Bon bah bilan de ce 10 km, couchée à 4h la veille je n’en attendais pas monts et merveille, mais finalement j’ai fait 2 min de mieux que pour mon précédent 10 km (We own the night), soit 51’53. Je me suis aussi rendu compte qu’à force de faire des sorties de 45 min tranquillou (soit 7-8 km), je me suis sentie bien pendant 45 min environ… et j’ai cru mourir sur la fin. J’ai l’impression que je suis à un stade où si je veux progresser, il faudrait que passe à la vitesse supérieure (fractionné, sorties plus longues…), Pendant la course, j’ai appliqué ma technique préférée : repérer une fille qui court un peu plus vite que moi, et la pister comme le pire des pervers un soir de pleine lune en tentant de me caler sur son rythme. En l’occurrence, je me suis complètement fait distancer au km 8, mais je remercie cette inconnue athlétique qui m’a boostée à l’insu de son plein gré.
Sinon, absurde, le staff Nike nous avait promis une surprise à la fin de la course et en fait tadaah « Vous avez le droit de courir un km supplémentaire », mais ce qui était un peu bizarre c’était que pour ceux qui allaient jusqu’au km 11, le km 10 n’était pas chronométré, et vu que je voulais voir si j’avais fait mieux que la dernière fois (et que j’avais franchement envie de mourir) j’ai laissé tomber.
Doit-on pour autant se réjouir des éventuels effets positifs de l’effort sur mon organisme ? Que nenni ! Pour compenser cette perte calorifique, je me suis fait une journée à thème « du gras plein les artères », avec en guest star une gaufre au nutella, un napolitain, un repas de midi gargantuesque pris à 16h, une dizaine de toastinettes (j’ai une relation amour-haine avec ces petits post it comestibles) et un repas du soir à 19h30 avec un burger maison (ou une timide tomate-bonnasse donnait péniblement le change à une toastinette, du bacon, un steak cuit dans le beurre et des échalotes). D’ailleurs, le Dieu des Bonnasses m’a punie, je me suis ébouillantée avec de la polenta ce midi.
Désolée pour le pavé et plein de courage à toutes celles qui n’ont pas le moral, l’entrée dans l’automne est toujours pénible, mais bon c’est une jolie période au niveau des paysages pour celles qui font du sport en plein air, il y a des bons trucs à manger (courges ! marrons ! les clémentines qui reviendront bientôt etc…) et c’est toujours un peu motivant, keep it up girls !