@Kettricken Plus je réfléchis et plus je me dis que finalement, il n'y a pas vraiment de paradoxe 
Oui, les parents sont (selon moi) sacralisés. Je dis ça parce qu'être parent peut souvent être utilisé comme un totem d'immunité, en mode "c'est un père de famille" (sous-entendu : il ne peut pas être foncièrement mauvais), "ce sont des honnêtes gens avec une famille" (sous-entendu encore une fois : quand t'as des enfants, tu es un peu au-dessus de tout soupçon, tu es forcément une personne "bien"). C'est pour ça que les violences sexuelles sur enfants sont si peu entendues, comprises, dénoncées. On ne croit pas que des parents puissent sciemment faire du mal à leurs enfants. On part du principe qu'être parent = être une personne honnête, intègre, etc. C'est un raccourci qui est faux, et stupide. On valorise aussi à outrance la famille, comme si elle ne pouvait pas être un lieu de violence ou de maltraitances.
Par contre, effectivement, les mères prennent cher. Elles ne font jamais assez bien, ne se donnent jamais assez, etc. Et si c'était justement parce qu'elles étaient sacralisées ? Si elles sont sacralisées, c'est parce qu'elles sont (ou doivent être) parfaites. Et comme c'est impossible d'être parfaite... elles ne reçoivent que des critiques, ou des incitations à "faire mieux" pour correspondre à l'image d'Epinal de la mère sacrificielle. C'est un cercle vicieux.
On est d'accord que c'est un modèle merdique, et qu'il fait du mal à tout le monde. Mais finalement, plus j'y pense et moins je vois la contradiction.

Oui, les parents sont (selon moi) sacralisés. Je dis ça parce qu'être parent peut souvent être utilisé comme un totem d'immunité, en mode "c'est un père de famille" (sous-entendu : il ne peut pas être foncièrement mauvais), "ce sont des honnêtes gens avec une famille" (sous-entendu encore une fois : quand t'as des enfants, tu es un peu au-dessus de tout soupçon, tu es forcément une personne "bien"). C'est pour ça que les violences sexuelles sur enfants sont si peu entendues, comprises, dénoncées. On ne croit pas que des parents puissent sciemment faire du mal à leurs enfants. On part du principe qu'être parent = être une personne honnête, intègre, etc. C'est un raccourci qui est faux, et stupide. On valorise aussi à outrance la famille, comme si elle ne pouvait pas être un lieu de violence ou de maltraitances.
Par contre, effectivement, les mères prennent cher. Elles ne font jamais assez bien, ne se donnent jamais assez, etc. Et si c'était justement parce qu'elles étaient sacralisées ? Si elles sont sacralisées, c'est parce qu'elles sont (ou doivent être) parfaites. Et comme c'est impossible d'être parfaite... elles ne reçoivent que des critiques, ou des incitations à "faire mieux" pour correspondre à l'image d'Epinal de la mère sacrificielle. C'est un cercle vicieux.
On est d'accord que c'est un modèle merdique, et qu'il fait du mal à tout le monde. Mais finalement, plus j'y pense et moins je vois la contradiction.