En fait, la discrimination n'est pas légale aux US, elle est interdite par la Constitution et la loi fédérale. Le seul truc c'est que ces deux documents ne prennent pas en compte l'orientation et l'identité de genre parmi les discriminations interdites (contrairement à la race, au sexe, au handicap etc.). Donc il revient à chaque Etat d'instaurer une loi anti-discrimination pour les LGBT et comme on peut s'en douter, plusieurs d'entre eux n'en ont pas (environ la moitié des Etats).@just_in_case ,je crois que c'est parce qu'aux Etats Unis,la discrimination est légale,du moins en ce qui concerne les choses non indispensables. (wow,super formulation du samedi matin),un peu comme le refus du don du sang aux homosexuels en France n'est pas considéré comme une discrimination parce que ce n'est pas un droit.
Par exemple,j'ai lu un article il y a quelques mois sur un garagiste il me semble qui disait en termes non ambigus qu'il refusait de servir les homosexuel-le-s,ou plutôt ceuxcelles qu'il prenait pour tel-le-s en s'appuyant sur l'apparence,le fameux "if you walk like a duck etc... ". J'avais été effarée de cette discrimination assez ostentatoire parce que pour moi,en tant que française,je me suis dit direct que c'était pas légal alors que si,ça l'est. Le type est propriétaire de son garage,il a le droit de servir qui il veut. Sa liberté de choix prévaut sur le fait d'être discriminé-e en raison de son orientation sexuelle.
Je pense que c'est pareil pour servir dans l'armée pour les personnes transgenres,ce n'est pas considéré comme un droit. C'est un peu comme la loi "don't ask,don't tell" qui n'a été supprimée que par Obama.
En plus de ça, l'armée doit s'appuyer sur certaines spécificités législatives puisque les femmes étaient officiellement exclues de plusieurs missions combattantes sur le terrain jusqu'en 2016, et donc de fait exclues de plusieurs unités comme les SEAL ou l'infanterie des Marines.
Donc pour reprendre l'exemple du garagiste, il peut peut-être se permettre de parler comme ça légalement pour un homosexuel, mais ça ne veut pas dire qu'il aurait le droit pour un musulman ou une femme (mais le fait que ce soit illégal n'empêcherait bien sûr pas quelqu'un comme un supporter de Trump de le faire). Et le service dans un restaurant ou dans un business privé est concerné par les lois sur la discrimination depuis l'abolition de la ségrégation mais l'orientation sexuelle ne fait pas partie des discriminations interdites à l'échelle nationale, donc si le restaurant se trouve dans un Etat où il n'y a pas de loi anti-discrimination LGBT mais une loi sur la liberté religieuse, un proprio de restaurant peut potentiellement refuser un homosexuel pour des raisons de croyance religieuse... en revanche, nulle part dans le pays, il ne peut pas refuser de servir un homme noir parce qu'il est noir ou un musulman parce qu'il est musulman.
),un peu comme le refus du don du sang aux homosexuels en France n'est pas considéré comme une discrimination parce que ce n'est pas un droit.
C'est bien la première fois que j'entends une telle chose. (au contraire, la plupart des féministes de ma connaissance sont plutôt sex-positive)