Veille Permanente Sexisme

23 Décembre 2012
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20anspasses.wordpress.com
Pour les avortement de "confort" je ne pense pas que ce soit si rare. La définition que j'en ait eut c'est "quand la personne à les moyens de s'occuper du futur enfant mais avorte quand même", donc c'est juste une personne qui avorte parce qu'elle n'a pas envie d'enfant (pas tout de suite ou pas du tout). Le problème c'est que ça pose leur problème, personne n'a à se justifier pour avorter.
Le problème c'est aussi l'emploi du terme "confort" qui donne l'impression que c'est quelque chose d'agréable voire qu'on peut chercher volontairement parce qu'on aime bien (comme l'autre députée qui avait parlé d'avortement plaisir, je sais plus qui c'était) et ça sous-entend aussi que c'est alors que dans l'idéal ça devrait l'être mais ça ne l'est pas toujours tant que ça ; et puis dans notre culture ya toujours un côté méprisant au mot "confort" associé à un mode de vie parce que la difficulté, la souffrance pour faire "ce qui est juste" est valorisée et que le confort parait donc égoïste et sans envergure. Donc en tant que féministe, on ne devrait pas le reprendre en disant que c'est "pas si rare" je pense.
C'est certes vrai que les cas que tu décris sont courants mais les désigner par "confort" est là où ça pose problème. Ce sont simplement "des choix". Donc les avortements de confort n'existent pas, les avortements "par choix" oui.

@Canapé C'est super dur quand ta famille ne comprend pas tes passions voire s'en moque. Je pense qu'on a tous eu ce moment de grosse grosse incompréhension avec ses parents, d'autant plus douloureux qu'on ne réalise pas forcément toujours à quel point ils sont différents de nous.
Mais si tu as l'impression que ton père écoute souvent, que les réactions de ta mère ont l'air de ne pas forcément approuver son réflexe, ça vaut la peine de prendre le temps d'expliquer. Peut-être qu'il refusera d'écouter au début, qu'il se moquera encore. Mais il y a de fortes chances qu'il y réfléchisse par la suite, parce que ça vient de toi et qu'il voit que ça te touche.
S'il est entouré de gens qui pensent comme ça, qu'il baigne dans ce discours, c'est pas étonnant qu'il ait ce genre de réflexe agressif. Et comme beaucoup de mecs dont on remet en cause les privilèges, il réagit par la défensive, comme si tu l'attaquais personnellement, qu'il devait protéger son petit pré carré. Mais tu peux tenter le coup et il y a de bonnes chances qu'il évolue petit à petit si tu lui montres combien son réaction est injuste (et sexiste, et un peu irrationnelle en fait) et qu'en plus ta mère ne va pas dans son sens.
 
3 Mai 2013
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Bordeaux
Le problème c'est aussi l'emploi du terme "confort" qui donne l'impression que c'est quelque chose d'agréable voire qu'on peut chercher volontairement parce qu'on aime bien (comme l'autre députée qui avait parlé d'avortement plaisir, je sais plus qui c'était) et ça sous-entend aussi que c'est alors que dans l'idéal ça devrait l'être mais ça ne l'est pas toujours tant que ça ; et puis dans notre culture ya toujours un côté méprisant au mot "confort" associé à un mode de vie parce que la difficulté, la souffrance pour faire "ce qui est juste" est valorisée et que le confort parait donc égoïste et sans envergure. Donc en tant que féministe, on ne devrait pas le reprendre en disant que c'est "pas si rare" je pense.
C'est certes vrai que les cas que tu décris sont courants mais les désigner par "confort" est là où ça pose problème. Ce sont simplement "des choix". Donc les avortements de confort n'existent pas, les avortements "par choix" oui.

Oui oui, je suis d'accord. Je me suis mal exprimée :sweatdrop: Le terme avortement de "confort" est péjoratif parce qu'il sous-entend qu'on a pas le droit d'avorter si on est pas en situation de détresse. Je voulais juste dire que le fait d'exiger qu'une personne ne soit pas en mesure d'élever un enfant pour qu'elle puisse avorter et qu'on qualifie d'avortement de "confort" le fait qu'une personne décide d'interrompre une grossesse parce qu'elle ne souhaite pas la mener à terme est révoltant et moralisateur.
 
Dernière édition :
3 Mai 2013
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@SuperGeekette
Pour moi, l'avortement de confort, c'est "elles prennent l'avortement en pilule", ce sont des flemmardes (c'est ce que j'entends, pas ce que je pense) et à mon avis; ce n'est pas fréquent (et heureusement vu les problèmes pour se faire avorter).

Ah oui, c'est sûr que dans ce cas c'est pas banal. En plus un avortement plus confortable qu'une contraception :rire:
 
7 Janvier 2011
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On m'a posé une question sur la possibilité de porter plainte après un viol, et je n'ai su que répondre. Ça se passe dans une résidence universitaire. Une étudiante a été violée par un étudiant. Elle a refusé de porter plainte. Mais elle le vis très mal (dépression, TS). L'auteur est identifié, mais pas inquiété (puisqu'il n'y a pas de plainte). La directrice du centre se demande donc si il est possible pour elle de porter plainte à la place de la jeune fille ?
(Je précise que je suis parfaitement consciente que ça soulève de nombreuses questions éthiques, et, personnellement, je ne suis pas sûre que ça soit une solution. Mais le fait est : le violeur court toujours, et rien ne l’empêche de recommencer. D'où la question : est ce qu'il y a juridiquement moyen de faire quelque chose ?)
 
L

Loo-kat

Guest
@Canapé :hugs:La désillusion familiale c'est ce qu'il y a de plus décevant :sad:

EDIT : je ne suis pas sûre que cette phrase veuille dire quoi que ce soit, elle est pas juste du tout en fait, mais l'idée y est :fleur:
 
Dernière édition :
Exactement @AngelTen Richard II ! Ou comment s'autocensurer et risquer de louper des trucs. Une question (si elle te gêne dis moi le :fleur:) mais comment as-tu fait pour dépasser ce cap soit comprendre et accepter que ce que tu ressentais était de l'amour ?

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C'est quelque chose dont on parle peu je trouve dans le militantisme LGBT mais qui est vraiment important parce que c'est en quelque sorte la base : la difficulté à s'accepter soi-même.

Et je pense que si certain-e-s n'ont aucun problème avec leur propre identité et orientation - ou font comme si ils n'avaient aucun problème - beaucoup on encore du mal à s'accepter. A accepter que non, on sera jamais une fille/un garçon cisgenre/hétéro, qu'on ne sera jamais ce que la société attend de nous et nous lance à la tronche, qu'on devra toujours vivre avec cette discrimination. C'est d'autant plus important que c'est la seule grosse discrimination qui apparaît souvent plus tard, à l'âge adulte, c'est le seul élément aussi intime de nous, qu'on découvre par soi-même, et qui fait l'objet d'une sorte de culpabilisation, d'un tel secret, et la plus grosse focalisation de la société humaine est sur l'amour, la sexualité, le genre et tout ça. Le fait qu'on soit une femme/un homme (dans le cas cisgenre), qu'on soit d'une certaine couleur, qu'on soit d'une certaine religion etc... n'est pas quelque chose qu'on découvre sur soi, qu'on doit "avouer", et qu'on a autant peur de montrer. Et même si on sait, soi-même, qu'on a pas le choix d'aimer qui on aime, que ça vient tout seul, et même si par ailleurs on va jusqu'à militer pour des droits des homos - d'ailleurs, peut-être que mon militantisme précoce était révélateur, je m'identifiais - on a du mal à l'admettre pour soi-même. C'est un peu le même problème que les parents qui, quand c'est chez les autres, ça va - c'est quand c'est chez les autres que c'est plus dur.
Et je trouve ça important d'en parler, parce que je pense qu'il existe une part non-négligeable de gens, surtout des ados, qui ressentent un mal-être non pas parce qu'ils sont mal traités par les autres à cause de leur homosexualité, mais parce qu'ils sont mal à l'aise eux-mêmes face à elle. Et c'est aussi pour ça qu'il faut répéter, peut-être encore plus que pour d'autres discriminations : c'est POSSIBLE d'aimer des gens du même sexe que soi, c'est NORMAL (dans le sens "vous n'êtes pas cinglés, pas une exception et pas une bête de foire), c'est AUSSI BIEN que d'aimer quelqu'un du sexe différent. C'est OK si tu veux être une fille, c'est OK si tu veux être un garçon, tu n'as rien d'étrange, tu n'as rien d'exceptionnel et tu n'as rien d'inférieur.

(milles excuses pour le roman)
 
22 Janvier 2013
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Merci pour le lien ! Tu penses que cela s'applique dès l'origine, dès les homo erectus ? L'article cite des exemples plus récents et je ne parviens pas à comprendre quand cette construction commence en fait.

Je dois dire que, ce qui m'énerve dans ce doc, c'est que cette remarque vient après qu'ils aient parlé d'un homo erectus vieux ( sans dent, dépendant des autres donc) et ils vantaient les caractéristiques sociales de la tribus, et ce vieux restant au camp, assisté des autres. Et résumer la partie du camp restant par "les femmes" ça m'agace, même s'il s'avérait que la chasse pour X raison était masculine.
Tiens, ça tombe bien, je viens de voir que Catherine Vidal revenait sur ces idées reçues des hommes préhistoriques qui chassaient pendant que les femmes restaient à l'entrée de la grotte: écouter à partir de 30 mn. Ce qui confirme ce que je supposais: on a pas assez de données pour le savoir.
 
20 Mai 2011
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@SuperGeekette
Pour moi, l'avortement de confort, c'est "elles prennent l'avortement en pilule", ce sont des flemmardes (c'est ce que j'entends, pas ce que je pense) et à mon avis; ce n'est pas fréquent (et heureusement vu les problèmes pour se faire avorter).
Oui, dans la bouche des gens parlant d'IVG de confort, c'est une expression qui désigne(rait) les femmes qui utiliserait l'avortement comme d'un moyen de contraception.
Par exemple, chez le FN, on nous dit que :
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Bref, si vous avez la foi, vous pouvez aussi checker tous les articles du site du Front National qui sont labellisés sous le terme de IVG, pour savoir ce qu'ils en pensent, c'est sympa :lunette:[/SPOILER]

Bref, donc en 2012, l'Express avait publié cette interview de Nathalie Bajos qui nous dit en bref :
  • 220 000 avortements / an
  • plus d'une femme sur trois entre ses 17 et 50 ans
  • deux tiers utilisaient une contraception
  • un tiers n'avait pas de rapports sexuels réguliers et pensait n'avoir aucun risque de tomber enceinte
  • "Les 3% de femmes qui n'utilisent pas de contraception sont souvent dans des situations d'extrême précarité et n'y ont pas accès"
  • 33% de grossesses non prévues (estimation) (contre 60% dans les années 1960) (baisse provoquée par la contraception)
  • pourquoi autant d'IVG : "les normes sociales de la bonne maternité ont changé" = relation stable + âgée
Et parce que les chiffres, c'est cool (:ninja:) :
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Dernière édition :
14 Novembre 2007
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Paris
On m'a posé une question sur la possibilité de porter plainte après un viol, et je n'ai su que répondre. Ça se passe dans une résidence universitaire. Une étudiante a été violée par un étudiant. Elle a refusé de porter plainte. Mais elle le vis très mal (dépression, TS). L'auteur est identifié, mais pas inquiété (puisqu'il n'y a pas de plainte). La directrice du centre se demande donc si il est possible pour elle de porter plainte à la place de la jeune fille ?
(Je précise que je suis parfaitement consciente que ça soulève de nombreuses questions éthiques, et, personnellement, je ne suis pas sûre que ça soit une solution. Mais le fait est : le violeur court toujours, et rien ne l’empêche de recommencer. D'où la question : est ce qu'il y a juridiquement moyen de faire quelque chose ?)

Lorsque la victime ne porte pas plainte, on peut demander au Procureur de la République de saisir lui-même la justice.
 
17 Septembre 2014
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Grenoble
Je ne savais pas trop si je devais poster ça dans la Veille permanente homophobie, mais l'article a pas mal de vieux relents de bon vieux sexisme, donc je l'ai mit ici, mais rien n'empêche de le faire suivre aussi sur la Veille permanente homophobie, hein.

Je cite les passages qui m'ont posé le plus problème (Après coup, je me rends compte que j'aurais carrément pu copier/coller tout le texte) :
"Elle [l'homosexualité féminine] est moins l’objet d’un rejet et de moqueries que l’homosexualité masculine. Elle est aussi moins courante. Elle est plus secrète, moins militante."
"Tout au plus, les hommes penseront que deux lesbiennes vivent une relation un peu infantile qui évoluera dans le temps vers l’hétérosexualité, car elles sont passagèrement déçues des hommes. (...) Mais aussi, elle est acceptée par une grande partie des hommes car cela les fait fantasmer : ils se feraient alors facilement voyeurs…"
"L’on peut distinguer en général deux catégories de femmes vivant dans l’homosexualité : les « viriles ou butch », et les « féminines ou fems »." PAIE TON PUTAIN DE CLICHE BORDEL.
"Le premier groupe est constitué de femmes qui ont généralement été élevées comme de véritables garçons manqués, ou ayant été entourées de certains modèles féminins très traumatisants, durant leur enfance. Elles (...) concurrencent les hommes en étant volontaires, combatives, dominatrices "
"Deux femmes qui vivent en couple sont des personnes qui ont choisi à un moment donné de leur existence de devenir indépendantes des hommes." Parce que l'orientation sexuelle se choisit, hein, c'est bien connu. Puis c'est vrai que c'est tellement plus commode l'homosexualité : la société l'accepte si bien.
"Notons qu’à l’intérieur du couple lesbien, il y a une forte tendance à la fusion et à la surprotection. Les deux partenaires se sentent obligées de tout se raconter et de tout partager, sans qu’il ne puisse subsister aucun secret. " Wtf ? Ca sort d'où ça ?
"Le lien amoureux entre deux femmes contient des éléments de la relation primaire entre une mère et sa fille. L’une des femmes aura des attitudes maternelles, l’autre des attitudes infantiles." Si on suit leur logique de prendre tout les préjugés comme des références : c'est pareil avec les relations hétéros non ?
"Beaucoup de femmes à préférence homosexuelle ont été abusées par leur père ou un autre homme. " ... Pardon ?


http://www.oserenparler.com/lhomosexualite/feminine/
 

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