C'est un point qui a débattu dans le cas d'un homme qui se sachant malade du sida a infecté sciemment plusieurs de ses partenaires sexuelles. Son avocat et des membres de l'assoc Act Up (il me semble) ont essayé justement de s'appuyer sur le fait que les femmes en question n'auraient pas du faire confiance et imposer le préservatif et que donc pour ces raisons, elles avaient une part de responsabilité dans leur contamination. J'ai lu les mêmes arguments l'été dernier à propos d'Usher qui a transmis un herpès génital à plusieurs de ses partenaires.@Mélusine94 après, dans une vision plus large, je pense qu'il faut éduquer les gens sur la confiance, étant donné que certaines personnes peuvent l'invoquer comme un dû genre "si tu m'aimes tu me fais confiance et tu fais ce que je dis" pour faire faire à l'autre n'importe quoi (genre "t'inquiète j'ai rien, pas besoin de préservatif").
Je pense que cette question fait partie intégrante de l'éducation sexuelle aussi.
On voit beaucoup la question de la confiance comme un dû dès qu'on fait ça avec quelqu'un, ou même au début d'un couple, alors que de mon point de vue, la confiance se gagne petit à petit au lieu de s'exiger à 100% dès le départ.
Ca me semble important comme réflexion, car si on ne réfléchit pas sur cela, quelqu’un de mal intentionné peut justement réussir à manipuler une personne non-avertie.
edit : il y a, de mon point de vue, une injonction sociale à faire confiance, sans conditions, et je trouve que c'est dangereux, et qu'il faut aussi établir une réflexion sur ce point dans le cadre de l'éducation sexuelle et du respect de l'autre.
Je trouve que c'est un mauvais argument en ce qui concerne des gens qui se savaient atteints d'un problème de santé sérieux.





