Ah, ce débat m'a fait pensé à une nouvelle question. Est-ce que, pour les végétalien.ne.s ou les vegans ça vous dérange de manger avec quelqu'un qui mange du fromage par exemple?
Je vais encore être un peu radicale dans mon côté végé-cool, mais ça ne me dérange pas du tout ^^. Je comprends que ça puisse en choquer par contre, mais ça doit venir de ma propre histoire par rapport au végéta*isme :
J'ai découvert le végéta*isme en habitat collectif avec des végétariens et des végétaliens. En fait c'était une colocation associative, bref, on vivait là tous ensemble. Je n'étais pas encore végé. Sauf qu'ils étaient hyper énervants, du genre à dire : "Tu as un ANIMAL MORT dans ton assiette", dès que je mangeais quelque chose, refuser de s'asseoir avec moi, etc. C'était vrai, ce qu'ils disaient, mais ça me butait plus qu'autre chose. Du coup pendant les années qui ont suivi, malgré mon intérêt pour le végétarisme, je ne voulais pas devenir végé car dans mon esprit ça renvoyait à ça

Je sais que c'est un peu idiot, mais j'ai vraiment l'esprit de contradiction (au fond de moi se cache une petite fille butée !

) et je n'aime pas qu'on me dise quoi faire et surtout quoi ne pas faire. J'ai fini par devenir végé, mais plus tard - et je pense honnêtement que j'ai "perdu" des années de végétarisme potentiel à cause d'eux.
J'ai des amis qui sont devenus végé à leur tour à mon contact et à celui d'autres amis de notre bande, et j'ai l'impression que ce qui les a convaincu, c'est plus de nous voir nous éclater avec de la trop bonne bouffe qu'on cuisinait dans des soirées qu'on organisait. Si les omnis "ouverts" voient que ce qu'on mange est bon et nous rend heureux, ils peuvent être intéressés ! Et ça peut prendre longtemps avant de donner des résultats, parce que le végéta*risme demande une longue réflexion, une éducation (> réaliser qu'il faut tuer les veaux pour produire du lait) et même une déséducation (aux goûts, etc...). Personne n'est sorti tel le Dieu Végé de l'utérus de sa mère : laissons chacun tracer son chemin, surtout quand il s'agit d'hommes et de femmes de bonne volonté.
C'est pour ça que personnellement je n'apprécie pas trop les comportements de type "refuser de manger avec quelqu'un qui mange de la viande ou du fromage", déjà parce que ça implique de se couper de 99% des gens autour de nous, dont notre famille - et je ne pense pas que ce soit souhaitable -, mais surtout parce que pour moi, le végéta*isme est une grande joie quotidienne que j'ai envie de faire partager ! Donc pourquoi se rendre malheureux et rendre malheureux pour quelque chose qui nous fait nous sentir aussi bien ?