Ce que j'aime pas dans ce débat, et c'est pour ça que je pense que je vais partir, c'est qu'on arrive vite à ses espèces de jugements que je trouve terribles, sur la psychologie, les psychologues, et la psychopathologie. On en revient toujours à cette idée que les psychologues/psychiatres ça met des gens dans des cases, que d'un côté pour eux il y a les gens malades et de l'autres les gens normaux. Que c'est pas bien de poser des diagnostiques, qu'on vient remettre en cause la question de la normalité etc.
Alors que la réalité de ce qu'on nous apprend est différente. La question de la normalité c'est l'un des premiers trucs qu'on aborde. La normalité c'est pas pour nous ce concept dichotomique : les gens normaux vs les gens pas normaux. C'est un concept qui se base sur un continuum, et c'est comme ça qu'on l'aborde et pas autrement. Peut être qu'il y a des cons qui l'abordent autrement, mais on n'est pas sensé faire ses deux cases puisque ça n'a pas de sens.
On est très sensible aux différences intra et inter-individuelles. On se contente pas de voir une personne et de le mettre dans une case. Même si on pose un diagnostique, on sait qu'un diagnostique n'est que le reflet du noyau central d'une maladie si je puis dire, mais qu'autour tout va varier d'une personne à une autre, parce qu'une maladie reste une interaction de plein de facteurs.
Et oui, on pose des diagnostiques, qui sont basées sur des données chiffrées, des observations cliniques, des études. On ne le fait pas simplement pour mettre les gens dans les cases, on le fait parce que ça a une utilité pour le patient (et oui, on ne le fait pas non plus automatiquement...), ou pour nous aider à aider le patient.
Et personne ne va venir questionner les diagnostiques médicaux, mais alors les diagnostiques psychologiquees, oulala, attention quoi, mon dieu on met des gens dans des cases, c'est pas bien, c'est "validiste".