@Lullabye e
On ne parlait en effet pas de ma même chose, il faut dire que le sujet est vaste.
Par rapport aux hallucinations, tu pourras peut-être m'apporter un renseignement ( mais c'est HS par rapport au sujet de la veille). Comment un professionnel fait la part des choses entre une hallucination ( qui a une source pathologique) et une croyance? Je pense à certains mystiques qui ont eu des apparitions, aux personnes qui disent voir un mort proche alors que le deuil est effectué depuis longtemps.
Sinon, pour revenir à l'autisme, magré les difficultés, je me demande si c'est toujours une pathologie selon les personnes( je croyais que ce smiley se rongeait les ongles
).
Certes, il y a la diificulté des relations inter-personnelles mais j'ai l'impression, de l'extérieur , que ce n'est pas forcément si simple et que parler de pathologie dans ces cas-là peut être particulièrement blessant ( là, je rapporte en fait la parole d'une personne ).
Je ne parle pas de validisme à proprement parler ici mais il me semble quand même que ça peut y jouer ( selon les cas ) un rôle.
Disons que le spectre autistique est très large et comme je l'ai dit ça reste un continuum notamment entre le "normal" et le pathologique. Il y a des pathologies autistiques qui sont très "faible", où il y plutôt des traits autistiques sans que le diagnostique soit complet par exemple. Mais ça peut être le cas pour toutes les autres maladies. On peut avoir des tendances à la boulimie, ou à la dépression, sans remplir tous les critères pour poser le diagnostique pur et dur de la maladie. Ca ne veut pas forcément dire qu'il n'y a rien à faire, même si le diagnostique de la maladie ne peut pas se poser. S'il y a des symptômes dépressifs, il faut quand même aider la personne. Et s'il y a des traits autistiques, il faut quand même faire en sorte que la personne soit épanouie et que ce ne soit pas une source de souffrance.
Mais il y a aussi des troubles du spectre autistiques qui sont très intenses car associés à un retard de développement.
Après, c'est surtout qu'on n'a pas d'autres termes. En ça, les haut-potentiels et les autistes "légers" (principalement les asperger, qui d'ailleurs ont souvent un QI plus élevée que la moyenne) se ressemblent. Ce sont des modes de fonctionnement différents du commun des mortels, mais ils ne sont pas pathologiques en soit de mon point de vue. C'est plutôt ce que ça peut engendrer, notamment des symptômes anxio-dépressifs, du fait qu'ils ne se sentent pas en adéquation avec les autres, avec leur environnement, qu'ils peuvent être rejetés, maltraités etc.
Je sais que ça me pose problème de parler de pathologie quand je parle de haut potentiel ou d'asperger. Mais le diagnostique reste important à poser pour la personne en général, parce que souvent ça leur permet de comprendre pourquoi ils sont différents des autres, c'est un éclairement dont ils ont souvent besoin.
C'est bien toi qui parlait de dysphorie de genre classée dans le DSM? Afin d'éviter tout nouveau malentendu, j'ai cherché ce que cela signifiait dans le monde médical. Je vais citer wikipédia ( je me rends compte que cette source n'est pas fiable):
"Le terme spécial de « dysphorie du genre » désigne un diagnostic à part attribué par les psychologues et médecins pour décrire les individus significativement mécontents (dysphorie) du sexe qu'ils possèdent depuis leur naissance, ou du rôle qu'ils possèdent à cause de celui-ci. La cinquième édition du Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux utilise le terme de « dysphorie du genre » plutôt que celui de « trouble de l'identité sexuelle ». Le DSM-5 utilise le terme d'« incongruence de genre » pour une meilleure identification et moins de stigmatisation3.
Si je comprends bien, la dysphorie de genre est classée comme pathologie mais y-a-t-il une réelle différence avec ce qui était vu comme un "trouble de l'identité sexuelle" ( cette association de mots est vraiment transphobe) ou n'est-ce qu'une précaution oratoire? "Incongruence", c'est que ce n'est pas "convergent"? Si c'est le cas, je trouve ça aussi très transphobe: ça présuppose que sexe et genre sont intimement liés.
Je sais que je suis HS par rapport au validisme car, comme tu l'as fait remarqué à juste titre, être trans n'est pas une maladie mais vu que j'ai évoqué le sujet par rapport au sujet de départ, je pose la question ici pour y clore le truc. Je changerais de topic sur ce point si vous le souhaitez.
T'as pris en compte qu'une partie en fait. La différence c'est que le trouble de l'identité sexuelle, c'était que si t'étais en inadéquation avec ton genre 'biologique', t'avais un trouble. C'était une "affection". Comme le dit Wikipédia : "Dans le DSM-V, sorti en 2013, il n'existe plus de trouble de l'identité genre. La transidentité n'est plus une maladie." C'était considéré comme une maladie en soit. En gros les critères c'était que si tu voulais changer de sexe, t'étais malade quoi. Apparemment c'était aussi très binaire.
Là, la condition pour qu'on puisse dire qu'il y a un trouble, c'est que la transidentité soit porteuse de souffrance. Wikipédia simplifie avec cette phrase : "Autrement dit, être mâle et vouloir être femme, ou inversement, est une maladie si et seulement si la personne souffre de sa condition transidentitaire. Si elle vit bien sa situation, elle n'a aucun trouble mental.".
Je n'arrive pas à trouver les critères exactes du DSM-V pour appuyer tout ça. Cet article a l'air de bien évoqué les différentes révisions du DSM sur le sujet, et notamment tous les problèmes et la transphobie qu'il y a eut, mais il n'évoque pas le DSM-V (enfin si juste une phrase mais ça ne permet pas les éclairements nécessaires). Donc d'après cet article, il y a aussi la binarité qui a été viré depuis le DSM-IV-TR, donc wikipédia simplifie.
Par contre, je trouve le terme "dysphorie" plus adapté que "incongruence"
. "La dysphorie ou humeur dysphorique, généralement labile, désigne une perturbation de l'humeur caractérisée par un sentiment déplaisant et dérangeant d'inconfort émotionnel ou mental, symptôme de la tristesse, de l'anxiété, de l'insatisfaction, de la tension, de l'irritabilité, ou de l'indifférence."S'ils veulent ne faire référence qu'à cette idée de souffrance, ça me parait adapté comme terminologie. Parce que congruence/incongruence, ça rappelle pas la notion de souffrance, ça rappelle comme tu le dis que "sexe et genre sont intimement liés" et que bah t'es congruent ou non congruent, donc je trouve ça hyper négatif et transphobe
.
):
. Donc comme je l'ai dis, je n'ai pas trouvé stricto-sensu les critères du dernier DSM, donc je ne peux pas t'en dire plus. Ca me parait peu cohérent que le diagnostique puisse se poser à toutes personnes trans', je pense que c'est la notion de souffrance au sens "fort" du terme, doit y avoir une mesure d'intensité (peut être justement la recherche de symptômes dépressifs, ou bien que la personne fonctionne mal dans un des domaines de sa vie -socialement par exemple, ou au travail-, qu'il y a un côté invalidant).