Veille permanente psychophobie

25 Novembre 2013
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@Salpêtre Ça se questionne, je suis pas sure que ce soit psychophobe en soit, et le côté sexiste peut s'interroger aussi :hesite:.

Je m'explique.
Si on remet le texte de façon purement neutre (sans genre spécifique), ce n'est pas psychophobe en soit, c'est une conférence sur un trouble psychologique en fait. Je ne sais plus le nom, mais il y a un trouble psy* qui consiste à essayer de faire croire aux autres qu'on a une grosse maladie, notamment en attaquant son propre corps. Donc là, tout le questionnement est intéressant. On comprend que ça va aborder les causes, sûrement une approche psychanalytique de ce corps.
J'ai retrouvé : c'est le trouble factice.
Je comprends la logique de le classer dans la perversion, même si strico-sensu c'est pas une perversion sexuelle. Mais il y a un truc morbide, donc je comprends pourquoi on peut l'assimiler à une sorte de perversion.
Personnellement, je pense qu'une telle conférence doit être intéressante, c'est pas un trouble qu'on étudie vraiment en psycho', j'en ai même jamais entendu parler dans mon cursus pour être honnête, car c'est pas un trouble majeur et vraiment connu.
Bref pour moi, c'est pas psychophobe, ça éclaire juste les questionnements qui vont être posés lors de cette conférence et qui font parfaitement sens au vu du trouble.

Ensuite, peut être que l'aspect qui vous choque c'est "certaines femmes", "elles". J'avoue que ça donne peut être l'impression que ça touche beaucoup de femmes, presque même toutes les femmes. Mais je me demande si d'un point de vue scientifique ce serait juste pas parce que ce trouble touchent en grande majorité les femmes ? Je sais pas, peut être pas, et là c'est assez sexiste d'orienter la conférence que sur les femmes. Mais par exemple, il y a des troubles comme l'anorexique ou la boulimie qui touchent dans la grande majorité des cas, des femmes (la prévalence est de 90%). J'ai pas les données, mais c'est possible que le trouble factice touchent aussi presque exclusivement les femmes :dunno:.
L'autre possibilité non purement sexiste, c'est que le conférencier considère que les hommes et les femmes n'ont pas les mêmes mécanismes, mêmes processus etc. pour ce même trouble, que l'expression est différente, et donc que là il n'aborde que cette maladie chez les femmes. Comme je le dis, ça m'a l'air d'être psychanalytique comme conférence, donc c'est pas très étonnant si une distinction est faite entre les hommes et les femmes.

Bref, tout ça pour dire que je pense vraiment pas que cette conférence vient dire "regarder les femmes elles dupent les médecins et s'inventent des symptômes".

Edit : en fait c'est le titre qui pose problème. Il est pas complet du tout, et il laisse sous-entendre en effet, que les femmes sont des perverses qui dupent les médecins. C'est bête quand même.
 
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Réactions : Angel.
30 Janvier 2015
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@Lullabye Je veux bien, mais ce n'est pas neutre, sa rédaction est orientée. "duper" et "manipuler" ce n'est pas neutre, encore moins quand on y colle aux femmes (puisque c'est un topos). Surtout après le truc de faire reconnaître ça comme une maladie. Si ça voulait parler du trouble factice en particulier, ça l'aurait dit. C'est un cours, pas une conférence mystique dont il faut deviner le sujet. Y voir le trouble factice, c'est déjà sortir d'une lecture neutre et interpréter, et je ne vois pas bien pourquoi cette interprétation serait plus logique. C'est possible, je ne dis pas, mais personnellement, ça ne me saute pas aux yeux.

Et s'il s'agit du trouble factice, eh bien, ce n'est pas inventé non plus, c'est bien un trouble dont "ces femmes" souffrent, pas un truc fait par plaisir pour emmerder les médecins.

Ce qui me choque, ce n'est absolument pas de parler de l'automutilation chez les femmes. C'est de placer ça sous l'invention de symptômes et la manipulation. Je me répète, mais le trouble factice n'est évoqué nulle part, ça parle juste d'automutilation. Il n'y a clairement pas que le titre qui laisse penser que ces femmes sont perverses et dupent les médecins, puisque ce sont aussi les mots du texte d'explication.

Mais c'est bien parce que je ne sais rien de la conférence que je demandais si quelqu'un-e comptait y aller. Notamment pour que les principales concernées aient leur mot à dire ou qu'on puisse le relayer, parce que je te confirme que les psy* (et les soignant-e-s en général) ne sont absolument pas formé-e-s sur la question de l'automutilation et que ça a de réelles conséquences (refus de soin, sutures à vif, moqueries, chantage et, oui, je parle du corps médical). Et que cette idée de manipulation par l'automutilation est présente partout, qu'on nous la colle tout le temps sans jamais chercher un peu plus loin. Et que, ça aussi, ça a des conséquences graves.
 
25 Novembre 2013
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@Salpêtre Non mais je suis d'accord avec toi, si on n'a pas la lecture que j'ai eu, c'est vraiment questionnant. Et si j'ai la bonne lecture, je comprends pas pourquoi c'est indiqué nulle part qu'il parle du trouble factice.
Après, si on prend vraiment cette idée qu'en fait il parle du trouble factice, les termes "duper", "manipuler" n'ont vraiment rien de choquant. C'est ce que font les personnes malades, elles mentent, essayent de te faire croire qu'elles sont malades, se créé des symptômes (en s'automutilant donc).

Après, moi ça m'a sauté aux yeux, parce que ma mère a eu ce trouble. On l'a pas officiellement diagnostiqué mais bon, une personne qui se fait de fausses brûlures sur le corps à coup de cigarette et qui cherche à faire croire à son entourage qu'elle a le cancer, ça rentre pas mal dans la catégorie. Donc du coup je connaissais déjà ce trouble, et ma lecture a été facilement orienté. Ça m'a paru évident.
La seconde raison, c'est que c'est une université de psychologie notamment, ça me parait totalement invraisemblable qu'ils sortent une grosse conférence psychophobe et misogyne. Ca a par contre du sens qu'ils traitent d'un trouble bien particulier.

Donc je sais pas, honnêtement, il y a quand même un truc qui cloche quelque part. Après peut être que le texte d'internet du site de l'université n'est pas complet :hesite:. Il faudrait voir le programme de la conférence ou les affiches :hesite:. Je sais pas.

Edit : Je viens de fouiller le net. En fait déjà il fait tout un ensemble de conférences sur la perversion. C'est axé psychanalyste comme je le pensais.
Ensuite, en fait il a traité de "la perversion au féminin", et l'idée c'est vraiment "certaines femmes". Il s'agit d'études de cas sur différents troubles, notamment le trouble factice. Donc l'étude est notamment axée sur des concepts psychanalytiques qui ont tendance à différencier l'homme et la femme.

Il a écrit un livre en fait, et la description plus complète c'est ça :

"Pourquoi certaines femmes portent-elles atteinte à leur corps au point de mettre leur vie en danger – provoquant des anémies, des pertes massives de sang, s’automutilant ? Pourquoi faut-il qu’elles fassent reconnaître ces atteintes comme une maladie – et par conséquent qu’elles dupent et manipulent les médecins ? Pourquoi faut-il qu’elles aillent physiquement mal pour pouvoir aller bien (ou en tout cas pas trop mal) sur un autre plan ? Pourquoi cette passion à duper l’autre ? Ce livre, à la façon d’un récit, campe le portrait de ces femmes. À travers le récit de cas, il raconte comment, dès le XVIIe siècle, des médecins ont pressenti dans d’extrêmes faiblesses physiques, des souffrances mentales. Comment des médecins, puis des psychiatres, ont tenté de comprendre ces femmes, d’élaborer des catégories interprétatives : anorexie, pathomimie, syndrome de Münchausen, de Lasthénie de Ferjol. Comment aussi la littérature a influencé ces théories médicales, psychiatriques, psychopathologiques, psychanalytiques. Et comment cette étonnante articulation de l’atteinte du corps, de la duperie de l’autre et de la féminité ne trouve aucune résolution ou expression définitive, si ce n’est une hypothèse psychanalytique : la perversion ne serait pas propre au masculin, elle pourrait aussi être féminine – la position de ces femmes en serait le signe."

En fait, j'avais plutôt raison. Il traitent de troubles qui sont presque exclusivement féminin, c'est pour ça qu'il parle de "perversion au féminin". C'est pas du tout dans le sens, "seule les femmes sont des perverses", la preuve en est avec sa dernière phrase notamment, mais dans le sens de la prévalence, "ces troubles sont -presque- seulement exprimée par les femmes".
De la même façon que certains aspects de la perversion sont plutôt liées aux hommes, comme ce qu'on appelle les "pervers-narcissiques".

Après, on peut le voir aussi dans un extrait de son livre ici, il dit "Ainsi s’introduit ce mal — anorexies « vraies », pathologies « factices » (Münchhausen, Lasthénie de Ferjol, pathomimes, etc.)". Il ne considère pas que ce sont de fausses maladies, mais l'idée principale c'est que la souffrance physique, les symptômes physiques, sont créés par la patiente, parce qu'elle va pas bien psychologiquement.
Et le terme "automutilation" doit vraiment être pris au sens large, pas juste se faire des coupures, c'est tout ce qui signifie se blesser le corps, donc arrêter de manger, se faire vomir, se cogner, se créer des marques sur le corps.
Je pense que le grand intérêt, c'est qu'il met en parallèle les pathomimes (les troubles factices) et l'anorexie, car il doit y avoir des similitudes dans la compréhension clinique/psychanalytique. Comme je le disais, il y a une mutilation du corps aussi dans l'anorexie, c'est un trouble qui touche beaucoup le corps, l'image du corps, et la féminité aussi.
Après je sais pas si c'est clair pour vous ça, parce que ce sont des concepts que moi j'ai étudié.
 
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@Lullabye Sans la précision qu'on parle du trouble factice, les termes sont choquants. Et violents. Si je lis la descriptions, certaines femmes = celles qui s'automutilent (parmi les femmes, certaines portent atteinte à leur corps et pas parmi celles qui portent atteinte à leur corps, certaines manipulent – c'est quand même très différent). Pas celles qui souffrent d'un trouble factice. C'est une université, pour une conférence. Ils ont une responsabilité dans la manière dont ils écrivent les choses, dans la manière dont ils les présentent et les enseignent.

Qu'une université de psycho sorte une conférence psychophobe et misogyne, moi, ça ne m'étonne pas spécialement. Être psy* ça ne met pas à l'abri de biais psychophobes.

Edit : personnellement je vois très bien le lien entre l'automutilation et les TCA (au niveau de l'auto-destruction et du comportement addictif, je suis même actuellement en train d'écrire un truc dessus - point de vue malade sur ce coup, puisque j'en ai marre que les pro parlent à ma place). Mais ce n'est pas précisé dans l'objet de la conférence. Tout comme les troubles factices.
 
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@Salpêtre J'ai jamais dis qu'elle était neutre ma lecture :hesite:. J'ai juste dit neutre dans le sens "sans genre", pas neutre = objective.

Honnêtement je pense que tu cherches un peu la petite bête. Je veux dire je comprends qu'à la base, on peut se questionner, mais maintenant qu'on a pris la peine de fouiller 2min, on voit bien de quoi traite réellement cette conférence et en quoi finalement elle n'est pas misogyne ou psychophobe (à priori, on n'a pas le contenu non plus). Même si ce serait bien hein, dans le monde actuel que les choses soient claires, ça reste que bon, les universités sont pas hyper connues pour avoir de super sites web. Il y en a plein qui ne mettent pas les choses à jours, qui laissent des liens morts, qui changent pas les années dans leur document, donc raccourcir un texte de présentation d'une conférence, ça va dans le sens du reste. C'est de l'administration de fac, et c'est toujours mal géré. Mais je comprends, ça devrait pas être comme ça. Puis bon, ils se foulent pas, parce qu'une personne lambda n'est pas censé tomber là-dessus par hasard non plus en fait. Déjà, c'est une suite de conférence, donc quand t'as vu les premières, tu sais à quoi t'attendre, et tu te doutes que le mec est pas devenu psychophobe et misogyne en 2s. Même s'il s'agit d'une conférence, d'un cours public, ça vise pas le monde entier, ça reste orienté pour un public qui s'intéresse à la psychologie, à la psychanalyse, qui a déjà un oeil averti sur ces questions.

Par contre je suis pas hyper d'accord avec toi pour la partie sur le fait qu'une université pourrait faire une conférence psychophobe. Un psy n'est pas à l'abri d'être psychophobe, ça je te l'accorde totalement. Mais faire une conférence dans une université, ça requiert plus d'un individu, donc il y a une sorte de brainstorming ou du moins d'une réflexion de plusieurs individus sur le sujet, sur le contenu de la conférence, quel public ça va viser, quelles sont les intentions, les buts d'une telle conférence. Ça me parait assez protecteur d'une dérive psychophobe.
Je sais pas :hesite:. Je me dis qu'un individu isolé, un intervenant, peut, au sein d'une conférence faire une intervention avec des propos psychophobes, sexistes ou autre, mais le thème général de la conférence ça me parait plus compliqué.
 
30 Janvier 2015
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@Lullabye Autant pour moi, j'avais mal compris la lecture neutre. Je vais éditer du coup.

Pour le reste, j'ai déjà expliqué ce qui me posait problème, et qui ne disparaît pas avec le texte entier (que j'avais déjà lu). Je ne vois pas pourquoi le brainstorming éviterait les biais psychophobes, mais je n'y étais pas : je ne peux pas dire si ça l'est. Des conférences sexistes, ça existe. Je ne suis vraiment pas convaincue que les institutions soient versées dans les questions de psychophobie. Mais peut-être que je me trompe.

Bref, si quelqu'un-e y va, je suis preneuse d'un résumé.
 
25 Novembre 2013
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Je ne suis vraiment pas convaincue que les institutions soient versées dans les questions de psychophobie. Mais peut-être que je me trompe.

Bah disons que les institutions liées à la psychologie se doivent quand même d'avoir un certain recul sur la psychophobie. L'UFR de langues il va pas trop se questionner, mais l'UFR de psychologie quand même quoi, parce que les individus qui le composent, qui vont créer ces conférences notamment, sont psy* donc ont des connaissances qui font qu'ils sont conscients de la psychophobie, ils sont logiquement moins susceptibles d'être psychophobes.
Après, je sais pas trop comment ça fonctionne, pour être honnête dans ma fac il n'y a pas de cours publics gratuits comme ça. Il y a beaucoup de conférences mais elles font toujours appels à plusieurs intervenants, souvent ça s'étale sur un week-end, donc il y a vraiment un brainstorming commun. Et pour les cours dispensés à la fac, c'est pareil, c'est une plaquette réfléchie par un ensemble de psychologues, de docteurs en psychologie. Je trouverais ça quand même très douteux si Rennes 2 n'a pas contrôlé un minimum ce que va dire ce monsieur, je pense qu'en amont, certains ont quand même étudié un peu son travail, comprendre ce qu'il va dire dans ses cours publics.
 
25 Novembre 2013
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@Hubertine. Je suis pas sure qu'on ait un quelconque contrôle sur notre dossier médical. Et la psychiatrie fait partie du domaine médical.

En tant que tel, ça me parait 'logique' qu'un psychiatre ait accès au dossier psychiatrique des patients, parce que s'il y a des antécédents psychiatriques, ça va lui permettre de mieux aider la personne en face ; de la même façon qu'un médecin généraliste a aussi accès à ton dossier médical pour ce qui est somatique.

Après, je comprends qu'on soit contre aussi, je vois aussi le problème.

Bref, je t'apporte pas d'informations désolée. Je sais juste que de façon pratico-pratique, on donne jamais l'autorisation pour quoi que ce soit concernant le dossier médical, les praticiens en font ce qu'ils en veulent, les données sont sur des serveurs bien spécifiques. C'est même toujours la croix et la bannière pour que nous on arrive à avoir notre propre dossier... Et comme la psychiatrie ça relève de la médecine, je suppose que le dossier psychiatrique fonctionne pareil, je me demande s'il est même pas inclue dans l'autre :dunno:.
 
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Réactions : Calleigh.
25 Novembre 2013
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@Hubertine. Tiens
Dans la réalité des faits, les médecins travaillent avec le secret partagé. Médecins et psy*. Et dans la réalité des faits, personne ne demande jamais rien au patient, même pour les maladies et soins purement somatiques.
Je comprends ton ressenti, mais d'un point de vue personnel je trouve ça fort de dire que le secret médical a été violé. Disons que par rapport à la loi, la réglementation, il a été violé, mais par rapport à la réalité pratique, les praticiens fonctionnent avec ce secret partagé et les informations que tu lui as donné n'ont pas été donné à n'importe qui, mais bien à un autre professionnel.
Enfin, je me souviens surtout qu'on a eu cette discussion en cours, et que le secret médical a beaucoup de limites et peut être un large frein aux soins.

Maintenant, la question que je me pose c'est est-ce que tu as signé un papier dans ce CMP ? Lors de ta première consultation, ou bien par la secrétaire ? Par principe, les CMP sont constitués d'une équipe pluridisciplinaire, et il y a donc un échange rien qu'au sein de cette équipe, il y a notamment des réunions de transmission, de discussion, sur les patients, et tout fait aussi partie du secret partagé. Et très souvent dans ce genre d'institution, on fait signé au patient une sorte de règlement, ou de lettre d'information, et ça mentionne ça.
 
18 Avril 2012
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C'est vrai que d'un point de vue de patient.e, c'est chiant, mais d'un point de vue de professionnel.le, on peut pas faire autrement... Imaginons qu'une personne a un accident et doit être hospitalisée : il faut que le personnel médical sache facilement et rapidement que cette personne prend ou a pris des neuroleptiques ou tout autre traitement psychiatrique. Il faut aussi que quand une personne se rend chez un nouveau psy, que tout le travail qu'elle avait fait avec l'ancien psy ne soit pas remis à zéro, qu'il y ai un compte-rendu de ce qui doit être su (pour ma mère par exemple c'est extrêmement important puisqu'elle ment à ses psy et dit des choses à l'un qu'elle ne dit pas à l'autre). C'est aussi important que pour un médecin lambda.
Après, ça reste quand même du "secret médical" : ça reste dans ton dossier. Quand Machin a des hémorroïdes, c'est marqué dans son dossier et tout praticien qui aura à faire à lui sera au courant, mais même si c'est gênant ça reste entre professionnel.les; ici c'est pareil :happy:
De plus -je te le dis au cas où tu ne le saurais pas-, il y a des limites au secret professionnel, notamment si ta vie ou celle de quelqu'un d'autre est en danger. Mais je suis d'avis que tout ça devrait être dit de manière claire aux patient.es, parce que sinon on se sent trahi, en effet...
 
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Réactions : Rosenrot_ et Calleigh.
25 Novembre 2013
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Tu trouves ça fort, d'un point de vue personnel j'estime que tu n'es pas concernée, et si chaque ressenti est par essence subjectif je n'ai pas demandé un quelconque avis là-dessus.
Ça reste que j'ai le droit de le donner. On a souvent des débats ici, sur des thèmes divers et variés, donc jusque là, j'ai le droit de donner mon avis sur le secret médical, sur la façon dont moi je vois les choses.

D'ailleurs @Lunafey il me semble que tu fais aussi des études en psycho ? de ce fait tu es au courant aussi.
La psychologie, c'est pas exactement la psychiatrie, on n'est pas forcément spécifiquement au courant des réglementations qui gouvernent les psychiatres.

rassurez-moi c'est quand même cloisonné et accessible que par des psychiatres ces comptes-rendus ?!
J'en doute. Surtout au sein d'un CMP.

Pour te décrire la réalité des soins dans les institutions, toute l'équipe à accès aux dossiers des patients, parce que c'est un outil nécessaire pour le soin en fait. Les stagiaires psy* ont accès aux dossiers, pour te donner un ordre d'idée. C'est pas fait dans le désintérêt du patient, c'est le contraire.

Par contre, de ce que m'ont transmises mes collègues en psycho de leur stage, le dossier n'est pas le recueil des entretiens des patients :hesite:, ça, ça me parait être le point vraiment le plus aberrant. Le dossier c'est plutôt l'ensemble de tes symptômes, des diagnostiques qui ont pu t'être posé, les traitements médicamenteux, les thérapies que tu as pu avoir, les séjours en institutions, et peut être des explications étiologiques.
 

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