@AprilMayJune
Une des raisons pour laquelle ce n'est pas mis en place, c'est, je pense, que ce serait extrêmement complexe.
Dans le corps d'une personne reglée, c'est une suite d'action et rétroaction entre plusieurs parties du cerveau et avec les ovaires qui vont petit à petit modifier le taux d'hormones relâchées dans le sang. Les œstrogènes agissent sur l'hypothalamus, qui va modifier le taux d'hormones qu'il envoie à l'hypophyse, qui va modifier le taux des différentes hormones envoyées aux ovaires, qui vont modifier la quantité d'œstrogènes produits qui vont rétroagire sur l'hypothalamus etc. Et tout ça se fait de façon assez "lisse", fait qu'on a une belle variation en cloche et pas une variation en créneau de châteaux forts...
Pour reproduire une telle variation en cloche avec un apport externe, il faudrait un patch qui modifie le taux d'hormones diffusé chaque heure, ou bien les prendre par voie orale en prenant un taux différent chaque heure... Ptetre qu'un jour on saura faire des genres d'implants "connectés" qui permettent de faire varier le taux d'hormones relâchées heure par heure... Mais dans l'état actuel des choses, c'est pas faisable. Donc je pense que le monde médical s'est simplement dit :
1) c'est ultra ultra complexe à faire (et lourd pour la patiente) ;
2) c'est pas spécialement utile.
=> on laisse tomber.
Par contre c'est étonnant que personne ne t'ais parlé avant des effets psychologiques des hormones ! Les hormones sexuelles (œstrogènes et androgènes) sont des antidépresseurs naturel (ce qui explique le changement d'humeur chez une personne réglée au moment où le taux est au plus bas du cycle). Du coup, quand tu modifie les hormones, c'est logique que ça joue sur l'humeur... Et pareil sur la libido, tout le monde (mon médecin, les autres meufs hormonées que je connaissais, internet...) m'avaient prévenue qu'il y aurait très certainement une baisse massive de ma libido (ce qui n'as pas manqué d'arriver !)
Du coup c'est étonnant que personne ne t'ais prévenue avant...
Mais je te rejoins totalement sur le fait que les gens (à la fois le corps médical, les gens autour et souvent pas mal de personnes trans elleux-même) se focalisent sur le côté "acquisition des caractères sexuels secondaires" et oublient totalement les autres dimensions qu'il peut y avoir...