personne qui a des hallucinations, ses hallucinations lui sont propres. Certes d'autres personnes peuvent avoir des hallucinations, mais il s'agira d'autres hallucinations. Ce que je veux dire c'est qu'imaginons qu'une personne a une hallucination de type visuelle et voit une personne sur le pas de sa porte, logiquement on peut demander au monde entier, personne d'autre ne verra cette personne. Parce qu'il s'agit d'une hallucination, qui par définition est une perception altérée de la réalité, puisque c'est une perception sans objet à percevoir. C'est difficilement discutable. Si une personne vous dit qu'elle voit en face de vous une petite fille, et que vous ne voyez rien, vous allez vous posez des questions.
Une psychose, selon les symptômes, selon la psychose, c'est plus ou moins flagrant, et perceptible. Après il peut y avoir des erreurs de diagnostique quant à la nature de la psychose (voire même qu'on soit dans un état-limite). Parce que les limites sont parfois floues, parce qu'il y a des différences inter-individuelles. Mais ce qui caractérise une psychose ça reste que le rapport à la réalité est déformé, "anormal". Ce qui va intrinsèquement se manifester par de la souffrance ou un problème d'adaptation à son environnement.

Après, il y a la question du fait qu'on chercher à ce que ces individus "guérissent" ou du moins qu'ils s'adaptent à leur environnement, et non que l'environnement s'adapte à eux. Je pense que c'est un débat beaucoup trop large vu la pluralité des psychoses, et vu que chaque cas est différent. Et je pense aussi que concrètement ce n'est pas possible vu que par principe, ils évoluent dans une réalité différente que personne d'autre qu'eux ne peut tout à fait saisir. Pour reprendre l'exemple des hallucinations visuelles, ce serait difficile de pouvoir rentrer en contact avec elles puisqu'on ne les voit pas. Puis le second point, c'est que beaucoup de psychoses génèrent de la souffrance pour le sujet. Les hallucinations sont rarement gentille. Le délire paranoïaque est souvent dévastateur pour une personne. Le délire érotomaniaque va générer aussi de la souffrance pour autrui.
Je crois que le rôle du psychologue c'est de faire en sorte comme je le disais, que la personne puisse vivre aussi harmonieusement que possible avec son trouble, qu'elle puisse s'épanouir au mieux dans les différents domaines de sa vie, qu'elle puisse par exemple dompter ses hallucinations et les rendre moins agressives, ou essayer de calmer ses pensées délirantes ou du moins de les accepter. L'idée principale ça reste d'essayer de retirer la douleur, pas forcément le symptôme ou le trouble en soi, mais la souffrance que ça génère principalement. C'est pour ça qu'un individu peut très bien vivre avec une psychose stabilisée.

Maintenant pour en revenir aux exemples des personnes transgenres ou autistes. Je pense pas qu'on fasse appel à cette réalité matérielle, il n'y a pas de déformation de la réalité matérielle, il n'y a pas de symptômes délirants, on ne rentre pas dans le cadre de psychoses. Et pour moi, d'ailleurs, c'est pas le même "problème" qui se pose.
Pour les personnes transgenres, disons qu'ils sont minoritaires, et vus comme anormaux par certains, mais ça fait rentrer plutôt cette notion de norme sociale. Et c'est plutôt leurs valeurs, leurs idées, leurs opinions, qui sont différentes de la majorité des gens. Je parlerais pas vraiment de perception de la réalité différente, ni altérée. Disons qu'ils ont des conceptions différentes de la majorité.
Et pour les personnes autistes, c'est plutôt leurs interactions avec la réalité qui est différente. Je ne crois pas que leur perception de la réalité matérielle soit altérée, ou alors peut être dans le sens de l'intensité :hesite: Mais c'est surtout la façon dont ils interagissent avec les objets, les personnes, qui est différente des personnes on autistes. Par exemple, là ça a beaucoup plus de sens d'essayer d'adapter l'environnement à une personne autiste. Le mieux, selon moi, c'est sûrement de faire les deux, d'essayer que la personne autiste s'adapte un peu mieux à son environnement, et que son environnement s'adapte mieux à elle.
Après le spectre autistique est très large, c'est aussi un continuum entre un peu tous les troubles, et entre le pathologique et le "normal". La question reste toujours de savoir si la personne est épanouie, si elle est suffisamment adaptée dans son environnement pour être bien et ne pas souffrir.

Un diagnostique ça ne se pose pas comme ça. Psychologue ou psychiatre ne viennent pas dans la rue poser des diagnostiques aux gens qu'ils croisent. Les personnes leur sont adressées, donc c'est qu'il y a une raison quelque part, une souffrance ou un manque d'adaptation, pas forcément un trouble au final. Mais ça me parait pas cohérent qu'une personne transgenre se prenne un diagnostique (comme "trouble de l'identité sexuelle") comme ça, de nulle part. Je suppose que si il/elle vient consulter, c'est que quelque chose à la base ne va pas. Après, bien sûr qu'un jeune peut être adressé par ses parents. Mais un psy est sensé faire la part des choses, si c'est juste les parents qui veulent que le gamin consulte alors qu'en soit lui n'a aucun soucis, c'est juste eux qui ont un problème avec lui, il n'a pas à suivre le jeune. Peut être qu'il peut suivre la famille pour résoudre le conflit, mais ça s'arrête là. Je pense pas qu'aux personnes transgenre, mais aussi aux personnes homosexuelles, ou mêmes aux ados rebelles, ou aux gamins un peu actifs.
Mais si une personne transgenre vient consulter parce que voilà, elle souffre, du regard des autres, du fait qu'on ne l'accepte pas, du fait qu'elle ait des difficultés à se comprendre soi-même ou que sais-je, le psy est censé l'aider à aller mieux, pas à lui faire changer son identité et le maltraiter (et encore moins lui coller un diagnostique inexistant).

Enfin, je sais qu'on ne vit pas dans un monde de bisounours dans le domaine psy. J'ai tendance à penser qu'il y a beaucoup de réac' chez les psychanalystes pures, et qu'il y a beaucoup de psychiatres qui ne sont pas psychologues. Il y a sûrement beaucoup de psychophobie chez les psychanalystes. Je sais pas, c'est l'idée que je me fais. Après je généralise pas, tous psychanalystes et psychiatres ne sont pas mauvais, et tous psychologues ne sont pas parfaits. Mais je sais que dans la réalité de la psychiatrie, ça peut être compliqué....

Disons que ce qui est commun à tous ces cas (personne transgenre, autiste, psychotique) c'est l'idée de l'acceptation, parce que ces personnes sont "différentes". Après je trouve qu'on ne peut pas mettre sur le même plan ce qui pour moi constitue un trouble comme l'autisme ou une paranoïa, avec une identité sexuelle/de genre. Etre une personne transgenre, c'est pas une pathologie quoi. La pathologie c'est peut être la dépression que ça peut engendrer à cause de la connerie humaine (aka, les gens qui ne les acceptent pas). C'est problématique de penser que c'est une pathologie d'être une personne transgenre ou [insérer toutes les autres identités de genre, et toutes les sexualités].
 
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@Lullabye e
On ne parlait en effet pas de ma même chose, il faut dire que le sujet est vaste.
Par rapport aux hallucinations, tu pourras peut-être m'apporter un renseignement ( mais c'est HS par rapport au sujet de la veille). Comment un professionnel fait la part des choses entre une hallucination ( qui a une source pathologique) et une croyance? Je pense à certains mystiques qui ont eu des apparitions, aux personnes qui disent voir un mort proche alors que le deuil est effectué depuis longtemps.
Sinon, pour revenir à l'autisme, magré les difficultés, je me demande si c'est toujours une pathologie selon les personnes:hesite: ( je croyais que ce smiley se rongeait les ongles :d ).
Certes, il y a la diificulté des relations inter-personnelles mais j'ai l'impression, de l'extérieur , que ce n'est pas forcément si simple et que parler de pathologie dans ces cas-là peut être particulièrement blessant ( là, je rapporte en fait la parole d'une personne ).
Je ne parle pas de validisme à proprement parler ici mais il me semble quand même que ça peut y jouer ( selon les cas ) un rôle.

Mise à jour:
C'est bien toi qui parlait de dysphorie de genre classée dans le DSM? Afin d'éviter tout nouveau malentendu, j'ai cherché ce que cela signifiait dans le monde médical. Je vais citer wikipédia ( je me rends compte que cette source n'est pas fiable :) ):
"Le terme spécial de « dysphorie du genre » désigne un diagnostic à part attribué par les psychologues et médecins pour décrire les individus significativement mécontents (dysphorie) du sexe qu'ils possèdent depuis leur naissance, ou du rôle qu'ils possèdent à cause de celui-ci. La cinquième édition du Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux utilise le terme de « dysphorie du genre » plutôt que celui de « trouble de l'identité sexuelle ». Le DSM-5 utilise le terme d'« incongruence de genre » pour une meilleure identification et moins de stigmatisation3.
Si je comprends bien, la dysphorie de genre est classée comme pathologie mais y-a-t-il une réelle différence avec ce qui était vu comme un "trouble de l'identité sexuelle" ( cette association de mots est vraiment transphobe) ou n'est-ce qu'une précaution oratoire? "Incongruence", c'est que ce n'est pas "convergent"? Si c'est le cas, je trouve ça aussi très transphobe: ça présuppose que sexe et genre sont intimement liés.
Je sais que je suis HS par rapport au validisme car, comme tu l'as fait remarqué à juste titre, être trans n'est pas une maladie mais vu que j'ai évoqué le sujet par rapport au sujet de départ, je pose la question ici pour y clore le truc. Je changerais de topic sur ce point si vous le souhaitez.
 
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Je suis un peu HS, mais concernant les diagnostics qu'on pose au hasard, j'ai été traitée pour une schizophrénie qu'il avait été prouvé que je n'avais pas (par le même psychiatre) :dunno:

(Ça n'avance pas le schmilblick, mais j'ai vu vraiment beaucoup de psychophobie dans les institutions psychiatriques, de la part des soignants, et quasi-systématisée - avec des systèmes de punition en cas de "mauvais comportement" et autres.)
 
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