Dans le débat sur l'écriture inclusive, vous répondez quoi quand on vous dit que "ouinnn mais c'est plus long à écrire, et surtout à prononcer, et en plus c'est illisible" ?
J'ai tendance à dire qu'on s'en fout de 3 caractères de plus, donc que leur "argument" est vraiment du chipotage, mais... on me le ressort tout le temps.
Déjà, je réponds que l'écriture inclusive, ce n'est pas uniquement l'utilisation du point médian. Écrire « Celles et ceux », « Mesdames et messieurs », « les directeurs et les directrices », c'est déjà de l'inclusif. Mais oui, effectivement, c'est plus long à écrire comme ça… d'où l'utilisation des parenthèses comme on le fait depuis des années

ou du point médian, qui a l'avantage en français de n'avoir aucune signification, de ne pas prendre trop de place, et donc de ne pas ralentir la lecture.
Pour la prononciation, je rappelle que l'écriture avec point médian, c'est… de l'écriture justement. C'est pour qu'à l'écrit, on puisse s'économiser un peu, et que c'est pas une obligation de l'appliquer à l'oral tel quel.
Mais je propose :
- de faire comme avant, c'est à dire d'utiliser le masculin comme neutre (je suis pas pour, mais ça dépend du contexte, on va dire)
- de doubler les noms comme j'ai écrit plus haut, c'est à dire lire « les administrateur·rice·s » en disant « les administrateurs et les administratrices ».
- de prononcer comme c'est écrit (ça marche assez bien pour pas mal de mots, pas du tout pour d'autres) : administrateurice, amoureuxse, tatoueureuse, salarié, présidente, etc. (quoi, à l'oral, salarié ou salariée, ça se dit pareil, alors pourquoi pas président et présidente

)