@Chihir0 @Ghost wind
Mais on est pas obligés de tuer les petits mâles justement. Fin je ne sais pas si vous avez déjà eu l'occasion de voir un véritable poulailler "à l'ancienne", mais il y a des coqs et des poulets parmi les poules.

Si on leur laisse assez de place (comprenez, liberté quasi totale, à savoir juste les rentrer la nuit pour les protéger des prédations nocturnes), on peut avoir plusieurs coqs ensemble sans que ça vire au combat sanglant. Et si on veut vraiment prendre des précautions pour éviter un surplus de coqs en rut, il reste la possibilité de les castrer, tout simplement. C'est mieux pour leur qualité de vie (moins de bagarre), et ça permet de limiter les naissances en prime. (après ouais, actuellement, en général on castre les poulets pour les bouffer plus tard, mais rien ne l'y oblige dans l'absolu)
Et les volailles ne sont pas bonnes qu'à pondre, ce sont aussi de formidables recycleurs d'ordures ménagères sur pattes, sachant qu'en plus leur guano peut servir comme engrais.
Et je ne parle même pas du côté gardien très connu des volailles mâles, genre les jars. Pas besoin d'un chien de garde quand on a un ou plusieurs jars sur son terrain. x)
Donc même les mâles sont "utiles" dans une optique d'échange de services interespèces. ^^
Pareil coté bovidés, ovins et caprins. Les bœufs n'étaient pas utilisés qu'en boucherie, mais aussi comme animaux de labour, donc il était courant de conserver des troupeaux mixtes. Je ne dis pas qu'il faut réinstaurer le labour par bœufs
(même si on peut trouver une variante d'activité ludique pour les bœufs eux même, car ils aiment jouer, et ya surement moyen qu'ils prêtent leur force impressionnante à des activités sans pour autant les maltraiter), mais que rien n'oblige en fait à les tuer, même pas l'historique de l'élevage.
Et les béliers donnent autant de laine que les brebis, et les boucs sont tout aussi efficaces pour entretenir une pâture qu'une chèvre. Et en plus, ils sont bons en gardien de leur propre troupeau.
Le seul hic possible, c'est les combats entre mâles, mais pareil, c'est rendu caduc par la stérilisation.
Pour la production de lait, même les races les plus rustiques fournissent toujours un peu plus de lait que nécessaire à leur veau. Et de plus leur production s'adapte aussi un tantinet à la demande, ça permet notamment en cas de jumeaux que la vache puisse produire assez pour les deux (à condition d'être elle même bien nourrie), de par la sollicitation des petits. D'où le fait que si une vache est traite après que le veau ait bu, sa lactation s'adapte en conséquence, sur le même principe. Et l'humain n'a pas besoin de prendre autant qu'un second veau.
C'est moins efficace chez les espèces sauvages, où les jumeaux ne survivent du coup pas toujours, mais il ne faut pas oublier qu'on parle d'une espèce domestiquée depuis des millénaires, même si on arrive à ramener les vaches actuelles à des productions plus naturelles, ce qui prendra quelques générations de vaches, leur capacité de production restera encore plus élevée que celle des bovidés sauvages.
Bref, oui, après je le redis, tout ceci reste une réflexion hors contexte de la société dans laquelle on vit actuellement, et même si des alternatives locales suivant ces idéaux existent, elles sont encore beaucoup trop rares pour ne pas tenir compte de ce qui se cache massivement derrière le marché des œufs et du lait.
