Roxane E
Avatar by Patate_masquee
Je ne poste pas très souvent ici mais je pose ma petite pierre à l'édifice de "la pureté militante c'est contre-productif".
Je ne suis pas et n'ai jamais été vegan, mais par contre j'ai arrêté complètement la viande depuis plusieurs années. Je n'ai pas encore sauté le pas d'arrêter le poisson, mais j'ai par contre essayé de ne pas céder à la faciliter de juste remplacer mon volume de consommation de viande par un volume de consommation de poisson. Donc je n'en mange pas vraiment plus qu'avant.
Je me sens un peu coupable de ne pas "faire plus", mais en fait ben je fais déjà beaucoup comparé à la grosse majorité des gens qui m'entourent. Et en plus je suis TDAH non-diagnostiquée donc acquérir de nouveaux réflexes de cuisine, penser à acheter tous les ingrédients pour une recette que je veux faire, etc, avoir l'énergie de cuisiner les jours où je n'ai pas d'énergie, aller au bout de la recette même si en cours de route je trouve finalement ça trop long ou trop ennuyeux, tout ça c'est plus compliqué pour moi que pour quelqu'un de neuro-typique.
Et des fois, très rarement, je me retrouve dans des cas où en fait juste, là à l'instant T, ne pas manger de viande, même si ça paraît facile à d'autres et que d'habitude c'est un réflexe durement acquis pour moi, c'est au-dessus de mes forces. C'est généralement des situations sociales vu que je n'ai pas de viande chez moi à part quelques trucs pour mon mari mais il y a toujours pile la quantité pour lui donc c'est pareil que si il n'y en avait pas (il mange encore du jambon dans quelques plats "tradi" qu'il a du mal à imaginer sans).
Mais genre ça m'est arrivé en mariage (c'est mon lieu de travail les mariages) qu'au moment où on est servis je reprécise au serveur que je suis végé, et qu'il me réponde qu'ils n'avaient pas l'info. Ben j'ai bossé 14 heures environ à ce moment-là, il me reste encore quelques heures, j'ai la dalle, et si en plus la viande a l'air vraiment bonne (avant j'étais une viandarde, donc même si de plus en plus le goût me dégoûte vite, j'apprécie encore quand c'est de la très bonne qualité et que j'en mange en petite quantité), je prends la moitié de ma part de viande et je file le reste à mon mari.
J'ai pas la force de faire un scandale pour avoir un truc ou pour me contenter de l'accompagnement quand tout le monde autour fait des éloges de combien la viande est bonne. J'ai la chance d'avoir quelques personnes safe autour de moi qui je sais ne me feront aucune réflexion et ne viendront pas agiter mes incohérences devant mon nez si je fais une petite entorse parce que j'en ai besoin (mon mari, quelques amis, ma mère). Quand je suis avec ces personnes je me sens libre de faire le choix qui me correspond à l'instant T.
Quand je suis avec les membres de ma famille qui ont été horribles avec moi à chaque repas partagé pendant plusieurs années depuis ma transition, même si maintenant ça va mieux et qu'ils ne me font presque plus de remarques, je m'en tiens à "pas de viande". Parce que même si ça me coûte ce jour-là, ça me coute au final pas autant que de devoir gérer leur réaction.
Et au final je crois que depuis que je m'autorise ces entorses, au final j'avance un peu plus vite dans le bon sens, parce que je m'autorise aussi plus souvent de tester des choses complètement vegan au lieu de me contenter des trucs végétariens ou pesco-végétariens. C'est un peu comme si me rendre compte que si "manger un bout de viande une fois tous les 6 mois" ne remet pas en cause ce que je fais au quotidien, c'est pas parce que je ne suis pas vegan que je ne peux pas essayer de consommer vegan le plus de fois possible. Oui ça sera moins bien que ce que fait une personne vegan, mais on s'en fout en fait. Chaque plat vegan que je fais ou chaque pot de pate à tartiner que je choisis vegan plutôt que seulement végétarien, c'est un peu de souffrance animale en moins, et une petite pièce de plus dans la boite à vote économique de la société pour dire que j'aimerai bien un monde plus respectueux de la nature.
Et pour le côté "tenir un blog vegan alors que je m'autorise des entorses", pour le coup moi les seuls contenus vegan que je suis avec plaisir et sur le très long terme, c'est les contenus de personnes qui ne jugent pas le comportement des autres, et encourage tous les efforts dans le bon sens, même minimes. Donc je suis sûre qu'en apprenant à être bienveillante avec toi-même sur tes moments où tu sors de ton régime idéal, ça se ressentira aussi dans ton contenu et ça plaira à plein de gens.
Je ne suis pas et n'ai jamais été vegan, mais par contre j'ai arrêté complètement la viande depuis plusieurs années. Je n'ai pas encore sauté le pas d'arrêter le poisson, mais j'ai par contre essayé de ne pas céder à la faciliter de juste remplacer mon volume de consommation de viande par un volume de consommation de poisson. Donc je n'en mange pas vraiment plus qu'avant.
Je me sens un peu coupable de ne pas "faire plus", mais en fait ben je fais déjà beaucoup comparé à la grosse majorité des gens qui m'entourent. Et en plus je suis TDAH non-diagnostiquée donc acquérir de nouveaux réflexes de cuisine, penser à acheter tous les ingrédients pour une recette que je veux faire, etc, avoir l'énergie de cuisiner les jours où je n'ai pas d'énergie, aller au bout de la recette même si en cours de route je trouve finalement ça trop long ou trop ennuyeux, tout ça c'est plus compliqué pour moi que pour quelqu'un de neuro-typique.
Et des fois, très rarement, je me retrouve dans des cas où en fait juste, là à l'instant T, ne pas manger de viande, même si ça paraît facile à d'autres et que d'habitude c'est un réflexe durement acquis pour moi, c'est au-dessus de mes forces. C'est généralement des situations sociales vu que je n'ai pas de viande chez moi à part quelques trucs pour mon mari mais il y a toujours pile la quantité pour lui donc c'est pareil que si il n'y en avait pas (il mange encore du jambon dans quelques plats "tradi" qu'il a du mal à imaginer sans).
Mais genre ça m'est arrivé en mariage (c'est mon lieu de travail les mariages) qu'au moment où on est servis je reprécise au serveur que je suis végé, et qu'il me réponde qu'ils n'avaient pas l'info. Ben j'ai bossé 14 heures environ à ce moment-là, il me reste encore quelques heures, j'ai la dalle, et si en plus la viande a l'air vraiment bonne (avant j'étais une viandarde, donc même si de plus en plus le goût me dégoûte vite, j'apprécie encore quand c'est de la très bonne qualité et que j'en mange en petite quantité), je prends la moitié de ma part de viande et je file le reste à mon mari.
J'ai pas la force de faire un scandale pour avoir un truc ou pour me contenter de l'accompagnement quand tout le monde autour fait des éloges de combien la viande est bonne. J'ai la chance d'avoir quelques personnes safe autour de moi qui je sais ne me feront aucune réflexion et ne viendront pas agiter mes incohérences devant mon nez si je fais une petite entorse parce que j'en ai besoin (mon mari, quelques amis, ma mère). Quand je suis avec ces personnes je me sens libre de faire le choix qui me correspond à l'instant T.
Quand je suis avec les membres de ma famille qui ont été horribles avec moi à chaque repas partagé pendant plusieurs années depuis ma transition, même si maintenant ça va mieux et qu'ils ne me font presque plus de remarques, je m'en tiens à "pas de viande". Parce que même si ça me coûte ce jour-là, ça me coute au final pas autant que de devoir gérer leur réaction.
Et au final je crois que depuis que je m'autorise ces entorses, au final j'avance un peu plus vite dans le bon sens, parce que je m'autorise aussi plus souvent de tester des choses complètement vegan au lieu de me contenter des trucs végétariens ou pesco-végétariens. C'est un peu comme si me rendre compte que si "manger un bout de viande une fois tous les 6 mois" ne remet pas en cause ce que je fais au quotidien, c'est pas parce que je ne suis pas vegan que je ne peux pas essayer de consommer vegan le plus de fois possible. Oui ça sera moins bien que ce que fait une personne vegan, mais on s'en fout en fait. Chaque plat vegan que je fais ou chaque pot de pate à tartiner que je choisis vegan plutôt que seulement végétarien, c'est un peu de souffrance animale en moins, et une petite pièce de plus dans la boite à vote économique de la société pour dire que j'aimerai bien un monde plus respectueux de la nature.
Et pour le côté "tenir un blog vegan alors que je m'autorise des entorses", pour le coup moi les seuls contenus vegan que je suis avec plaisir et sur le très long terme, c'est les contenus de personnes qui ne jugent pas le comportement des autres, et encourage tous les efforts dans le bon sens, même minimes. Donc je suis sûre qu'en apprenant à être bienveillante avec toi-même sur tes moments où tu sors de ton régime idéal, ça se ressentira aussi dans ton contenu et ça plaira à plein de gens.


(et franchement t'as aucune raison de te rater, franchement pour toutes les lactofermentations que j'ai testées j'en ai ratées AUCUNE 