Pour ma part, étant de confession musulmane et citoyenne française je ne comprends pas que l'on puisse encore tenir de tel discours. Je suis pour la laïcité, celle dont le synonyme est l’impartialité ou la neutralité de l’Etat à l’égard des confessions, qui doit permettre le vivre ensemble en acceptant les différences, mais non pour celle qui tend à supprimer les religions de la scène publique et faisant de ce principe partie intégrante de la devise française.
Le port du voile est avant tout un choix personnel, c'est un acte mûrement réfléchi et doit être l’aboutissement d’une quête spirituelle, loin des stéréotypes de soumission de la femme ou d’imposition culturelle traditionnelle (bien que je ne nie pas qu'il existe encore malheureusement des cas de voile "subit", porté par pur tradition, par effet de mode ou encore vu comme un véritable signe identitaire...). Mais bon nombre de femmes musulmanes le considèrent désormais comme source de libération et non plus d’oppression. Personne ne peut contraindre une femme à mettre le voile, et de la même façon personne n’a le droit de l’obliger à l’enlever, cela va à l’encontre des droits les plus élémentaires de chacun.
L’université est un lieu où toutes les cultures, les civilisations et les richesses se rencontrent, se côtoient et se mélangent tout en ayant la possibilité d'avoir les mêmes conditions d'accès à l'apprentissage et de réussite et ce peu importe ce qui nous différencie. Et c'est, certes, un espace public, mais n'en reste pas moins non obligatoire et les valeurs méritocratiques priment sur toute discrimination religieuse, politique ou philosophique.
La crainte du voile comme facteur de prosélytisme, argument avancé lors des débats entourant l’interdiction du voile en école primaire, collège et lycée, n’a pas lieu pour des étudiants majeurs et responsables.
Et le fait que les attentats aient été autant médiatisés, avec l’ampleur et les amalgames que cela ait pu susciter, a fait que selon moi beaucoup se sont naturellement laissés guider par des peurs infondées et la vague d'islamophobie qui en découle en fait visiblement un terrain polémique favorable pour certain(ne)s...Quoiqu'il en soit, le voile ne cesse de questionner et de déranger tant il est chargé de préjugés et de stéréotypes, et pour cause il est le symbole par excellence de "l’asservissement de la femme au service de l’homme." Preuve en est de constater encore aujourd'hui que, trop souvent dans l’inconscient collectif -et loin de moi l'intention de généraliser- le voile n’a d’autres fonctions que "d’enfermer" et de "restreindre" la femme musulmane dans le cadre de l’espace privé; il est synonyme d’oppression et accusé d'obscurantisme tant il dégraderait "l'image de la femme libre et émancipée que l'on a mis tant d'année à bâtir... " Mais concrètement, qu'est-ce qu'une femme libre et émancipée si cette dernière ne peut décider quoi porter en toute âme de conscience sans que le gouvernement patriarcal et idéaliste ne vienne fixer des limites dès que cela ne correspondrait pas aux "normes" ?
Le voile n'a, du moins pas à ma connaissance, posé aucun problème au sein de l’enseignement supérieur mais visiblement la secrétaire d’Etat au droit des femmes estime qu’il n’a pas sa place. L’idée est donc bien de fermer les portes de l’apprentissage à toute femme musulmane voilée désirant s’instruire, qui devront donc renoncer à leur liberté de conscience et d’exercer leur culte pour avoir le droit d’accéder aux savoirs, d’étudier, de travailler ou tout simplement vivre en société.Voilà bien là un bel exemple d’intolérance qui stigmatiserait encore un peu plus la communauté musulmane. Car remettre en question le port du voile à la faculté reviendrait à exclure des centaines d’étudiantes d’une carrière professionnelle et par conséquent d’un revenu, d’un statut social valorisant et replacerait a fortiori la femme dans un rapport de dépendance vis-à-vis de petits boulots (et encore...), de sa famille ou même de son mari... Et donc logiquement pour aider la femme voilée « soumise », pour son bien, fermons-lui les portes de l'université !
Ce substrat islamophobe nauséabond sur fond de misogynie est selon moi des plus rétrogrades pour l’émancipation intellectuelle, professionnelle et économique des femmes.
Le port du voile est avant tout un choix personnel, c'est un acte mûrement réfléchi et doit être l’aboutissement d’une quête spirituelle, loin des stéréotypes de soumission de la femme ou d’imposition culturelle traditionnelle (bien que je ne nie pas qu'il existe encore malheureusement des cas de voile "subit", porté par pur tradition, par effet de mode ou encore vu comme un véritable signe identitaire...). Mais bon nombre de femmes musulmanes le considèrent désormais comme source de libération et non plus d’oppression. Personne ne peut contraindre une femme à mettre le voile, et de la même façon personne n’a le droit de l’obliger à l’enlever, cela va à l’encontre des droits les plus élémentaires de chacun.
L’université est un lieu où toutes les cultures, les civilisations et les richesses se rencontrent, se côtoient et se mélangent tout en ayant la possibilité d'avoir les mêmes conditions d'accès à l'apprentissage et de réussite et ce peu importe ce qui nous différencie. Et c'est, certes, un espace public, mais n'en reste pas moins non obligatoire et les valeurs méritocratiques priment sur toute discrimination religieuse, politique ou philosophique.
La crainte du voile comme facteur de prosélytisme, argument avancé lors des débats entourant l’interdiction du voile en école primaire, collège et lycée, n’a pas lieu pour des étudiants majeurs et responsables.
Et le fait que les attentats aient été autant médiatisés, avec l’ampleur et les amalgames que cela ait pu susciter, a fait que selon moi beaucoup se sont naturellement laissés guider par des peurs infondées et la vague d'islamophobie qui en découle en fait visiblement un terrain polémique favorable pour certain(ne)s...Quoiqu'il en soit, le voile ne cesse de questionner et de déranger tant il est chargé de préjugés et de stéréotypes, et pour cause il est le symbole par excellence de "l’asservissement de la femme au service de l’homme." Preuve en est de constater encore aujourd'hui que, trop souvent dans l’inconscient collectif -et loin de moi l'intention de généraliser- le voile n’a d’autres fonctions que "d’enfermer" et de "restreindre" la femme musulmane dans le cadre de l’espace privé; il est synonyme d’oppression et accusé d'obscurantisme tant il dégraderait "l'image de la femme libre et émancipée que l'on a mis tant d'année à bâtir... " Mais concrètement, qu'est-ce qu'une femme libre et émancipée si cette dernière ne peut décider quoi porter en toute âme de conscience sans que le gouvernement patriarcal et idéaliste ne vienne fixer des limites dès que cela ne correspondrait pas aux "normes" ?
Le voile n'a, du moins pas à ma connaissance, posé aucun problème au sein de l’enseignement supérieur mais visiblement la secrétaire d’Etat au droit des femmes estime qu’il n’a pas sa place. L’idée est donc bien de fermer les portes de l’apprentissage à toute femme musulmane voilée désirant s’instruire, qui devront donc renoncer à leur liberté de conscience et d’exercer leur culte pour avoir le droit d’accéder aux savoirs, d’étudier, de travailler ou tout simplement vivre en société.Voilà bien là un bel exemple d’intolérance qui stigmatiserait encore un peu plus la communauté musulmane. Car remettre en question le port du voile à la faculté reviendrait à exclure des centaines d’étudiantes d’une carrière professionnelle et par conséquent d’un revenu, d’un statut social valorisant et replacerait a fortiori la femme dans un rapport de dépendance vis-à-vis de petits boulots (et encore...), de sa famille ou même de son mari... Et donc logiquement pour aider la femme voilée « soumise », pour son bien, fermons-lui les portes de l'université !

Ce substrat islamophobe nauséabond sur fond de misogynie est selon moi des plus rétrogrades pour l’émancipation intellectuelle, professionnelle et économique des femmes.
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Mais je comprends ton agacement