@Ghost wind Suis totalement d'accord avec toi sur la Shoah. En fait je pense qu'il y a une différence entre faire un rapprochement entre la Shoah et l'extermination des bêtes (je comprends ce rapprochement, dans la mesure où les méthodes sont les mêmes > c'est un rapprochement éclairant sur l'industrialisation de la mort) et faire une assimilation (là je ne suis pas d'accord. J'adore les animaux de tout mon cœur, mais ils souffrent du fait d'être mal traités, pas d'être déshumanisés). Il faut savoir aussi que ce rapprochement a été proposé par un Juif lui-même, mais largement mal compris (caricaturé soit par des défenseur.ses de la cause animale qui sont malheureusement parfois un peu bourrins dans leurs parallèles, soit par des anti-végé pour ridiculiser les végés).
Dans Plaidoyer pour les animaux, Matthieu Ricard essaie justement d'expliciter ce rapprochement sans tomber dans l'assimilation, et il propose de forger le concept de zoocide, pour le distinguer du génocide, tout en en montrant les similarités
Il en parle ici:
Dans Plaidoyer pour les animaux, Matthieu Ricard essaie justement d'expliciter ce rapprochement sans tomber dans l'assimilation, et il propose de forger le concept de zoocide, pour le distinguer du génocide, tout en en montrant les similarités

Il en parle ici:
Matthieu Ricard : Suivant les conseils de Jacques Sémelin, spécialiste mondial des massacres de masse, j’ai choisi d’utiliser un mot peu connu du grand public, le “zoocide”, précisément pour ne pas choquer les sensibilités. Le zoocide ne peut pas être mis sur le même plan que le génocide des humains – les différences sont essentielles –, mais il existe des points communs qu’il est impossible de passer sous silence.
Il est important de rappeler que les premières personnes qui ont été frappées par un certain nombre de points communs entre l’Holocauste et le massacre industriel des animaux n’ont pas été des défenseurs fanatiques de la cause animale, mais des victimes de ce génocide (des survivants ou des personnes qui avaient perdu de proches parents). Elles ont décrit les cruelles réminiscences de la Shoah qui se sont imposées à elles, presque contre leur gré, lorsqu’elles ont été confrontées à la réalité des abattoirs. Notamment l’écrivain Isaac Bashevis Singer, prix Nobel de littérature, dont la mère et plusieurs membres de la famille furent exterminés en Pologne, qui a écrit : “Pour les animaux, c’est un éternel Treblinka”.
Cela dit, je comprends très bien que sa sonorité rappelant celle du mot génocide, son emploi puisse susciter une vive émotion chez ceux qui pourraient imaginer que j’ose la comparaison. Mais, si vous lisez scrupuleusement le chapitre qui y est consacré dans mon livre, vous constaterez que je distingue clairement ces deux processus.
Le génocide, par définition, ne concerne que les humains. Les motivations sont également différentes : le génocide est mû par la haine, alors que la tuerie des animaux est principalement motivée par l’avidité, la recherche du profit et du plaisir dans le cas de la chasse sportive et de la corrida, et s’accompagne d’une indifférence quant au sort des animaux. Le but du génocide est de faire disparaître. Le but de l’exploitation des animaux est de faire croître et multiplier ces derniers le plus vite possible et le moins cher possible pour les tuer, génération après génération.
Mais il y a aussi des ressemblances. La dévalorisation de l’autre : les humains sont déshumanisés et les animaux sont relégués au rang de “machines à saucisses”, de “produits industriels” ou de “biens de consommation”. Mais c’est au niveau des méthodes et des techniques d’extermination que les ressemblances sont les plus frappantes.
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Ça me paraît assez juste car quand je dis que je suis engagée dans la cause animale (asso), les gens aiment bien se moquer, du genre "tu sais, les chats ils aiment juste qu'on leur donne leur pâté ! Ils te boufferaient s'ils pouvaient ! Faut arrêter de regarder Bambi !" etc... Personnellement je ne le prends pas pour moi, je ne me sens pas discriminée, mais je vois bien qu'ils ont une image détestable des animaux.
que j'ai explosé ma mousse au citron. Littéralement.
Résultat, évidemment, complètement massacrée la belle mousse dense ! 
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