@AprilMayJune il me semble que Sophie Labelle a fait une réponse sur le sujet (je n'ai pas lu en entier, mais en résumé l'idée est que les brimades subies en tant que garçon efféminé annulent le privilège masculin)
Je trouve que c'est une question qui mérite d'être approfondie. J'ai récemment lu un texte sur les différentes masculinités et leurs interactions et notamment la masculinité "subordonnée" c'est à dire qui sert de repoussoir (donc ces personnes masculines socialement mais qui ont des caractéristiques rejetées par le modèle de masculinité hégémonique). L'exemple donné était celui des hommes homosexuels considérés comme efféminés donc en rapport de subordination avec la masculinité hégémonique.
De là on peut en déduire qu'en fait les femmes trans grandissent non pas comme garçons "hégémoniques" mais comme "garçons subordonnés" ?
Je pense qu'il faut avoir ce genre de réflexion sur le sujet de manière sérieuse. Je me souviens que l'autrice de Trans Girl Next Door disait qu'elle ne se serait sans doute pas lancée dans une carrière d'artiste free lance si elle était assignée fille à la naissance parce qu'on l'aurait éduquée à moins prendre de risques, donc on a les deux revers de la pièce. Je pense que le sujet mérite donc réflexion et ça soûle de le voir pollué par des réflexions sur la place des femmes trans dans le féminisme (ce n'est pas forcément le cas dans la vidéo que je n'ai pas vue, mais on voit avec les radfem et terfs ce que ça peut donner comme idées si la réflexion est trop simpliste et mal faite). Car objectivement c'est une bonne question et je pense aussi qu'il faut la mener conjointement avec les hommes trans et aussi les nb et même les LBT car cette question de socialisation les concerne de près aussi.